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Naja - tome 2 - Sans titre (Naja) Album – 18 septembre 2008


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Descriptions du produit

Revue de presse

Seulement 6 mois après le premier tome, Naja la tueuse revient toujours dirigée par le prolifique Morvan et mise en scène par Bengal au trait japonisant.

On retrouve pour ce tome 2 les mêmes qualités que pour le 1. La mise en page de Bengal, mélange réussi de franco-belge structuré et de grandes cases à la japonaise, un trait très stylisé associé à de grands aplats de couleurs. C'est simple, pas minimaliste non plus, mais sobre et efficace pour une histoire supposée être violente.
Pour la narration, même topo. Un peu trop d'ailleurs. Après avoir présenté la tueuse n°3 dans le premier volume, Morvan nous présente n°1 en réutilisant le même procédé. L'effet de surprise n'est plus là mais l'histoire n'est pas inintéressante. Car heureusement, Morvan ne se focalise pas sur n°1, il nous fait découvrir également un peu du passé de Naja et de son ami. On retrouve bien sûr la voix-off qui fait le lien entre le lecteur et l'image, et rend cette histoire originale. Et on commence à se poser des questions sur son identité. La personnalité de ce personnage invisible se révèle très manichéenne, très accès sur le « racisme » de l'héroïne pour l'Autre en général, ce qui confère au récit un côté humour noir très grinçant. Après la lecture, on est là à se demander si on apprécie ou on déteste cette Naja.

Naja est une histoire assez basique qui ne tient que sur sa narration bien particulière. Ce tome 2 est un tout petit en dessous mais la lecture reste toujours agréable. Encore 3 albums.


blacksheep

(Critique de www.manga-news.com)

Biographie de l'auteur

Je suis né à Reims le 28 novembre 1969, j'ai habité pendant 9 ans à Versailles avant de revenir à Reims. C'est à BDBulle, la librairie de la femme de Sokal ("L'inspecteur Canardo")que j'ai découvert toute la BD dite adulte en cherchant la suite de "Métro Cassiopée, direction Châtelet" dans la série Valérian. J'avis 11 ans et j'achetais "La terre de la bombe", "L'Indien Français", "Les innommables", "Bastos et Zakousky", "Comanche", "L'incal", "Thorgal" et surtout le magazine "Gomme" (mon premier dessin publié dans le courrier des lecteurs). C'était le début de l'ère Glénat, à l'époque, ils ne sortaient qu'une BD par mois. J'ai redoublé ma quatrième et raté mon bac une fois. Heureusement, comme je suis de la fin de l'année, on avait l'impression que je n'avais qu'un an de retard. J'avais alors un peu peur de filles et dans le fond, je ne m'intéressais qu'à la BD. Mardi donc... En quatrième, j'ai rencontré Christian Lerolle, un des deux Color Twins, en deuxième terminale F Guréghian, l'autre moitié du duo. En seconde : Sylvain Savoia. Ensemble, on a commencé à collaborer à un fanzine qui s'appelait "Hors Gabarit". On a vite monopolisé les pages, ce fut une bonne formation. Là, j'ai rencontré un certain Yann Le gall avec lequel nous avons inventé la base de Zorn et Dirna dont le premier tome vient de paraître chez Soleil. Et dans le fanzine concurrent sévissait un certain Jab Jab Whamo. Ensemble, et pour rigoler, on a fait 120 pages d'un crossover entre Batman et Wolverine qui se passait après le Dark Knight. Tout ça a dû finir à la poubelle... Je suis parti en 1989 à l'école de Saint-Luc à Bruxelles (avec presque tout ce monde-là-là) dans le but d'apprendre le métier de dessinateur mais c'est là que j'ai arrêté de dessiner. J'ai surtout appris à sécher les cours mais aussi à parler avec des professionnels qu'une certaine Éliane qui tenait Forbidden World nous a fait rencontrer (Riff Reb's, Bodart, Th Robin, Qwack etc)... Avant, je n'osais pas leur adresser la parole, ils m'impressionnaient. Dans ce magasin, j'ai vraiment commencé à m'acheter des comics, même si ça m'intéressait déjà avant. Mais la période était bonne : Miller, Moore et autres Mazzuchelli faisaient bouger les super héros. Et puis Akira sortait en couleur chez Marvel. J'ai aussi découvert une librairie Japonaise dans laquelle j'ai commencé à acheter les mangas de Dragonball et Gunnm. Ils coûtaient 210 francs Belge, je m'en souviens. Au festival de Villeneuve D'Asc, comme on en avait marre de l'école, on a décidé de présenter à Zenda (alors indépendant) des projets d'albums dans lesquels je m'étais improvisé scénariste (comme quoi, l'improvisation...). Avec JJ Whamo, on avait imaginé une histoire de SF dans laquelle des dinosaures soldats qui attaquaient une planète de sados masos humains. C'était très trash, il devait y avoir deux albums et le titre de la série, c'était "Profond comme la haine"... Tout un programme. Avec Y Le gall, c'était la première version de Zorn et Dirna. Elle a été beaucoup retouchée depuis mais la base était la même. Avec S Savoia, nous avons proposé "Reflets Perdus". Ce dernier a été accepté, à notre grande surprise et notre grand plaisir. L'année suivante, j'ai passé le concours des beaux-arts mais je ne pensais qu'à travailler sur les projets. Je fus viré pour non-assistance aux cours en danger.J'ai donc fait mon service militaire à Mourmelon-le-Grand en tant que vaguemestre entre Février et Novembre 1992. L'album allait paraître quand les éditions Glénat ont racheté Zenda. Je ne sais pas s'il aurait paru si Whamo et moi n'avions pas signé la série "Horde" chez cet éditeur. Toujours est-il que nous n'en vendîmes que 1200 exemplaires, le reste allant fournir les bacs des soldeurs. Heureusement entre-temps, Akira était arrivé en France et marchait bien. Jean Claude Camano, directeur de collection, voulait lancer des séries Française dans cette mouvance. On s'est lancé dans le projet "Nomad" avec S Savoia. Le pari : 136 pages tous les six mois. Pour ce faire, Sylvain m'a présenté P Buchet qui travaillait avec lui dans une agence de communication. C'était un fan de SF, ça tombait bien, il s'est mis au design et au crayonné des pages technos. Dans la foulée, Jean-Claude a reçu le dossier d'un jeune dessinateur nommé Trantkat. Il avait déjà un univers de SF assez développé et le format de cette nouvelle collection l'intéressait. Nous nous sommes rencontrés, je me suis fondu dans le monde de Karl Hollister, son héros, et HK a vu le jour. Je travaillais alors en collaboration au scénario avec Th Trübe et V Trannoy (un des deux dessinateurs de Zorn et Dirna) "fabriquait" les décors. P Buchet a travaillé sur les deux premiers "Nomad" puis a eu envie de dessiner de ses propres ailes. Il a quitté son boulot de directeur commercial et s'est lancé dans l'aventure de la BD. La grande farandole des projets refusés a duré un an, le temps de vider toutes ses économies. Heureusement, Guy Delcourt (Chez qui je commençais Troll avec O Boiscommun et J Sfar, que j'avais rencontré par hasard dans ma voiture mais c'est une longue histoire...) nous a un jour demandé, au festival de Sierre, de préparer pour lui une série de Space Opéra. Le mot "Sillage" me trottait dans la tête depuis pas mal d'années, nous avons tout construit autour de lui."Nomad" et "HK" marchaient déjà pas mal en librairies mais les ventes de "Sillage" décollèrent d'un coup sec, aucun éditeur ne pouvait l'ignorer. J'en ai donc profité pour reprendre d'anciens projets (précédemment refusés partout) auxquels je croyais, pour les remettre au goût. C'est ainsi que "7 secondes" se fait chez Delcourt avec un ancien (plus jeune que moi) de St-Luc : G Parel, que "Zorn et Dirna" avec B Bessadi et V Trannoy se réalise chez Soleil, que "Reality-show" avec F Porcel sont en cours de réalisation chez Dargaud, que The Only One va sortir chez Glénat ou que "Al Togo" avec S Savoia (avec qui nous voudrions aussi refaire une mouture plus commerciale de "Reflets Perdus") se précise. Dans le même temps, je réalise avec JL Munuera pour Lanfeust Mag des histoires courtes du très hautain mythecin généraliste "Sir Pyle", qui soigne souvent les monstres envers et contre eux-mêmes. Ce projet était la première idée refusée d'une série pour le journal Maximum des éditions Bayard pour lequel j'ai finalement créé "L'archipel des mondes perdus" avec JJ Whamo. Et puis il y a les projets plus récents, tels que "Le cycle de Tschaï" avec Li-An adaptation d'une série de romans de Jack Vance), "La Mandiguerre" avec S Tamiazzo, "Continuum" avec JM Ponce, "Jolin la teigne" avec Ruben. Sans oublier des séries toutes chaudement signées comme "Trop de bonheur" avec S Lejeune et"L'homme qui rit" (d'après Victor Hugo) chez Delcourt, "Je suis Morte" avec NiKo Némiri chez Glénat ainsi que "CUB" avec Jab Jab Whamo, " Xénos" avec JL Munuera... et la reprise du scénario de "Merlin" (avec l'accord de Joann Sfar) avec ce même copain Espagnol chez Dargaud. Au chapître des reprises, le tome 4 de "Troll" est en route avec au dessin Thomas Labourot chez Delcourt. Comme si ce n'était pas assez, trois nouveau projets se sont signés début 2002, mais n'en parlons pas encore... Tout ça m'occupe presque à plein temps, la vie quotidienne s'occupe du reste...

Bengal opte pour une carrière d'illustrateur et d'auteur de bandes dessinées à la fin des années 90. Fervent amateur de BD européennes, de mangas et de comics, également passionné de peinture digitale, de jeux vidéo, d'animation, de cinéma et de jeux de réflexion en général, il débute dans la vie active en 1998 en signant son premier album, « The Only One », chez Glénat, qui ne paraîtra que bien plus tard. en 1999 il travaille ensuite comme illustrateur/game designer au studio de développement de jeux vidéo Darkworks à Paris. En 2001, il y retourne pour deux ans. En 2003, il revient en professionnel à la bande dessinée. Il publie ainsi les albums « Meka » (T. 1 & 2) chez Delcourt et enfin « The Only One » chez Glénat. Il réalise aussi de courtes histoires pour diverses publications (« Fligt » - « Image Comics »). Il participe en outre aux « Chroniques de Sillage » pour Delcourt et à « Skydoll Factory » pour Soleil. En 2008, avec Jean David Morvan au scénario, il sort « Naja » chez Dargaud .


Détails sur le produit

  • Album: 48 pages
  • Editeur : Dargaud (18 septembre 2008)
  • Collection : Naja
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2505004668
  • ISBN-13: 978-2505004660
  • Dimensions du produit: 24,1 x 31,8 cm
  • Moyenne des commentaires client : 5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (1 commentaire client)
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile  Par Morvan Jean-david sur 22 mars 2010
Format: Album
Bonjour à tous.
Il est bienr are pour un scénariste de pouvoir parler directements aux clients d'une librairie.
Amazon offre cette chance, alors je ne m'en prive pas.
Naja, c'est un projet qui est né d'après une simple illustration qu'avait faite Bengal, le dessinateur, dans un tout autre registre.
C'était l'image d'une femme, assise dans un canapé, regardant dans le vide, comme ansente d'elle-même. et fumant une cigarette. Naja est née de là.
Elle est aussi née dans ma voiture, car le scénario m'est venu dans la voiture, en revenant de Bruxelles. Nous avons échangé des sms tout le long de la route, et quand je suis arrivé, j'avais notre histoire.
L'histoire d'une tueuse qui ne ressent pas la douleur. Et qui déteste tout le monde !
Elle est, sans le savoir, la tueuse numéro trois de l'organisation d'un certain "Zéro", et apprend par l'intermémédaire de "IL", que le numéro 1 (Max), a un contrat sur sa tête. Elle décide donc de prendre les devants, en allant l'éliminer avant qu'il ne passe à l'offensive.
Elle met alors le pied dans un piège, avant-coureur d'une formidable machination qui la fera parcourir le monde entier (France, Islande, Angleterre, Colombie, Haïti, Japon, Suisse, Inde, Espagne, Belgique...).
L'histoire est racontée par des textes d'un mystérieux narrateur, qui décrypte les personnages, et les connait visiblement mieux qu'ils ne se connaissent elle-même. Et qui est capable de vous mentir, à vous, lecteurs. Mon inspiration sue cette narration est sans conteste Kundera.
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