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5.0 étoiles sur 5
Un exercice de style, mais également du grand Dylan., 27 août 2005
En 1969, Bob enregistre ce disque en réaction à l'assaut de ses fans qui occupent sa maison de Woodstock et voient en lui un messie, image dans laquelle il ne se reconnaît pas. De ce fait, Nashville Skyline était sensé être un sabordage, Dylan voulait que l'album soit un disque country redneck des plus proprets et que sa voix paraisse empruntée. En fait, il n'a jamais aussi bien chanté que sur ce disque et les compositions sont fameuses, tels les deux classiques I Threw It All Away et Lay Lady Lay, l'un de ses plus grands tubes. Les arrangements réduits au maximum mettent en valeur la voix de Dylan, mois affectée qu'à l'habitude et d'une grande douceur. Cerise sur le gâteau : la présence de Johnny Cash pour une auto-reprise de North Country Girl supérieure à l'originale de Freewheeling. Du très bon donc, et aussi le disque à conseiller à tous ceux que la voix de Dylan rebute habituellement.
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5.0 étoiles sur 5
Court, mais essentiel, 8 mars 2007
Seulement 27 minutes (limite une arnaque), mais le fait est là : "Nashville Skyline" est un des plus grands disques de Bob Dylan. Assurément un indispensable. Que dire de "Lay Lady Lay", "Girl From The North Country" (avec Johnny Cash) ou "I Threw It All Away" ? Un disque formidable, avec une photo de pochette rarissime (Dylan souriant !!) et culte.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Tollé à sa publication,mais depuis..., 31 décembre 2011
Alors que la fin des sixties s'annonce (1969), Bob Dylan est rentré dans le rang. Non pas au niveau de sa carrière, qui continue à bien se porter comme en atteste le précédent John Wesley Harding, mais sur un plan plus personnel, à savoir qu'il a mis au placard ses habits de contest-singer, repoussé du bras ce rôle de porte-parole que la presse continue à lui affecter et sa musique bat de moins en moins au rythme de ses fans, généralement issus du peuple. Habitué à prendre tout le monde à revers, Dylan nous revient en 1969 avec un album court (27 minutes), Nashville Skyline, qui va vite devenir un sujet de controverses. La voix n'est plus la même (la tessiture change), l'écriture est simpliste, les chansons sont raccourcies et la country music s'invite au programme (genre déjà amorcé dans l'album qui précède). La nouvelle facette de Bob Dylan l'inscrit dans la musique traditionnelle américaine, ce qui ne surprendra aujourd'hui personne, étant lui-même, si je ne m'abuse, un admirateur de la première heure d'Hank Williams. Il s'entoure des cadors en la matière : Johnny Cash, Peter Drake et Charlie Daniels notamment. Mais pour le fan et au moment de la publication de ce neuvième LP studio, Dylan n'est pas là où il est attendu à une époque agitée pour son pays. Ses textes sont à des années-lumière des envolées contestataires et rebelles habituelles, il ne prêche plus la bonne parole et cela, on lui en fera le grief. Ce n'est pas ce que l'on attend de lui l'éternel porte drapeau (dans l'esprit des gens et des journalistes) des opprimés et révoltés. Il n'est que le temps qui puisse apaiser les rancaeurs et depuis, Nashville Skyline a retrouvé des couleurs et une nouvelle vie, ayant été enterré un peu trop hâtivement. Facile d'accès, paisible, tendre, aux mélodies épurées, sincère, il est agréable d'écoute, même si on n'en pince pas pour le registre country. Seulement, comme l'indique le titre d'ouverture interprété avec Cash, Girl From The North Country, il faut en passer par là. Il n'est pas duo plus probant pour annoncer la couleur de ce qui se cache derrière le rideau : country et folk. Des dix titres qui constituent le répertoire de ce disque plutôt personnel qui, fait rare, affiche sur sa pochette un Dylan radieux, la chanson d'introduction évoquée ci-dessus, le classique et populaire Lay Lady Lay, le romantique I Threw It All Away, le réjouissant Peggy Day, l'instrumental Nashville Skyline Rag qui sent l'auto-plaisir à plein nez, Tell Me That It Isn't True, Country Pie et One More Night émergent d'un lot qui ne vous fera pas perdre votre temps inutilement. Il est d'excellente facture, réussi et encore terriblement sous-évalué. S'il fut déconcertant à sa sortie, que penser de son suivant Self Portrait ? La suite au prochain épisode... (PLO54)
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