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Commentaires client les plus utiles
32 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
La fin du monde... et sa renaissance,
Par Larouette (L.A) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nation (Broché)
Dans cette belle histoire Terry Pratchett reprend plusieurs de ses thèmes favoris: l'héroïsmeinvolontaire, imposé par des circonstances inhabituelles (héroïsme bien réel pour une fois, bien éloigné de celui des "héros", caricaturaux et professionnels, du disque monde!), la relation directe, presque intime avec la mort, et surtout la croyance. La foi en Dieu ou les dieux, le doute, la foi en l'homme surtout, à la fois en sa nature profonde et en la science qui lui a permis, depuis des millénaires, à construire et à comprendre. Terry Pratchett développe également une idée qui semble lui tenir à coeur: l'importance, pour certaines personnes, a priori quelconques mais en réalité pourvus d'un caractère et d'une personnalité exceptionnels, de sacrifier leur intérêt personnel pour le bien commun. Le développement de ces thèmes graves est permanent, mais au travers d'une histoire très agréable à lire, où l'on retrouve avec plaisir l'humour, la générosité et la sagesse de l'auteur. Il nous offre enfin une fin douce-amère, avec un petit coup de patte au passage au lecteur. Le choix des personnages principaux, une fille et un garçon adolescents, en font un livre adapté aux enfants, mais il plaira certainement à de nombreux adultes. Détail important: Cette histoire est pleine de drôlerie, mais dans un style classique, sans magie (mis à part les contact avec Locaha, "la Mort") et peut ainsi plaire à des lecteurs qui n'ont pas aimé les livres du Disque-Monde, décontenancés par le délicieux burlesque saugrenu de ces livres (que j'adore, pour ma part...). (Remarque : lu en VO, mais à mon avis, vous pouvez lire la traduction les yeux fermés !) Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Une histoire sympa et finalement très touchante,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nation (Broché)
Un bon roman de Terry Pratchett, totalement en-dehors du cycle du disque monde. L'auteur propose une variation très originale sur le thème des naufragés-réfugiés sur une île déserte. Sauf que là il s'agit du retour du personnage principal sur une île autrefois peuplée et totalement dévastée par un tsunami. On trouve dans ces pages un subtil mélange de Jules Verne, de Daniel Defoë et, comme il se doit, la touche très personnelle du grand maître de la fantasy anglaise. Au fil des pages, on s'attache aux personnages et à leur destin saugrenu. La fin sort un peu des sentiers battus en la matière !
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Fin et naissance d'une Nation **** 1/2,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nation (Broché)
Revoici Pratchett, mais quoi : Incroyable, il écrit en dehors de sa série-phare-culte du Disque-Monde, et il a bien raison. J'ai toujours du mal à comprendre sa volonté de rester dans cet univers si particulier qui ne peut que lui fermer les eaux les plus hautes de la reconnaissance littéraire à laquelle il a droit.En effet, contrairement aux apparences, le Disque-Monde n'est pas une parodie du Seigneur des Anneaux et de l'Anneau-Monde. Certes l'auteur se moque de ces œuvres, en introduisant des Nains, des Trolls et des Mages, ainsi qu'en inventant les sociétés les plus farfelues (à l'intérieur de l'anneau-monde), mais c'est toujours pour nous parler de nous et de notre présent. Par exemple, pour citer un thème spécialisé et anecdotique, il fait une longue analyse humoristique de ce qu'est l'Opéra dans (Les annales du Disque-Monde, Tome 18 : Masquarade) ou plus sérieusement (quoique) de la civilisation chinoise dans Les Annales du Disque-Monde, Tome 17 : Les Tribulations d'un mage en Aurient. Mais revenons à nos cochons (il n'y a en effet pas de moutons dans le bestiaire de cette petite île du pacifique, si petite qu'elle ne figure même pas sur les cartes de l'Amirauté anglaise). Nos cochons sont élevés par un peuple qui compose la Nation qui se suffit à elle-même. Afin d'intégrer la Nation en tant qu'Adulte, l'enfant (l'adolescence étant une catégorie moderne) Mau doit passer rituellement plusieurs jours sur l'île des garçons, y creuser sa propre pirogue et revenir vers la Nation par ses propres moyens. Et là, déjà, en quelques mots Pratchett rentre dans l'âme de l'adolescent et de l'enfance, transcrit toutes les questions philosophiquement terre-à-terre qui peuvent agiter cet âge, sur le sens par exemple de ce rituel dont il perçoit rapidement tout le côté «arrangé» mais dont la force symbolique reste intacte. Hélas le pauvre Mau devra se poser des questions beaucoup plus douloureuses puisqu'il survit dans sa pirogue au passage d'une immense vague qui s'abat sur la Nation. De retour dans une île dévastée, les pierres des Dieux éparpillés, la barrière de corail du lagon éventrée et son île jonchée de débris, Mau part donc à la recherche de son peuple. Son peuple qui a pour sûr senti la vague venue, qui s'est sûrement réfugié dans les hauteurs de l'île ou dans la forêt ... des histoires qu'il se raconte pour se cacher un peu la terrible vérité : tout son peuple attendait son retour sur la plage, là où la vague est arrivée. La description de l'intérieur du choc, du déni, des tactiques de l'esprit de Mau pour supporter cette vérité effroyable, pour lui permettre de donner la sépulture traditionnelle à tout son peuple, est impressionnante de justesse. Je ne sais bien sûr pas si c'est ce qui se passe dans ce cas là, mais ça sonne juste, on dirait du Orson Scott Card, expert également en têtologie. Viennent ensuite les questions, et puis bien sûr aussi la jeune femme-culotte, daphné, seule rescapée du naufrage qui a lancé son navire au beau milieu de la forêt de l'île de Mau. Ces deux là vont bien sûr se rencontrer, s'entrechoquer mais aussi s'apprivoiser et se poser presque les mêmes questions : en un mot grandir dans des conditions très difficiles, de celles qui révèlent puis trempent un caractère. Car ils en ont du caractère, Mau, pour résister au hurlements (en lettres capitales !) des esprits des Ancêtres (les Grands-Pères) qui réclament qu'on honore les Dieux veulent de la bière fraîche et réclament en fait le retour rapide aux conditions antérieures. Mais Mau, écho sans doute de la controverse du terrible tremblement de terre de Lisbonne au XVIIIème siècle qui toucha tant de croyants innocents, met en doute l'existence des Dieux tout en les sommant d'expliquer la raison de ce massacre. Quant à Daphné, la femme-culotte, elle se dépouille petit à petit de sa stricte éducation victorienne et participe à la reconstruction d'une Nation à partir de réfugiés qui arrivent petit à petit sur l'île en attendant les pillards et autres mutins. C'est fin, intelligent, toujours intéressant mais par contre le récit, comme tous les récits pratchettiens, manque de légèreté, tous ces personnages qui se "pensent" en permanence finissent par alourdir quelque peu le récit. C"est donc une lecture à savourer en plusieurs fois et bien entendu fort recommandable pour une lecture adulte. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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