Après la mort de son premier mari, la mère de Niétotchka épouse un altiste déprimé et alcoolique. Lorsque sa femme meurt, le musicien néglige sa belle-fille, qui est ensuite adoptée par une famille noble. Elle est immédiatement confrontée à la différence de classe entre elle et sa famille adoptive. De plus, elle est tout le temps à la recherche d'une remplaçante pour sa mère morte. Le mariage de ses nouveaux parents n'est également pas heureux.
L'art
Outre l'excellent portrait psychologique d'un enfant, l'intérêt principal de ce roman inachevé réside dans la vision que Dostoïevski y exprime sur l'art. Pour lui, si la soif de notoriété devient le principal motif de l'artiste, il cesse d'en être un. Il perd son élan cardinal, qui est simplement d'aimer l'art pour l'art en tant que tel, et non pas pour en être récompensé.
A l'instar de D.H. Lawrence, pour qui un roman doit nous aider à (sur)vivre, le protagoniste de Dostoïevski veut apprendre à vivre par l'intermédiaire de ses lectures.
Ce roman est écrit assez maladroitement (je vous raconterai maintenant ce qui s'est passé par après ...) et devient parfois ouvertement sentimental (des tristesses insupportables). Il n'est pas une bonne introduction à l'aeuvre de Dostoïevski. Mieux sont ses courts romans et nouvelles, comme `Les Nuits Blanches', `L'Eternel Mari', `Le Rêve de l'Oncle' ou `Le Joueur'.
Par contre, il constitue une lecture obligatoire pour tous les fanas de Dostoïevski.