Nick Drake

 

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Écouter3. Hazey Jane IBryter Layter 4:28EUR 1,19  Acheter le titre 
Écouter4. At The Chime Of A City ClockBryter Layter 4:44EUR 0,99  Acheter le titre 
Écouter5. River ManFive Leaves Left 4:18EUR 1,19  Acheter le titre 
Écouter6. Place To BePink Moon 2:41EUR 1,19  Acheter le titre 
Écouter7. FlyBryter Layter 2:57EUR 0,99  Acheter le titre 
Écouter8. Hazey Jane IIBryter Layter 3:44EUR 1,19  Acheter le titre 
Écouter9. Poor BoyBryter Layter 6:04EUR 1,19  Acheter le titre 
Écouter10. Northern SkyBryter Layter 3:43EUR 1,19  Acheter le titre 
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Biographie

C'est en Birmanie où travaille son père que Nick Drake voit le jour, il a 2 ans quand sa famille revient s'installer en Angleterre à Tamworth-in-Arden près de Birmingham. Elevé par une mère mélomane, il apprend le piano classique et le saxophone puis, dès son adolescence, se met à la guitare en autodidacte et s'essaie au songwriting. A 19 ans, lors d'un concert de charité à Londres, il est repéré par Ashley Hutchings de Fairport Convention qui en parle aussitôt au producteur du groupe : Joe Boyd. Une cassette est envoyée et Boyd, impressionné, lui fait signer son premier contrat.

Five Leaves ... Lire la suite

C'est en Birmanie où travaille son père que Nick Drake voit le jour, il a 2 ans quand sa famille revient s'installer en Angleterre à Tamworth-in-Arden près de Birmingham. Elevé par une mère mélomane, il apprend le piano classique et le saxophone puis, dès son adolescence, se met à la guitare en autodidacte et s'essaie au songwriting. A 19 ans, lors d'un concert de charité à Londres, il est repéré par Ashley Hutchings de Fairport Convention qui en parle aussitôt au producteur du groupe : Joe Boyd. Une cassette est envoyée et Boyd, impressionné, lui fait signer son premier contrat.

Five Leaves Left, premier album étonnant de maturité, sortira en 1969 après un an d'un travail perfectionniste et lui apportera la reconnaissance de ses pairs. L'ensemble repose sur des chansons réussissant la fusion entre lumière et mélancolie ; il en émane une douceur ouatée, densifiée par la voix et le jeu de guitare particulier de Nick Drake. Mais les bases sont fragiles, malgré un deuxième album Bryter Layter plus léger et jazzy, la dépression, véritable creuset de ses chansons, croit au point de l'empêcher tout acte créatif, les ventes catastrophiques des deux disques n'arrangeant rien à l'affaire.

En 1972, sous l'impulsion de Chris Blackwell alors patron d'Island, il trouve la force d'enregistrer son troisième et dernier album Pink Moon, entièrement acoustique, mettant à jour une lutte désespérée contre un vide envahissant, et qui se vend encore moins bien que le précédents. Son état empire au point qu'il abandonne l'enregistrement d'un quatrième album en 1974. Malgré une dernière éclaircie, lors de laquelle il se rendra à Paris pour rendre visite à Françoise Hardy qui lui avait demandé de composer pour elle, il meurt la même année, à 26 ans, d'une overdose de tranquillisant dont on ne sait s'il s'agit d'un suicide ou d'un accident.

De son vivant, Nick Drake n'aura jamais connu le succès et l'histoire de la musique aurait bien pu se faire sans lui. Mais il reste ses disques, intemporels, imprégnés de mélancolie et sans un grumeau de rancœur ou d'apitoiement. Cette mélancolie, loin d'être étouffante, émane doucement en joyaux fragiles : imaginez le gracile « Alone again or » de Love, imprégné de beauté noire et profonde. La conclusion s'impose d'elle-même : que vous aimiez ou détestiez le folk importe peu : écoutez...

Copyright 2013 Music Story Claude Moreau

C'est en Birmanie où travaille son père que Nick Drake voit le jour, il a 2 ans quand sa famille revient s'installer en Angleterre à Tamworth-in-Arden près de Birmingham. Elevé par une mère mélomane, il apprend le piano classique et le saxophone puis, dès son adolescence, se met à la guitare en autodidacte et s'essaie au songwriting. A 19 ans, lors d'un concert de charité à Londres, il est repéré par Ashley Hutchings de Fairport Convention qui en parle aussitôt au producteur du groupe : Joe Boyd. Une cassette est envoyée et Boyd, impressionné, lui fait signer son premier contrat.

Five Leaves Left, premier album étonnant de maturité, sortira en 1969 après un an d'un travail perfectionniste et lui apportera la reconnaissance de ses pairs. L'ensemble repose sur des chansons réussissant la fusion entre lumière et mélancolie ; il en émane une douceur ouatée, densifiée par la voix et le jeu de guitare particulier de Nick Drake. Mais les bases sont fragiles, malgré un deuxième album Bryter Layter plus léger et jazzy, la dépression, véritable creuset de ses chansons, croit au point de l'empêcher tout acte créatif, les ventes catastrophiques des deux disques n'arrangeant rien à l'affaire.

En 1972, sous l'impulsion de Chris Blackwell alors patron d'Island, il trouve la force d'enregistrer son troisième et dernier album Pink Moon, entièrement acoustique, mettant à jour une lutte désespérée contre un vide envahissant, et qui se vend encore moins bien que le précédents. Son état empire au point qu'il abandonne l'enregistrement d'un quatrième album en 1974. Malgré une dernière éclaircie, lors de laquelle il se rendra à Paris pour rendre visite à Françoise Hardy qui lui avait demandé de composer pour elle, il meurt la même année, à 26 ans, d'une overdose de tranquillisant dont on ne sait s'il s'agit d'un suicide ou d'un accident.

De son vivant, Nick Drake n'aura jamais connu le succès et l'histoire de la musique aurait bien pu se faire sans lui. Mais il reste ses disques, intemporels, imprégnés de mélancolie et sans un grumeau de rancœur ou d'apitoiement. Cette mélancolie, loin d'être étouffante, émane doucement en joyaux fragiles : imaginez le gracile « Alone again or » de Love, imprégné de beauté noire et profonde. La conclusion s'impose d'elle-même : que vous aimiez ou détestiez le folk importe peu : écoutez...

Copyright 2013 Music Story Claude Moreau

C'est en Birmanie où travaille son père que Nick Drake voit le jour, il a 2 ans quand sa famille revient s'installer en Angleterre à Tamworth-in-Arden près de Birmingham. Elevé par une mère mélomane, il apprend le piano classique et le saxophone puis, dès son adolescence, se met à la guitare en autodidacte et s'essaie au songwriting. A 19 ans, lors d'un concert de charité à Londres, il est repéré par Ashley Hutchings de Fairport Convention qui en parle aussitôt au producteur du groupe : Joe Boyd. Une cassette est envoyée et Boyd, impressionné, lui fait signer son premier contrat.

Five Leaves Left, premier album étonnant de maturité, sortira en 1969 après un an d'un travail perfectionniste et lui apportera la reconnaissance de ses pairs. L'ensemble repose sur des chansons réussissant la fusion entre lumière et mélancolie ; il en émane une douceur ouatée, densifiée par la voix et le jeu de guitare particulier de Nick Drake. Mais les bases sont fragiles, malgré un deuxième album Bryter Layter plus léger et jazzy, la dépression, véritable creuset de ses chansons, croit au point de l'empêcher tout acte créatif, les ventes catastrophiques des deux disques n'arrangeant rien à l'affaire.

En 1972, sous l'impulsion de Chris Blackwell alors patron d'Island, il trouve la force d'enregistrer son troisième et dernier album Pink Moon, entièrement acoustique, mettant à jour une lutte désespérée contre un vide envahissant, et qui se vend encore moins bien que le précédents. Son état empire au point qu'il abandonne l'enregistrement d'un quatrième album en 1974. Malgré une dernière éclaircie, lors de laquelle il se rendra à Paris pour rendre visite à Françoise Hardy qui lui avait demandé de composer pour elle, il meurt la même année, à 26 ans, d'une overdose de tranquillisant dont on ne sait s'il s'agit d'un suicide ou d'un accident.

De son vivant, Nick Drake n'aura jamais connu le succès et l'histoire de la musique aurait bien pu se faire sans lui. Mais il reste ses disques, intemporels, imprégnés de mélancolie et sans un grumeau de rancœur ou d'apitoiement. Cette mélancolie, loin d'être étouffante, émane doucement en joyaux fragiles : imaginez le gracile « Alone again or » de Love, imprégné de beauté noire et profonde. La conclusion s'impose d'elle-même : que vous aimiez ou détestiez le folk importe peu : écoutez...

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