Présentation de l'éditeur
Dans une Asie orientale qui, sous l'influence du confucianisme, a très tôt refoulé sa mythologie, le Japon ancien est le seul pays à avoir renoué avec ses récits de fondation. C'est sur l'ambiguïté de ce ressourcement, et sur l'écriture hybride qui supporte cette fiction, que ce livre tente de faire la lumière, en analysant les deux textes fondamentaux du Shintô (Kojiki et Nihonshoki), compilés au VIIIe siècle, à l'époque où se construisait l'Etat.
Au-delà de leur présentation, ce travail vise d'une part à prouver l'existence d'un " style mythologique ", et d'autre part à montrer qu'il n'y a pas de contradiction entre la raison mythique et la raison politique : les chroniques impériales sont à la fois le résultat d'une " refiguration " idéologique, et l'ultime produit de la pensée sauvage.
Au-delà de leur présentation, ce travail vise d'une part à prouver l'existence d'un " style mythologique ", et d'autre part à montrer qu'il n'y a pas de contradiction entre la raison mythique et la raison politique : les chroniques impériales sont à la fois le résultat d'une " refiguration " idéologique, et l'ultime produit de la pensée sauvage.