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Commentaires client les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
« Des enregistrements de l'ancienne école et des lectures illustrant une approche neuve et alternative de Mozart »...,
Par Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (COMMENTATEUR N° 1)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Musique De Chambre (Chamber Music) (CD)
...écrit Konrad Küster dans la notice de ce double-album au sujet de ce programme d'oeuvres de chambre gravées dans les années 1950.Plis amidonnés, diction claire et articulée, quoi qu'un peu terne pour ce cartilagineux "Jagdquartett" du Quatuor Loewenguth capté à Munich le 4 octobre 1950. En effet : un jalon stylistique au tournant d'une époque interprétative. On aimerait une réédition en CD de leur microsillon consacré aux Quatuors de Debussy et Ravel enregistrés chez DG. Combien mieux fruités, respirant, paraissent les K428 et K590 tramés par les Amadeus en mai 1957, dans leur naissante décennie. La collection Original Masters a réédité en coffret l'ensemble de ces trésors. Tension, souplesse : une idéale élasticité des phrases, domptée par l'autorité du propos. Mais aussi une fraîche vitalité que l'on ne retrouvera pas toujours dans l'intégrale, plus soucieuse d'architecture, postérieurement gravée par l'équipe anglaise (1963-1976). Pour des raisons microphoniques, on ne perçoit pas la même sonorité fibreuse dans les sessions réalisées dans le studios d'EMI en novembre 1957 : la pâte du sombre Quintette en sol mineur semble plus lisse, accrochant moins l'oreille. L'intégration de l'altiste Cecil Aronowitz (déjà un comparse privilégié) ne dépare pas la fusion des timbres instrumentaux. Avec eux, l'esprit de l'oeuvre est là tout entier. Même lorsque leurs sourdines embrument la déréliction du sublime Adagio, même lorsque leur vision classique s'impose à la factice allégresse du Finale. Assurément une perle discographique : ce "Quintette pour piano et vents" capté à Berlin en juin 1955 autour du clavier, un peu mat mais tellement musical, de Helmut Roloff. Sonorité voilée, mais bien spatialisée et consistante. La diaphane clarinette de Heinrich Geuser lamine des couleurs d'une inimaginable transparence. Une rareté pour finir : le céleste "Adagio & Rondo en ut mineur" pour Glassharmonika, un des ultimes chefs d'oeuvres mozartiens. Ici frotté par Bruno Hoffmann sur la « harpe de verres » qu'il avait lui-même construite. Une délicieuse curiosité. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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