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5.0 étoiles sur 5
Un monument de densité, 19 décembre 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Naissance de la noblesse, l'essor des elites politiques en europe (Broché)
Cet ouvrage est l'oeuvre d'un grand spécialiste de l'histoire médiévale. Il s'agit d'une oeuvre d'érudition, extrèmement dense, qui nécessite pour vraiment en profiter quelques solides bases en histoire européenne, en histoire antique et médiévale. Le style n'est pas des plus lisibles et la lecture en est plus ardue encore. Mais le sujet, qui structure toute l'histoire de l'Europe jusqu'en 1914, est fascinant.
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4.0 étoiles sur 5
Explications des Origines de la Noblesse, 4 juillet 2008
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Ce livre est une synthèse tout à fait passionnante sur les Origines de la Noblesse. L'auteur allie dans un style passionnant une somme d'informations provenant de travaux d'historiens et autres de France, d'Allemagne et d'autres pays. Il remet bien en cause bien des idées. Un ouvrage novateur pour connaitre ce qu'était la noblesse à ses origines.
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5.0 étoiles sur 5
recherches historiques méthodiques, objectives, rationnelles, 14 décembre 2010
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Force est de constater que des peuples instruits, cultivés sont une authentique calamité pour des gouvernants exclusivement issus d'élites auto-proclamées, seulement soucieuses de s'approprier un pouvoir total sur les sociétés humaines, écartant tout sentiment de responsabilité, tout devoir de protection à l'égard de la "masse".
Dès que des quidam isolés entreprennent de ressusciter les "Graccques" (Tibérius et Caïus Gracchus, tribuns de la plèbe) les grands prêtres des mass médias, la nouvelle grande religion laïque et universelle, hurlent au populisme. Le mot "plébiscite" leur donne de l'eczéma, et la démocratie directe "à la Suisse", envie de vomir.
Ainsi l'Histoire officielle a toujours représenté pour les tenants du "contrôle social" un enjeu stratégique.
Il faut surtout se garder de donner aux enfants, porteurs de l'avenir, des modèles admirables dont ils pourraient s'inspirer avec profit pour l'harmonie des peuples.
Pourquoi glose-t-on à l'infini sur César qui n'a pas été au bout de ses ambitions et observe-t-on un silence de plomb sur Scylla qui s'est emparé des rênes de l'Etat puis s'en est dessaisi de lui-même après quelques années de pouvoir absolu, pour aller cultiver ses rosiers et mourir dans son lit ? Peut-être pour éviter à l'avenir des "18 Brumaire", successifs, à l'imitation de Lucien Bonaparte, président des Cinq Cents à la fin du Directoire, qui semble bien s'être inspiré de Scylla et de sa prise de pouvoir. Peut-être aussi - et surtout - pour empêcher toute action civilisatrice, unificatrice d'un nouvel avatar de l'Empire Romain ; mission revenant à une puissance continentale européenne, à laquelle se sont opposées et s'opposent farouchement les puissances maritimes, tenantes de toutes les mondialisations. Pourquoi nous rabâche-ton en permanence des notions aussi contestables de les prétendues ruptures historiques, par exemple l'obscurantisme médiéval après l'empire romain, la Renaissance après l'obscurantisme, quand la géopolitique démontre que la continuité est la règle dans la politique étrangère des Nations ?
Chercheur méthodique, consciencieux, Karl Ferdinand Werner fait la lumière sur la prétendue chute de l'empire romain avec la prise de Rome en 410 par les Wisigoths d'Alaric avant que ne soit détrôné par Odoacre, en 476, le dernier empereur d'occident, Romulus Augustule.
En fait, le sac de Rome ne signifie pas grand'chose en vérité, puisque la capitale de l'empire romain d'Occident était alors Ravenne. La ville de Rome n'est plus alors que le siège d'un évêché... même s'il s'agit de celui dui successeur de Pierre.
On peut ainsi mesurer l'ampleur de la désinformation à l'oeuvre. Idem pour la noblesse prétendue par d'aucuns exclusivement germanique. Comme si une infime minorité de guerriers francs avaient pu s'imposer aux gallo-romains et aux populations de la péninsule italienne, sans se faire botter le cul et raccompagner dans leurs marais.
En définitive, la désinformation révélée par cet ouvrage a pour finalité d'évacuer la notion de responsabilité.
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