9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Histoire réelle de deux gars en haute montagne, 7 avril 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Naufrage au Mont-Blanc : L'affaire Vincendon et Henry (Broché)
"Naufrage au Mont-Blanc" est bien écrit. C'est en quelque sorte un roman qui plaira aux amateurs de ce type d'aventure, pourtant bien réelle, et que les passionnés doivent acheter pour un devoir de mémoire envers tous les protagonistes de cette lamentable épopée de deux gars qui, aujourd'hui, seraient qualifiés de "zozos". Les faits sont vrais, la chronologie des évènements exacte. Je regrette que, l'appréciation de l'époque de deux vieilles familles chamoniardes ne soit pas rapportée, mais peut-être l'ont-elles refusée..., et surtout une certaine "mayonnaise" qui permet de remplir plus de 425 pages sans lesquelles ce bouquin ne serait pas "vendeur".
Je témoigne à deux titres :
1er) Jeune chamoniard à l'époque résidant dans un grand chalet implanté au pied du Brévent, le long de la piste du Savoy-Hôtel, je descendais régulièrement en ville par la grande Mollard ce qui me faisait passer devant le PGHM et le bureau des guides ; de plus un membre d'une des familles citées plus haut nous commentait tous les jours les faits réels. A la sortie de la messe de minuit, il n'y avait pas de neige dans cham. par contre, plus d'un mêtre est tombé dans la nuit de la St Sylvestre. Je pense que la position des vrais guides chamoniards était la meilleure (dans les connaissances du moment, depuis la vallée), des faits précédents et ultérieurs leurs donnent encore raison aujourd'hui, sans parler de l'avalanche au village du Tour et la cata du tunnel éponyme. Etant précisé que, l'un des deux gars avait rencontré la veille du départ un guide de cham., lui avait demandé un complément de matériel et ce dernier lui avait indiqué "qu'il ne fallait pas tenter une hivernale sur le MB à cette époque et le lui interdisait même" ; le quidam de répondre "que les gens de Chamonix allaient prendre une belle leçon d'escalade"... J'ai encore sous les yeux mes photos des hélicos (Alouettes et Sikorsky) , prisent à l'époque, en attente sur un terrain de fortune contigu à la patinoire, et non pas dessus...
2ème) Affecté dans un Etat major de l'armée de l'air, durant mon service militaire, j'y ai rencontré dans le courant le l'année 1961 le commandant SANTINI et l'adjudant BLANC avec lequel j'avais reparlé de "l'affaire" à plusieurs reprises. De mémoire, quelques propos d'importance divergent de certains du bouquin qui ne sont qu'une interprétation libre de l'auteur et devraient être signalés comme telle... Il ne faut pas oublier que SANTINI et BLANC agissaient sur ordre de deux autorités qui n'avaient pas conscience, et la connaissance, des risques de la haute montagne, de l'utilisation des hélicoptères concernés. BLANC n'a pas cassé un hélico comme il est dit à la page 283, c'est lui qui a été cassé par des ordres stupides. Je l'ai vu en 1961 très marqué physiquement (entre autres, plusieurs amputations, dont des doigts...) et il recevait encore des soins à l'hôpital militaire, Dominique Larrey, de Versailles. Quant au retard des Alouettes venant de Mt de Marsan, il semble me souvenir qu'elles appartenaient à l'aviation légère de l'armée de terre et tout le reste dépendait de l'armée de l'air avec la coordination de deux esprits de corps différents... Enfin, les divers intervenants dans la construction des Alouettes (successivement A1, A2, A3) n'avaient pas besoin de cette publicité (pages 372 et 400) pour vendre du matériel "prévendu" aux nombreux organismes militaires et civils. La romance des pages 339 et 340 est bien inutile et ressemble plus à la légende ténue du temps de la guerre d'Algérie de : "la chasse à la gazelle" avec une Alouette. Quoique ! ...
Michel - Les Soldanelles, Chamonix -
«Les montagnes n'appartiennent à personne, c'est bien connu, mais les expériences appartiennent à chacun. Beaucoup d'autres peuvent grimper sur les montagnes, mais personne ne pourra jamais s'emparer des expériences qui sont et demeurent nôtres.»
- Walter Bonatti -
'
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Naufrage au Mont Blanc, 17 février 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Naufrage au Mont-Blanc : L'affaire Vincendon et Henry (Broché)
C'est un livre qui envoute dès le début. Un drame, de Noel 1956, où deux jeunes garçons sont morts dans une montagne qu'ils aimaient tant, où la France a été émue et où l'existence du "Secours en Montagne" tel que nous le connaissons maintenant a fait cruellement défaut !!
Une histoire vraie, un hymne aux hommes qui sont morts, qui meurent, qui mourront pour cette montagne si fascinante.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
5.0 étoiles sur 5
Incroyable reportage, 27 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Naufrage au Mont-Blanc : L'affaire Vincendon et Henry (Broché)
J'aurai préféré avoir affaire à une fiction... Et non à une histoire vraie !
Magnifique reportage bien documenté sur l'agonie de 2 alpinistes parisiens sous les yeux de la station de Chamonix. Je reste interloquée par la réaction de certains guides, qui refusent de porter secours ainsi que du grand alpiniste Walter Bonatti - pas tout blanc dans cette affaire.
Comme quoi, il n'y a pas que des gens "biens", même chez les guides de haute montagne. La mort de ces 2 alpinistes aura au moins servie à quelque chose : l'organisation des secours en montagne.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non