Sir Arthur Bliss est né en 1891 à Londres, Royaume-Uni. Bliss étudia à Cambridge avec Charles Wood (1866-1926) et Cyril Rootham (1875-1938), et au Royal College of Music avec Charles Villiers Stanford (1852-1924). Ses premières aeuvres montrent une influence de Claude Debussy (1862-1918) et d'Igor Stravinski (1882-1971). Durant la première guerre mondiale, il servit comme officier dans l'infanterie, y perdit un frère et beaucoup de compagnons d'armes et, près le retour de la paix, Bliss retourna à la composition avec des pièces pour ensembles peu habituels, tel que le concerto sans paroles pour ténor, piano et cordes pour soprano et orchestre de chambre dans lequel la voix s'exprime dans une suite de sons dénués de sens, ou sa « Colour symphony », composée en 1922, qui explore l'idée d'une association des diverses couleurs avec un thème musical. A partir de la fin des années 1920, Bliss retourna à des formes musicales plus classiques et sera, durant la seconde guerre mondiale, directeur musical de la BBC. Anobli en 1950, il prit la succession d'Arnold Bax (1883-1953) à la Maîtrise Royale de Musique. Il est mort à Londres en 1975. Parmi ses oeuvres majeures, on peut en particulier noter deux Suites et une Sonate pour piano, une Sonate pour alto solo, une Sonate pour alto et piano, quatre Quatuors à cordes, un Quatuor avec piano, un Quintette avec piano, un Quintette avec clarinette, un Quintette avec hautbois, deux Concertos pour piano, un Concerto pour deux pianos, un Concerto pour violon, un Concerto pour violoncelle, la « Music for Strings », « l'Introduction et Allegro », la « Meditation on a Theme by John Blow » et les « Metamorphic Variations » pour orchestre, la « Colour Symphony » déjà mentionnée, plusieurs Ballet, dont « Checkmate », « Miracle in the Gorbals », « Adam Zero » et « The Lady of Shalott », trois Opéras, dont « The Olympians », l'Oratorio « The Beatitudes », de la musique de scène, de la musique chorale, dont « Morning Heroes », des Mélodies, des fanfares, des musiques de film et pour la télévision.
Gerald Raphael Finzi est né en 1901 à Londres, Royaume-Uni, d'un père Italien et d'une mère Allemande. Son père mourut alors que Finzi n'avait que sept ans, et sa mère déménagea alors de Londres vers Harrogate dans le Yorkshire du Nord, où Finzi commenca à étudier la musique avec Ernest Farrar (1885-1918), élève de Charles Villiers Stanford (1852-1924) et ami de Ralph Vaughan Williams (1872-1958). Après la mort de Farrar au front, pendant la première Guerre mondiale, Finzi étudia à York Minster avec l'organiste et chef de choeur Edward Bairstow (1874-1946), un homme à l'éducation stricte puis, en 1925, sur les conseils du chef d'orchestre Adrian Boult, Finzi prit des cours de contrepoint avec Reginald Owen Morris (1886-1948), puis s'établit à Londres où il se lia d'amitié avec Howard Ferguson (1908-1999) et Edmund Rubbra (1901-1986). Il y rencontra Gustav Holst (1874-1934), Arthur Bliss (1891-1975) et Ralph Vaughan Williams, ce dernier lui obtenant un poste de professeur à la Royal Academy of Music de 1930 à 1933. Avec sa femme, Finzi édita également de la musique populaire traditionnelle anglaise, ainsi que des compositeurs oubliés tels William Boyce, Richard Capel Bond, John Garth, Richard Mudge, John Stanley et Charles Wesley. En 1939, Finzi s'établit près de Newbury, où il fonda le « Newbury String Players », un groupe de musique de chambre qu'il dirigea jusqu'à sa mort en revisitant des aeuvres du XVIIIe siècle, et encouragea de jeunes compositeurs, tel Kenneth Leighton (1929-1988). En 1951, Finzi apprit qu'il était atteint de la maladie de Hodgkin, incurable, qui lui laissait au mieux dix ans à vivre mais, en 1956, Finzi contracta la varicelle qui, dans le contexte de sa maladie, lui causa des dommages sévères au niveau du cerveau. Il s'éteignit le 27 septembre de la même année dans un hôpital d'Oxford. Parmi ses oeuvres majeures, on peut noter « Cinq Bagatelles » pour clarinette et piano, un Concerto pour violon et petit orchestre, un Concerto pour violoncelle, un Concerto pour clarinette, la Cantate « Dies natalis » pour tenor et orchestre à cordes, un Magnificat pour choeur et orchestre, un « Requiem da camera », de la musique chorale, dont « Lo, the full, final sacrifice » et « God is gone up », ainsi que de nombreuses Mélodies, en particulier sur des poèmes de Thomas Hardy.