Quatrième de couverture
Je me mettais en route et, chaque fois que je voyais quelque chose qui semblait en rapport avec Khayyam, je m'arrêtais aussitôt.
Les stores rouges d'un café de trottoir : À la fête de Norouz prends le bol tel un calice de fleur.
Des feuilles jaunes et mouillées tombées sur le pavé : Le rossignol, en langue pehlevi, annonce au rosier jaune : Voici venu le moment de s'abreuver de vin.
La cicatrice d'une branche sciée sur un tronc d'arbre dans le parc : Des mystères de l'au-delà nous ne savons rien, ni toi ni moi.
L'ombre allongée d'un flâneur ressemblant à une créature de la préhistoire: D'où venons-nous ? Où allons-nous ? Ou bien: Ô si ce monde offrait un lieu de repos !
Les derniers rayons du soleil frappant les gouttes de pluie sur les carreaux d'une fenêtre à l'aéroport: D'innombrables lunaisons croîtront et déclineront. Ou bien : Cette roue tournante... qui, nous fait paraître comme des images vagabondes.
Je cherchais de telles occasions, photographiques. Je crois que ce genre d'images encourage le lecteur à réfléchir, à rechercher la véritable signification de chaque poème, à s'élever en un vol intellectuel dans l'atmosphère riche et béante des rubayats.
Puisse mon offrande de ce vieux cru dans cette nouvelle coupe amener des hordes fraîches d'amoureux de la poésie dans les rangs des vieux aficionados! - Shahrokh Golestan