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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Le haut du pavot.,
Par JEAN-CLAUDE "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mr Fantasy (CD)
1967, le rock est à son apogée en terme de qualité musicale hors norme. La liste est longue des grands disques qui ont marqué l'histoire et fixé cette date comme l'année de référence de la musique psychédélique notamment. Dans le concert musical du moment, Traffic se constitue autour de Winwood, Capaldi, Wood et Mason, tous britanniques. A la fin de l'année sort ce Mr Fantasy, qui doit faire franchir un palier supplémentaire au niveau créatif et artistique à Winwood (sans quoi pourquoi aurait-il délaissé un Spencer Davis Group alors au sommet de sa gloire). Quand les Beatles vous balance à la face, un Sergent Peppers mythique, il y va de son honneur en Angleterre...La réponse de Winwood est, à mon sens, mitigée. La réputation de Mr Fantasy est, il me semble, un peu surfaite, en tout cas, plus aujourd'hui qu'hier. Ok, le son est particulier. Ok, les musiciens sont des chirurgiens de la musique. Ok, la voix soul de Winwood est un bel argument. Ok pour l'ambiance Flower Power. Ok pour la qualité des compositions, mais certainement pas toutes. Ok, c'est varié. Ok, c'est créatif, coloré et agréable. Mais il a mal vieilli, surtout la partie signée Mason. L'effet qu'a eu ce disque classé parmi les meilleurs du rock à sa sortie et celui qu'il exerce sur moi et sur mon entourage de « purs et durs », en 2010 sont en totale décalage. Je n'ai pas dit opposition. Non, simplement ce disque, qui a été vu comme un pur joyau du rock psychédélique à l'époque, sent trop le bad trip sous acid. Trop de liberté a été donnée aux musicos au niveau de la production par le pourtant expérimenté Jimmy Miller, et c'est carrément le foutoir, par moments, la musique passant du coq à l'âne. Carrément zarbi et follement déjanté. C'est ainsi que je le perçois maintenant (sur le cd UK version), mais je n'ai pas toujours dit ça, surtout quand j'avais le nez dedans à l'époque...Dans le LP, mes biquets, pas dans les champignons mexicains ! Toujours est-il que je ne vous induirais pas en erreur, en sabrant ce disque (un mélange de pop psychédélique, de blues, de rock et de jazz) qui, par ailleurs, a des titres exceptionnels et psychédéliques comme Dear Mr Fantasy, Utterly Simple, Coloured Rain, Dealer et No Face No Name No Number. Incontournable, malgré ses 4 étoiles !
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8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Trafiquants de psychédélisme,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mr Fantasy (CD)
Traffic, c'est avant tout Steve Winwood (jeune prodige révélé à 17 ans avec le Spencer Davis Group et futur Blind Faith avec Clapton). Mais pas seulement. Chris Wood, Dave Mason et Jim Capaldi sont aussi ce qu'il est convenu d'appeler des « pointures ». De même que le producteur Jimmy Miller, associé à partir de cette époque-là (1968) aux plus grands disques des Stones.Les membres de Traffic vivent en communauté et toutes les explorations (pas seulement musicales) sont de rigueur dans cette période psychédélique. On a ainsi droit à la délicieuse pop explosée de « Berkshire poppies », à la comptine sous acide « House for everyone », à la ballade crépusculaire « No face, no name, no number », à la soul de « Dear Mr. Fantasy », mais aussi au ragga daté de « Utterly simple » ou au jazzy « Giving to you ». Au final, ce CD évoque et ressemble au « Disraeli Gears » de Cream, autre monument du psychédélisme anglais. La seule question qui se pose à l'écoute de « Mr. Fantasy » est : quatre ou cinq étoiles ? La réponse vient d'elle-même avec cette réédition. Qui propose avec un son nickel le 33 Tours anglais original, et en bonus, rien moins que le pressage américain en mono, soit 12 titres supplémentaires. Acquisition hautement recommandée. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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