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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Deux compositeurs représentatifs de l'évolution du Baroque autrichien : une savoureuse anthologie instrumentale,
Par Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (COMMENTATEUR N° 1)
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Musique A La Cour Des Habsbourg (CD)
Même si le répertoire baroque austro-allemand connaît aujourd'hui encore certaines lacunes discographiques, presque tout restait à enregistrer quand Nikolaus Harnoncourt consacra ces microsillons à Schmelzer et Fux en 1969-70.Johann-Heinrich Schmelzer (c1620-1680) rejoignit la Chapelle princière de Ferdinand III en 1649 avant de devenir Kapellmeister de Leopold I trente ans plus tard, peu avant sa mort. Outre une messe et des ballets, il écrivit de nombreuses sonates pour diverses configurations quasi-orchestrales, dans l'esprit du concerto grosso. Ainsi l'impressionnante "Sonata Natalitia", dédiée au Comte Karl de Liechtenstein, fait-elle dialoguer trois « chori » regroupant violons, altos, bombardes, flûtes, basson, trombones. La "Carioletta" recourt aussi au cornet. Les autres oeuvres ici entendues révèlent une écriture finement ornementale, un imaginatif sens de l'effet (le grattement des cordes sur le chevalet du violon dans la "Sonata a 3") et un goût des mélanges brillants, rehaussés par les trompettes. Au service de la Cour de Charles VI, Johann Joseph Fux (1660-1741) représente la transition vers une esthétique plus affectée, éveillé à cette sensibilité galante qu'on nommait « Empfindsamkeit ». La structure tripartite de la "Serenata a 8" inclut en son centre quelques pages de goût lullyste, notamment une Ouverture à la française. La "Sonata a quattro" pour violon, basson, cornet et trombone témoigne encore d'un plaisir typiquement baroque à mélanger les timbres. Sur instruments d'époque, l'interprétation du Concentus Musicus de Vienne explore ici ces oeuvres avec aplomb et en caractérise les arômes corsés. Tant par la qualité des prises de son que par la maîtrise stylistique, ces enregistrements quadragénaires constituent une motivante invitation pour découvrir ces deux musiciens qui honorèrent la dynastie des Habsbourg. Souhaitons qu'un Reinhard Goebel vienne opportunément les graver avec la même ardeur qu'on entend dans son CD consacré à Biber ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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