Evidemment, c'est un peu short, ce 7 titres pour 30 minutes, mais c'est un pur concentré... enregistré avant le premier album de Norah Jones bien que sorti après (allez comprendre ce que les producteurs ont en tête !). L'inspiration est sensiblement différente de la douceur qu'elle présenta justement dans ce premier album et se rapproche un peu plus du côté folk et blues du second. Mais avec les compos de Malick et son jeu de guitare plus brut (parfois très légèrement saturé), c'est définitivement une facette plus piquante, séductrice et énergique qu'on découvre. La capacité de Norah Jones à s'approprier ce registre, y compris en duo (plus convaincant que pour son titre avec Ray Charles...) en dit long sur sa maîtrise du répertoire. Malick raconte d'ailleurs dans le livret comment la chanson titre de l'album fut mise en boîte dès la seconde prise tant Norah Jones s'en était approprié l'esprit. Pour la patte de velours qu'on lui connaît mais où apparaissent ici quelques griffes de tigresse, c'est un incontournable.