J'attendais avec beaucoup d'impatience le second ouvrage de Ron Leshem, après un "Beaufort" époustouflant. L'essai n'est pas vraiment transformé. On ne retrouve pas dans Niloufar la même densité et intensité dramatique que dans "Beaufort" (qui jouait il est vrai pour partie sur l'enfermement). Alors, bien sûr, l'exercice de style consistant pour un Israélien à décrire minutieusement la vie de jeunes dans un Téhéran où il n'a jamais mis les pieds est bluffant. Mais cette rencontre entre un jeune provincial et une fille de la grande bourgeoisie a quelque chose de peu crédible. Et, surtout, le récit tire souvent en longueur. La lecture est assez fastidieuse. Aux errances du personnage principal correspond correspond parfois un égarement las du lecteur.