Critique
On pourrait à juste titre décider dans certains lieux de nuit de la planète d’élever une statue à l’équipe réalisatrice de cet album, le premier conçu clairement à destination des plaisirs de discothèque. Donc, poussons les plantes vertes et roulons les tapis : les trois premiers titres de ce disque (dont une reprise de la chanson-titre, exhumée du répertoire des Jackson 5 et d’Isaac Hayes, une de
« Reach Out I’ll Be There », portée mondialement en triomphe sur les épaules des Four Tops, et un titre d’ouverture –
« Honeybee » – signé par le percussionniste et producteur Melvin Steals) s’enchaînent en près de vingt minutes frénétiques, pour prolonger le plaisir jusqu’au bout de la nuit, ou quelque chose comme cela.
La suite du programme, plus commun (les chansons n’excèdent pas cinq minutes et ne sont pas enchaînées, mais on peut relever que deux d’entre elles sont composées de la main de la chanteuse), laisse apparaître qu’à l’instant de la bascule définitive, les producteurs ont été effarouchés de la révolution culturelle consistant à n’offrir qu’un produit pour DJs.
Ce produit hybride marque toutefois profondément et durablement les esprits et permettra à Gloria Gaynor d’incarner l’une des divas initiatrices du disco. L’album connaîtra un parcours assez comparable dans les classements de musique noire et de pop (21
ème et 25
ème position) et génère trois singles, dont l’hymne
« Never Can Say Goodbye », neuvième des charts pop.
Christian Larrède - Copyright 2012 Music Story
Descriptions du produit
1-Honey Bee 2-Never Can Say Goodbye 3-Reach Out I'll Be There (Tom Moulton mix) 4-All I Need Is Your Sweet Lovin' 5-Searchin' 6-We Belong Together 7-False Alarm 8-Real Good People 9-Honey Bee (Columbia single version) 10-All It Took Boy Was Losing You (B-side) 11-Come Tonight (B-side) 12-Never Can Say Goodbye (single version) 13-We Just Can't Make It (B-side) 14-Reach Out, I'll Be There (single version) 15-Honey Bee (MGM single version) (2010/BIG BREAK) 15 tracks 1973-75 (58:05)