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5.0 étoiles sur 5
Pour information., 7 novembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Naked Spur [Import USA Zone 1] (DVD)
Ceci n 'est pas à proprement parler une analyse du film mais s'adresse surtout à ceux qui comme moi désespèraient de trouver ce classique d'Anthony Mann:L'âppat.En effet ce DVD de R1 est non seulement lisible sur apparamment tous les lecteurs R2 mais en plus il comporte une VF!(du moins je parle de l'édition 2006 distribuée par la WB).Ce commentaire existait déjà,mais j'ignore pourquoi il a été supprimé.
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Sans aucun doute, le meilleur western de Anthony Mann, 23 juillet 2010
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« L'Appât - The naked spur », western américain de Anthony Mann (de 1952 sorti sur les écrans français en octobre 1953 - Durée : 1h31). Avec James Stewart (Howard Kemp), Janet Leigh (Lina Patch), Robert Ryan (Ben Vandergroat), Ralph Meeker (Roy Anderson), Millard Mitchell (Jesse Tate).
L'histoire : Howard Kemp (James Stewart), de retour chez lui après la fin de la guerre de Sécession, découvre que la femme qu'il aimait a vendue tous ses biens avant de disparaitre. Il s'improvise alors chasseur de primes pour toucher la prime de 5000 dollars offerte à qui ramènera, mort ou vif, Ben Vandergroat (Robert Ryan). Cet argent devrait lui permettre de racheter ses terres. La traque a été longue et les années ont passées. Nous sommes en 1868, dans le Colorado lorsque le film commence. Kemp sollicite l'aide d'un vieux chercheur d'or, Jesse Tate (Millard Mitchell) rencontré en chemin. Sur le point d'arriver sur les lieux où s'est réfugié Vandergroat, un ancien officier de cavalerie Roy Anderson (Ralph Meeker), attiré par les coups de feu, arrive à point pour aider Kemp et Jesse à grimper sur la colline où se terre le fugitif. . .
Ce western de Anthony Mann marque une date importante dans l'évolution du genre. Tout y est synthétisé sur un film : un peu de sentimental, un vrai western, des paysages grandioses et magnifiques, beaucoup de noirceur, un peu de suspense, de la psychologie sur les personnages enfin la maîtrise d'un des grands réalisateurs d'Hollywood aidé par la très belle photo de William Mellor, sans oublier la musique de Bronislau Kaper, qui accompagne et ponctue toutes les actions. Près de 60 ans plus tard, on admire encore l'étonnante modernité de ce chef-d'oeuvre. La tension quasi permanente qui règne sur ce film est palpable et Mann a réussit, pour les besoins de cette histoire, à obtenir le maximum de ses comédiens. Outre l'excellent James Stewart, Robert Ryan joue un bandit roublard et intelligent qui se sert de tous les artifices possibles pour retarder l'échéance et profiter de la moindre défaillance pour essayer de s'enfuir.
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Nature, violence et modernité, 8 juin 2010
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Énorme classique du western, où la vertigineuse immensité des paysages (cadres époustouflants) contraste avec la petitesse des hommes et l'étroitesse de leurs buts. Dans sa violence et son anticonformisme, le film annonce à la fois Sam Peckinpah sans trahir le profond humanisme d'un John Ford (le massacre de la tribu indienne sera causée par un blanc paranoïaque).
Chacun des personnages est prisonnier de ses obsessions - l'or pour le vieux Jesse Tate qui finira dupé comme un bleu puis froidement tué, la récompense pour le faux chasseur de prime Howard Kemp/James Stewart obnubilé par une trahison de son ex-femme, la violence pour Roy Anderson... même le bandit, d'abord vu comme le malin jouant des tares de chacun, finira par se prendre à son propre piège. Dans ce chaos masculin, la femme est l'être rédempteur, ange naïf ne sachant qu'aimer, souffrir, éprouver, quitte à se tromper elle aussi.
Un final sublime apporte un peu de relâchement et d'espoir, achevant d'inscrire ce bijou dans les grands mythes du western américain.
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