Nicolas Peyrac

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Biographie

Héros d'un come-back devant bien plus à son talent qu'à une quelconque nostalgie des seventies, Nicolas Peyrac prouve que la persévérance et le travail des vrais artistes peuvent venir à bout de toutes les faiblesses humaines.

Né le 6 octobre 1949 à Rennes, Nicolas Peyrac, de son vrai nom Jean-Jacques Tazartez, grandit au sein d'une famille de médecins. Peu enthousiasmé par des cours de musique fort peu rock 'n' roll, le futur Nicolas a néanmoins la fibre musicale et se passionne pour Ferré et Brel. Le divorce de ses parents, au début des années 1960, l'amène à suivre sa mère, qui réside ... Lire la suite

Héros d'un come-back devant bien plus à son talent qu'à une quelconque nostalgie des seventies, Nicolas Peyrac prouve que la persévérance et le travail des vrais artistes peuvent venir à bout de toutes les faiblesses humaines.

Né le 6 octobre 1949 à Rennes, Nicolas Peyrac, de son vrai nom Jean-Jacques Tazartez, grandit au sein d'une famille de médecins. Peu enthousiasmé par des cours de musique fort peu rock 'n' roll, le futur Nicolas a néanmoins la fibre musicale et se passionne pour Ferré et Brel. Le divorce de ses parents, au début des années 1960, l'amène à suivre sa mère, qui réside souvent aux Etats-Unis pour des raisons professionnelles : son séjour outre-Atlantique lui donne l'occasion d'élargir son horizon musical en découvrant la musique américaine.

Au Lycée français de New York, l'adolescent épate les filles en leur jouant de la guitare : désireux de ne pas trop massacrer les morceaux, il pratique assidûment l'instrument, qu'il apprend à maîtriser au bout de quatre ans « à se pourrir les doigts ». C'est donc un jeune homme au tempérament artistique très développé qui revient en France : en 1968, il participe à l'émission de télé-crochet Le Jeu de la Chance, mais ne se qualifie pas pour la semaine suivante. Hors de question, de toutes manières, que ses parents lui laissent suivre une vocation de va-nu-pieds ; il doit entamer des études de médecine, qu'il suivra durant six ans.

Photographe-compositeur-interprète

Mais l'intérêt pour le milieu musical ne le quitte pas et c'est par un biais détourné qu'il s'y introduit, parallèlement à ses études : doué pour la photographie, il réalise, grâce à une relation familiale, des pochettes de disques pour des artistes comme Gilbert Bécaud, Alice Dona ou Hervé Vilard. Gilbert Bécaud l'a à la bonne et lui fait visiter les coulisses de l'Olympia. En 1972, Jean-Jacques Tazartez rencontre l'éditeur musical Patrick Legrand (frère de Michel) et lui propose des textes de chansons : c'est le début d'une carrière d'auteur, qui le voit écrire pour des artistes comme Marie Laforêt et Gérard Lenorman.

En 1974, édité par Pathé-Marconi il commence à chanter ses propres chansons, avec un succès d'abord très relatif. Mais l'année suivante, c'est enfin le succès avec la ballade « So Far Away From L.A. ». Auteur-compositeur-interprète sensible et mélancolique, mais nullement rétro, Nicolas Peyrac se situe à mi-chemin entre les chanteurs à textes comme Jacques Brel et Hugues Aufray et les bêtes de scène seventies comme Michel Sardou. Soudain célèbre, il abandonne ses études de médecine, pourtant presque achevées, pour se consacrer à plein temps à la musique. Pour le titre « Et mon père », il se voit décerner en 1975 par la SACEM le prix de l'UNAC (Union nationale des auteurs-compositeurs).

Firmament et purgatoire

Dès la seconde moitié des années 1970, Nicolas Peyrac commence à tutoyer les vedettes : on le voit en 1976 et 1977 assurer les premières parties de Serge Lama, Marie-Paule Belle et Dalida. Toujours en 1977, il part en tournée française avec de nouveaux succès : « Je pars »  et « Le Vin me saoûle » ; en 1979, c'est la consécration avec un passage en vedette à l'Olympia. Mais la carrière de Nicolas Peyrac en tant que chanteur semble sur le déclin dès le début des années 1980 : ses disques connaissent un succès commercial moindre et le chanteur est, de surcroît, fragilisé sur le plan personnel par le décès de sa mère en 1978, lui rendant hommage dans l'album J'taimais, J'ai Pas Changé.

Il continue de tourner en France et à l'étranger, du Canada au Gabon, et d'écrire pour les autres (le titre « Je n'oublierai jamais », pour Johnny Hallyday, notamment) mais fait moins l'actualité. Nicolas Peyrac se tourne alors vers d'autres passions, l'écriture et la réalisation : il commence la rédaction d'un roman et réalise un documentaire pour la télévision. Mais de nouvelles difficultés personnelles, essentiellement sentimentales, le fragilisent à nouveau ; sa carrière s'en ressent et, après un album sorti en 1989, J'T'aimais Trop, J'T'aimais Tellement, Nicolas Peyrac disparaît de la scène, dépressif et échouant à terminer aussi bien son roman que les chansons qu'il tente d'écrire.

En 1992, c'est le brusque décès de son ami Michel Berger qui donne à Nicolas Peyrac l'électrochoc nécessaire pour sortir de la déprime dans laquelle il végétait depuis plusieurs années. Il produit un nouvel album, Tempête sur Ouessant. Installé au Québec, Peyrac achève de se ressourcer et termine son roman, Qu'importe le boulevard où tu m'attends. En 1995 sort son nouvel album, dont le titre sonne comme un voeu : J'avance. L'année 1996 voit le grand retour de Nicolas Peyrac qui, après s'être produit sur les scènes du Québec, retrouve les planches parisiennes au Casino de Paris. Il récidive quelques mois plus tard avec un nouvel album et un concert à Bobino. Mais des divergences avec sa maison de disques causent ensuite quelques difficultés au chanteur, qui s'échine durant deux ans à trouver un label pour son album Autrement : le disque connaît finalement une sortie relativement confidentielle chez un petit éditeur.

Nicolas Peyrac ne se laisse pas cette fois abattre par le découragement et signe en 2002 sous le label BMG : l'année suivante, il sort enfin un nouvel album, Seulement l'Amour. Redevenu productif, il reprend la route et réalise une tournée en France en 2006, à l'occasion de la sortie de l'album Vice-Versa, comportant un duo avec la comédienne Mathilde Seigner (« Deux inconnus qui s'aiment »).

Désormais actif sur deux fronts, il continue également à suivre sa vocation de romancier, et publie la même année J'ai su dès le premier jour que je la tuerais. Celui qui aurait pu n'être qu'un de ces multiples météores oubliés des années 1970 est devenu un artiste accompli, bien décidé semble-t-il à ne plus faire patienter des lustres ses admirateurs, tout en allant à la conquête d'un nouveau public qui le découvre avec plaisir.

Ce discret artisan de la chanson qui n'a jamais quitté la scène revient à la rentrée 2011 avec son nouveau projet, l'album Monterey, accompagné d'une compilation revisitée de ses classiques intitulée Di(x)versions, et du DVD de son spectacle Du Golden Gate à Monterey. Paru en octobre 2013, l'album Et Nous Voilà ! réunit une douzaine de duos avec Serge Lama, Bénabar, Anaïs, Carmen Maria Vega, Sofia Essaïdi, Ycare, Sanseverino, François Morel, Mickaël Furnon, Emmanuel Moire, Julie Zenatti et Enzo Enzo. Copyright 2014 Music Story Nikita Malliarakis

Héros d'un come-back devant bien plus à son talent qu'à une quelconque nostalgie des seventies, Nicolas Peyrac prouve que la persévérance et le travail des vrais artistes peuvent venir à bout de toutes les faiblesses humaines.

Né le 6 octobre 1949 à Rennes, Nicolas Peyrac, de son vrai nom Jean-Jacques Tazartez, grandit au sein d'une famille de médecins. Peu enthousiasmé par des cours de musique fort peu rock 'n' roll, le futur Nicolas a néanmoins la fibre musicale et se passionne pour Ferré et Brel. Le divorce de ses parents, au début des années 1960, l'amène à suivre sa mère, qui réside souvent aux Etats-Unis pour des raisons professionnelles : son séjour outre-Atlantique lui donne l'occasion d'élargir son horizon musical en découvrant la musique américaine.

Au Lycée français de New York, l'adolescent épate les filles en leur jouant de la guitare : désireux de ne pas trop massacrer les morceaux, il pratique assidûment l'instrument, qu'il apprend à maîtriser au bout de quatre ans « à se pourrir les doigts ». C'est donc un jeune homme au tempérament artistique très développé qui revient en France : en 1968, il participe à l'émission de télé-crochet Le Jeu de la Chance, mais ne se qualifie pas pour la semaine suivante. Hors de question, de toutes manières, que ses parents lui laissent suivre une vocation de va-nu-pieds ; il doit entamer des études de médecine, qu'il suivra durant six ans.

Photographe-compositeur-interprète

Mais l'intérêt pour le milieu musical ne le quitte pas et c'est par un biais détourné qu'il s'y introduit, parallèlement à ses études : doué pour la photographie, il réalise, grâce à une relation familiale, des pochettes de disques pour des artistes comme Gilbert Bécaud, Alice Dona ou Hervé Vilard. Gilbert Bécaud l'a à la bonne et lui fait visiter les coulisses de l'Olympia. En 1972, Jean-Jacques Tazartez rencontre l'éditeur musical Patrick Legrand (frère de Michel) et lui propose des textes de chansons : c'est le début d'une carrière d'auteur, qui le voit écrire pour des artistes comme Marie Laforêt et Gérard Lenorman.

En 1974, édité par Pathé-Marconi il commence à chanter ses propres chansons, avec un succès d'abord très relatif. Mais l'année suivante, c'est enfin le succès avec la ballade « So Far Away From L.A. ». Auteur-compositeur-interprète sensible et mélancolique, mais nullement rétro, Nicolas Peyrac se situe à mi-chemin entre les chanteurs à textes comme Jacques Brel et Hugues Aufray et les bêtes de scène seventies comme Michel Sardou. Soudain célèbre, il abandonne ses études de médecine, pourtant presque achevées, pour se consacrer à plein temps à la musique. Pour le titre « Et mon père », il se voit décerner en 1975 par la SACEM le prix de l'UNAC (Union nationale des auteurs-compositeurs).

Firmament et purgatoire

Dès la seconde moitié des années 1970, Nicolas Peyrac commence à tutoyer les vedettes : on le voit en 1976 et 1977 assurer les premières parties de Serge Lama, Marie-Paule Belle et Dalida. Toujours en 1977, il part en tournée française avec de nouveaux succès : « Je pars »  et « Le Vin me saoûle » ; en 1979, c'est la consécration avec un passage en vedette à l'Olympia. Mais la carrière de Nicolas Peyrac en tant que chanteur semble sur le déclin dès le début des années 1980 : ses disques connaissent un succès commercial moindre et le chanteur est, de surcroît, fragilisé sur le plan personnel par le décès de sa mère en 1978, lui rendant hommage dans l'album J'taimais, J'ai Pas Changé.

Il continue de tourner en France et à l'étranger, du Canada au Gabon, et d'écrire pour les autres (le titre « Je n'oublierai jamais », pour Johnny Hallyday, notamment) mais fait moins l'actualité. Nicolas Peyrac se tourne alors vers d'autres passions, l'écriture et la réalisation : il commence la rédaction d'un roman et réalise un documentaire pour la télévision. Mais de nouvelles difficultés personnelles, essentiellement sentimentales, le fragilisent à nouveau ; sa carrière s'en ressent et, après un album sorti en 1989, J'T'aimais Trop, J'T'aimais Tellement, Nicolas Peyrac disparaît de la scène, dépressif et échouant à terminer aussi bien son roman que les chansons qu'il tente d'écrire.

En 1992, c'est le brusque décès de son ami Michel Berger qui donne à Nicolas Peyrac l'électrochoc nécessaire pour sortir de la déprime dans laquelle il végétait depuis plusieurs années. Il produit un nouvel album, Tempête sur Ouessant. Installé au Québec, Peyrac achève de se ressourcer et termine son roman, Qu'importe le boulevard où tu m'attends. En 1995 sort son nouvel album, dont le titre sonne comme un voeu : J'avance. L'année 1996 voit le grand retour de Nicolas Peyrac qui, après s'être produit sur les scènes du Québec, retrouve les planches parisiennes au Casino de Paris. Il récidive quelques mois plus tard avec un nouvel album et un concert à Bobino. Mais des divergences avec sa maison de disques causent ensuite quelques difficultés au chanteur, qui s'échine durant deux ans à trouver un label pour son album Autrement : le disque connaît finalement une sortie relativement confidentielle chez un petit éditeur.

Nicolas Peyrac ne se laisse pas cette fois abattre par le découragement et signe en 2002 sous le label BMG : l'année suivante, il sort enfin un nouvel album, Seulement l'Amour. Redevenu productif, il reprend la route et réalise une tournée en France en 2006, à l'occasion de la sortie de l'album Vice-Versa, comportant un duo avec la comédienne Mathilde Seigner (« Deux inconnus qui s'aiment »).

Désormais actif sur deux fronts, il continue également à suivre sa vocation de romancier, et publie la même année J'ai su dès le premier jour que je la tuerais. Celui qui aurait pu n'être qu'un de ces multiples météores oubliés des années 1970 est devenu un artiste accompli, bien décidé semble-t-il à ne plus faire patienter des lustres ses admirateurs, tout en allant à la conquête d'un nouveau public qui le découvre avec plaisir.

Ce discret artisan de la chanson qui n'a jamais quitté la scène revient à la rentrée 2011 avec son nouveau projet, l'album Monterey, accompagné d'une compilation revisitée de ses classiques intitulée Di(x)versions, et du DVD de son spectacle Du Golden Gate à Monterey. Paru en octobre 2013, l'album Et Nous Voilà ! réunit une douzaine de duos avec Serge Lama, Bénabar, Anaïs, Carmen Maria Vega, Sofia Essaïdi, Ycare, Sanseverino, François Morel, Mickaël Furnon, Emmanuel Moire, Julie Zenatti et Enzo Enzo. Copyright 2014 Music Story Nikita Malliarakis

Héros d'un come-back devant bien plus à son talent qu'à une quelconque nostalgie des seventies, Nicolas Peyrac prouve que la persévérance et le travail des vrais artistes peuvent venir à bout de toutes les faiblesses humaines.

Né le 6 octobre 1949 à Rennes, Nicolas Peyrac, de son vrai nom Jean-Jacques Tazartez, grandit au sein d'une famille de médecins. Peu enthousiasmé par des cours de musique fort peu rock 'n' roll, le futur Nicolas a néanmoins la fibre musicale et se passionne pour Ferré et Brel. Le divorce de ses parents, au début des années 1960, l'amène à suivre sa mère, qui réside souvent aux Etats-Unis pour des raisons professionnelles : son séjour outre-Atlantique lui donne l'occasion d'élargir son horizon musical en découvrant la musique américaine.

Au Lycée français de New York, l'adolescent épate les filles en leur jouant de la guitare : désireux de ne pas trop massacrer les morceaux, il pratique assidûment l'instrument, qu'il apprend à maîtriser au bout de quatre ans « à se pourrir les doigts ». C'est donc un jeune homme au tempérament artistique très développé qui revient en France : en 1968, il participe à l'émission de télé-crochet Le Jeu de la Chance, mais ne se qualifie pas pour la semaine suivante. Hors de question, de toutes manières, que ses parents lui laissent suivre une vocation de va-nu-pieds ; il doit entamer des études de médecine, qu'il suivra durant six ans.

Photographe-compositeur-interprète

Mais l'intérêt pour le milieu musical ne le quitte pas et c'est par un biais détourné qu'il s'y introduit, parallèlement à ses études : doué pour la photographie, il réalise, grâce à une relation familiale, des pochettes de disques pour des artistes comme Gilbert Bécaud, Alice Dona ou Hervé Vilard. Gilbert Bécaud l'a à la bonne et lui fait visiter les coulisses de l'Olympia. En 1972, Jean-Jacques Tazartez rencontre l'éditeur musical Patrick Legrand (frère de Michel) et lui propose des textes de chansons : c'est le début d'une carrière d'auteur, qui le voit écrire pour des artistes comme Marie Laforêt et Gérard Lenorman.

En 1974, édité par Pathé-Marconi il commence à chanter ses propres chansons, avec un succès d'abord très relatif. Mais l'année suivante, c'est enfin le succès avec la ballade « So Far Away From L.A. ». Auteur-compositeur-interprète sensible et mélancolique, mais nullement rétro, Nicolas Peyrac se situe à mi-chemin entre les chanteurs à textes comme Jacques Brel et Hugues Aufray et les bêtes de scène seventies comme Michel Sardou. Soudain célèbre, il abandonne ses études de médecine, pourtant presque achevées, pour se consacrer à plein temps à la musique. Pour le titre « Et mon père », il se voit décerner en 1975 par la SACEM le prix de l'UNAC (Union nationale des auteurs-compositeurs).

Firmament et purgatoire

Dès la seconde moitié des années 1970, Nicolas Peyrac commence à tutoyer les vedettes : on le voit en 1976 et 1977 assurer les premières parties de Serge Lama, Marie-Paule Belle et Dalida. Toujours en 1977, il part en tournée française avec de nouveaux succès : « Je pars »  et « Le Vin me saoûle » ; en 1979, c'est la consécration avec un passage en vedette à l'Olympia. Mais la carrière de Nicolas Peyrac en tant que chanteur semble sur le déclin dès le début des années 1980 : ses disques connaissent un succès commercial moindre et le chanteur est, de surcroît, fragilisé sur le plan personnel par le décès de sa mère en 1978, lui rendant hommage dans l'album J'taimais, J'ai Pas Changé.

Il continue de tourner en France et à l'étranger, du Canada au Gabon, et d'écrire pour les autres (le titre « Je n'oublierai jamais », pour Johnny Hallyday, notamment) mais fait moins l'actualité. Nicolas Peyrac se tourne alors vers d'autres passions, l'écriture et la réalisation : il commence la rédaction d'un roman et réalise un documentaire pour la télévision. Mais de nouvelles difficultés personnelles, essentiellement sentimentales, le fragilisent à nouveau ; sa carrière s'en ressent et, après un album sorti en 1989, J'T'aimais Trop, J'T'aimais Tellement, Nicolas Peyrac disparaît de la scène, dépressif et échouant à terminer aussi bien son roman que les chansons qu'il tente d'écrire.

En 1992, c'est le brusque décès de son ami Michel Berger qui donne à Nicolas Peyrac l'électrochoc nécessaire pour sortir de la déprime dans laquelle il végétait depuis plusieurs années. Il produit un nouvel album, Tempête sur Ouessant. Installé au Québec, Peyrac achève de se ressourcer et termine son roman, Qu'importe le boulevard où tu m'attends. En 1995 sort son nouvel album, dont le titre sonne comme un voeu : J'avance. L'année 1996 voit le grand retour de Nicolas Peyrac qui, après s'être produit sur les scènes du Québec, retrouve les planches parisiennes au Casino de Paris. Il récidive quelques mois plus tard avec un nouvel album et un concert à Bobino. Mais des divergences avec sa maison de disques causent ensuite quelques difficultés au chanteur, qui s'échine durant deux ans à trouver un label pour son album Autrement : le disque connaît finalement une sortie relativement confidentielle chez un petit éditeur.

Nicolas Peyrac ne se laisse pas cette fois abattre par le découragement et signe en 2002 sous le label BMG : l'année suivante, il sort enfin un nouvel album, Seulement l'Amour. Redevenu productif, il reprend la route et réalise une tournée en France en 2006, à l'occasion de la sortie de l'album Vice-Versa, comportant un duo avec la comédienne Mathilde Seigner (« Deux inconnus qui s'aiment »).

Désormais actif sur deux fronts, il continue également à suivre sa vocation de romancier, et publie la même année J'ai su dès le premier jour que je la tuerais. Celui qui aurait pu n'être qu'un de ces multiples météores oubliés des années 1970 est devenu un artiste accompli, bien décidé semble-t-il à ne plus faire patienter des lustres ses admirateurs, tout en allant à la conquête d'un nouveau public qui le découvre avec plaisir.

Ce discret artisan de la chanson qui n'a jamais quitté la scène revient à la rentrée 2011 avec son nouveau projet, l'album Monterey, accompagné d'une compilation revisitée de ses classiques intitulée Di(x)versions, et du DVD de son spectacle Du Golden Gate à Monterey. Paru en octobre 2013, l'album Et Nous Voilà ! réunit une douzaine de duos avec Serge Lama, Bénabar, Anaïs, Carmen Maria Vega, Sofia Essaïdi, Ycare, Sanseverino, François Morel, Mickaël Furnon, Emmanuel Moire, Julie Zenatti et Enzo Enzo. Copyright 2014 Music Story Nikita Malliarakis


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