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No Logo : La tyrannie des marques Poche – 7 septembre 2007


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Zéro espace, zéro choix, zéro boulot : tel est, selon Naomi Klein, la société issue de la mondialisation et du règne des marques. Zéro espace, car la ville est envahie par la publicité. Les logos s'étalent même sur nos vêtements. Zéro choix, car le commerce indépendant ou local disparaît au profit de chaînes. Manger un en-cas veut souvent dire aller au McDo, de New York à Marseille, en passant par Buenos Aires. Zéro choix, c'est aussi l'influence des marques sur notre imaginaire, notre personnalité : impossible d'offrir une veste si ce n'est pas une Gap. Troisième conséquence de la mondialisation : zéro boulot. Les années quatre-vingt-dix ont marqué un tournant dans la conception même de la marque : les entreprises ne vendent plus des objets, mais des concepts. Nike ne produit plus des chaussures de sport, mais devient le sport à l'état pur. Résultat : les budgets et l'énergie de l'entreprise sont centrés sur le branding. La production, elle, devient secondaire et est délocalisée dans le Tiers-Monde. Ces emplois perdus en Occident devraient logiquement alimenter la croissance du Tiers-Monde. Or, selon l'auteur, les conditions de travail sont tellement pénibles et les salaires tellement bas dans les sweatshops des zones franches que cette délocalisation ne profite pas à ces populations, mais uniquement aux multinationales. Alors comment réagir ? Puisque les États semblent impuissants, boycotts, manifestations anti-mondialisation, information des consommateurs semblent être les armes des citoyens. Certaines font reculer l'empire des marques… Naomi Klein, journaliste indépendante canadienne, offre avec No Logo une enquête de terrain, alimentée de nombreux chiffres et témoignages. S'inscrivant dans le mouvement anti-mondialisation qui s'affirme de Seattle aux campagnes françaises contre la malbouffe, No Logo est en passe de devenir un livre-culte. Cela malgré quelques pistes non explorées : en effet, a qui profite la mondialisation ? N'est-ce pas elle qui alimente aussi en produits de qualité et très bon marché nos propres supermarchés offrant à ceux qui n'en avaient pas les moyens auparavant un accès aux biens de consommation ? --Valérie Plomb --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Revue de presse

Mine de rien, ce livre, consacré à « la tyrannie des marques », indique peut-être des pistes à suivre pour les actionnaires non pas de la nouvelle économie (leur « rinçage » devrait leur avoir suffi) mais de l'économie du futur. L'auteur, journaliste et économiste, inspiratrice de José Bové, n'y va pas de main morte pour démonter la puissance des grandes entreprises sur l'économie mondiale. Elle publie même des tableaux (officiels) que seuls les économistes les plus « fins » ont interprétés.
Savez-vous à combien, rapporté au pourcentage du revenu total aux Etats-Unis, s'est élevé le montant des impôts payés par les grandes sociétés américaines entre 1952 et 1998 ? Réponse : en 1952, 31,1 %, en 1975, 11,4 %, et en 1998, 11,5 %. Chiffres spectaculaires, publiés par l'US Office of Management and Budget, mais à prendre avec des pincettes. Car les 31,1 % de 1952 ne représentaient que peanuts par rapport aux 11,5 % de 1998. Les chiffres sont donc à manier avec précaution, comme ne l'ignorent pas les actionnaires !
En revanche, les réflexions, bien senties, de l'auteur sur des grandes marques comme Nike, Apple, The Body Shop, Levi's, Calvin Klein, Disney donnent à réfléchir : « Pour ces sociétés, le produit apparent faisait seulement office de matériau de remplissage dans la production réelle : la marque. » Voilà longtemps que les analystes américains le savent, intégrant dans leurs analyses d'entreprise les survaleurs liées à la marque. -- La Vie Financière --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.


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Détails sur le produit

  • Poche: 570 pages
  • Editeur : Editions 84 (7 septembre 2007)
  • Collection : J'ai lu Essai
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2290003522
  • ISBN-13: 978-2290003527
  • Dimensions du produit: 18 x 2,7 x 11 cm
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En savoir plus sur l'auteur

Journaliste, essayiste et réalisatrice, diplômée de la prestigieuse London School of Economics, Naomi Klein, née en 1970 au Canada, fait partie des penseurs les plus influents de la scène intellectuelle internationale. Elle est l'auteure du best-seller No Logo, traduit dans vingt-huit langues et devenu une référence incontournable dans le monde entier. No Logo offre un bilan d'une société issue de la mondialisation et du règne des marques ainsi que des nouveaux mouvements de résistance des citoyens.
Convaincue que seuls les enseignements dispensés par l'Histoire permettent à l'humanité de faire face au désarroi provoqué par les chocs, les crises et les traumatismes auxquels le monde ne cesse de se trouver confronté, Naomi Klein progresse dans son réquisitoire avec une détermination impressionnante afin d'éveiller les consciences et de prodiguer à ses contemporains d'authentiques outils de résistance pour faire pièce à la faillite programmée du politique.
Tout en dessinant une nouvelle éthique de l'investigation journalistique, La Stratégie du Choc s'affirme comme une lecture indispensable pour réévaluer les enjeux des temps présents et à venir, vis-à-vis desquels les citoyens du monde portent, ensemble, une responsabilité impossible à déléguer.
Best-seller international, traduit en vingt-sept langues, La Stratégie du Choc a valu à Naomi Klein de recevoir en février 2009 le prix Warwick.
Le documentaire inspiré de La Stratégie du choc et réalisé par Michael Winterbottom est sorti sur les écrans français au printemps 2010, il est parut au mois de septembre 2010 en DVD aux éditions Montparnasse.
Du même auteur, Actes Sud a déjà publié No Logo (2001 ; Babel n° 545) et Journal d'une combattante (2003 ; Babel n° 692).

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Commentaires en ligne

4.2 étoiles sur 5

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32 internautes sur 34 ont trouvé ce commentaire utile  Par bluesbeauty sur 10 janvier 2005
Format: Broché
"No logo" est un livre passionnant à lire et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, la verve présente dans l'exposé de Naomi Klein nous donne réellement l'impression de l'avoir face à nous en chair et en os. Ensuite, il est à noter la qualité du contenu. Cette qualité touche à l'analyse, à la réflexion, à la critique et quelques fois même à l'autocritique faites par l'auteur. Enfin, le sujet abordé, la tyrannie des marques (sous-titre du livre), touche en plein cœur la vie de tout un chacun.
Les stratégies de "branding", l'accaparation des espaces publics par le privé, la récupération des modes de vie et même de contestation, la recherche du monopole (en totale opposition d'ailleurs avec tous les beaux discours des entreprises nous vantant la saine concurrence), la politisation des marques ainsi que l'accroissement exponentiel de leur pouvoir sur la vie des gens en général, sont autant de thèmes abordés, analysés, décortiqués et illustrés d'exemples criants dans les deux premières parties du livre ("zéro espace" et "zéro choix").
La troisième partie, "zéro boulot", traite d'un sujet grave puisqu'elle aborde le thème de l'exploitation de l'être humain qui va jusqu'au non respect des droits de l'homme, sévices corporels compris, infligée par les sous-traitants des zones franches industrielles (les zones franches industrielles sont des sortes de Guantanamo de l'industrie, des zones où le droit n'a pas sa place) situées dans les pays pauvres.
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35 internautes sur 38 ont trouvé ce commentaire utile  Par L. Mousson sur 7 mai 2002
Format: Broché
... ce n'est pas un argumentaire philosophique ou économique définitif sur la mondialisation, et le propos principal n'est pas l'analyse. Ce n'est d'ailleurs pas l'intention.
Le propos, remis dans le contexte Nord-Américain, est celui d'une prise de conscience. Il s'agit d'un ouvrage où l'énumération de faits, dans la tradition journalistique anglo-saxonne, vise à réveiller la conscience de certains consommateurs, et non à tenter un démontage délicat des mécanismes ou à trouver des solutions.
De fait, c'est un ouvrage grand public, dont la lecture est assez aisée malgré le foisonnement d'exemples ; vouloir le comparer à des choses plus exigeantes et solides intellectuellement, mais qui ont la fâcheuse tendance à tomber des mains du plus grand nombre, est à mon humble avis, une erreur. Beaucoup de lecteurs y trouveront leur compte.
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile  Par Luc REYNAERT TOP 100 COMMENTATEURS sur 11 février 2011
Format: Poche
Dans ce livre, Naomi Klein met le doigt sur un changement crucial dans l'histoire industrielle du monde occidental. Ce changement explique clairement pourquoi le taux de chômage y reste si élevé et pourquoi il n'y a pas d'amélioration à l'horizon: les sociétés transnationales privées ne sont plus intéressées par la production, mais uniquement par des images de marque. Les produits réels sont fabriqués dans des usines, les marques dans la tête. Des marques créent des grosses marges, la fabrication des maigres revenus.

Désindustrialisation dans le Premier monde
Cette nouvelle stratégie a provoqué des licenciements à grande échelle dans le Premier monde et créé des zones franches dans le Tiers Monde.
De plus, les sociétés se sont transformés en `moteurs de croissance pour la richesse de leurs actionnaires', au lieu d'être des `moteurs de croissance de l'emploi'. Dernièrement, les chefs des 30 entreprises qui ont le plus licencié, ont vu leurs rémunérations globales augmenter de 67%. Les emplois indispensables sont sous-traités ou devenus des emplois précaires et / ou temporaires. La concurrence féroce entre les pays du Tiers-monde fait baisser les prix de production, mais crée des marges colossales dans les pays du Premier monde. Les salaires dans les zones franches d'exportation sont si faibles que les travailleurs ne peuvent même pas acheter des biens de consommation qu'ils produisent.
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17 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile  Par GLU sur 3 septembre 2004
Format: Poche
Ce livre de la très médiatisée journaliste indépendante canadienne est bien documenté et ce qu'il raconte est vérifiable au quotidien.
Une accumulation d'exemples censés nous faire prendre conscience des maux qui nous cernent de toutes parts. Mais rien de plus (et c'est ce qui justifie ma note)car quand il s'agit d'énumérer faits et chiffres qui font froid dans le dos, elle est bien là, mais elle ne propose pas une seule solution! Et son écriture est bien plate, pour ne pas dire ennuyeuse, mais bon, elle a le mérite de pointer du doigt quelques-uns des défauts majeurs de notre société, alors je ne la critique pas trop et je vous recommande quand même ce bon livre.
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