Ce gros succès de la littérature du management est construit comme une résolution de problèmes : ceux que Sloan a rencontrés au cours de l''existence de GM. Chemin faisant on y assiste à la naissance de quasiment tout ce qui fait l'industrie automobile moderne (le concessionnaire, le style, le crédit auto, etc.).
Il semblerait que l'on ait beaucoup copié Sloan - notamment son contrôle de gestion -' mais a-t-on copié ce qu'il fallait ? Sloan n'était pas un dogmatique qui appliquait aveuglément des méthodes, mais un pragmatique, un homme toujours sur le qui-vive, qui observait beaucoup (par exemple il passait énormément de temps à écouter ses concessionnaires) et qui mettait très haut la qualité de ses équipes et de leur management (c'est pour cela qu'il n'achète pas Citroën en 1920). Sa préoccupation principale est au c½ur de la performance industrielle : comment décentraliser suffisamment -' afin de maintenir motivation et esprit d''initiative -' tout en évitant à l'ensemble des comportements dangereux et en maximisant les synergies ? Sa solution : des entreprises essentiellement indépendantes (les marques) ; quelques services centraux ; des comités permettant synergies et échanges verticaux et horizontaux.