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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
L'explosion du phénomène Aretha,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : I Never Loved A Man The Way I Love You (CD)
Après des débuts un peu hésitants chez Columbia, Aretha Franklin se métamorphose en sortant son premier album chez Atlantic en 1967. Dès la première chanson, on est abasourdi par la capacité d'Aretha à faire la différence : entre l'ancienne Aretha et la nouvelle, et entre une chanson originale et sa reprise par Aretha. Respect, une petite chanson pas très marquante d'Otis Redding, devient un monument de swing : Aretha lui a apporté son sens du rythme, de l'accentuation et du phrasé, donné un vrai galbe et une vraie respiration à la mélodie. Ce génie de la reprise est resté une des caractéristiques d'Aretha. Il faut dire que grâce à Jerry Wexler la chanteuse est entourée d'une équipe sur mesure pour elle, avec Roger Hawkins à la batterie, Spooner Oldham aux claviers et le "clan" (Carolyn, qui co-signe Baby, Baby, Baby et Erma, ainsi que Cissy Houston), mais en fait tout part d'elle, l'accompagnement sort tout droit de son piano, même si elle n'a pas écrit les orchestrations. Sur cette base plus que solide, la voix coule, crémeuse, lumineuse malgré le grain, à travers le grain. Et le phénomène n'est pas que musical, car Aretha chante avec une passion débordante, volcanique, avec une intensité ravageuse, elle ose l'émotion dans son expression la plus violente, sans jamais verser dans le déballage trivial à la Janis Joplin. Un des plus grands disques d'une grande artiste de la deuxième moitié du vingtième siècle.
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L'explosion du phénomène Aretha,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : I Never Loved A Man The Way I Love You (CD)
Après des débuts un peu hésitants chez Columbia, Aretha Franklin se métamorphose en sortant son premier album chez Atlantic en 1967. Dès la première chanson, on est abasourdi par la capacité d'Aretha à faire la différence : entre l'ancienne Aretha et la nouvelle, et entre une chanson originale et sa reprise par Aretha. Respect, une petite chanson pas très marquante d'Otis Redding, devient un monument de swing : Aretha lui a apporté son sens du rythme, de l'accentuation et du phrasé, donné un vrai galbe et une vraie respiration à la mélodie. Ce génie de la reprise est resté une des caractéristiques d'Aretha. Il faut dire que grâce à Jerry Wexler la chanteuse est entourée d'une équipe sur mesure pour elle, avec Roger Hawkins à la batterie, Spooner Oldham aux claviers et le "clan" (Carolyn, qui co-signe Baby, Baby, Baby et Erma, ainsi que Cissy Houston), mais en fait tout part d'elle, l'accompagnement sort tout droit de son piano, même si elle n'a pas écrit les orchestrations. Sur cette base plus que solide, la voix coule, crémeuse, lumineuse malgré le grain, à travers le grain. Et le phénomène n'est pas que musical, car Aretha chante avec une passion débordante, volcanique, avec une intensité ravageuse, elle ose l'émotion dans son expression la plus violente, sans jamais verser dans le déballage trivial à la Janis Joplin. Un des plus grands disques d'une grande artiste de la deuxième moitié du vingtième siècle.
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