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Commentaires client les plus utiles
30 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Ne pas confondre...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : No Logo : La tyrannie des marques (Broché)
... ce n'est pas un argumentaire philosophique ou économique définitif sur la mondialisation, et le propos principal n'est pas l'analyse. Ce n'est d'ailleurs pas l'intention.Le propos, remis dans le contexte Nord-Américain, est celui d'une prise de conscience. Il s'agit d'un ouvrage où l'énumération de faits, dans la tradition journalistique anglo-saxonne, vise à réveiller la conscience de certains consommateurs, et non à tenter un démontage délicat des mécanismes ou à trouver des solutions. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Les marques sont-elles tyranniques ?,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : No Logo (Poche)
Quand j'ai lu ce livre, à sa parution, je suis un peu passé à côté, à tort. Travaillant moi-même dans le secteur que Naomi Klein accuse (le marketing), je l'avais un peu pris pour un brûlot anti-marques. Dix ans plus tard, je l'ai repris pour y chercher quelques références... et je l'ai relu avec plus de distance et d'intérêt.
Chercheuse canadienne, Naomi Klein dresse un impitoyable réquisitoire contre les grandes entreprises qui ont cessé de se préoccuper de choses aussi triviales que de fabriquer des produits (et les ont donc sous-traités à des "sweatshops" dans le Tiers Monde) pour se concentrer sur leurs marques. Si le livre n'est pas exempt de caricatures ni d'exagérations, la tyrannie du logo a effectivement des conséquences sociales évidentes, terribles. Et, à le relire aujourd'hui, avec la grande crise financière, il apparaît même relativement prophétique : l'auteur y annonçait en effet que ces conséquences sociales toucheraient aussi à terme les pays occidentaux et que, à défaut du NO LOGO, on se retrouverait bientôt avec NO JOB. Là où on n'est pas obligé de la suivre (en tout cas pas moi) c'est quand on se rend compte que sa critique des marques n'est qu'une étape dans une critique plus globale anti capitaliste et anti occidentale. Mais le livre a le mérite d'ouvrir un débat et d'être très bien argumenté. Et lire de bons livres avec lesquels on n'est pas d'accord est toujours stimulant. Et puis, c'est un sujet sur lequel Klein glisse un peu vite, on le comprend car elle déteste tellement les grandes entreprises, c'est sur la responsabilité partagée avec les consommateurs. Quand on achète un T-shirt vietnamien à 1 euro, on sait parfaitement qu'il ne peut pas avoir été produit décemment. N'est-on pas u peu complice alors ? No Logo est malheureusement quelque peu "défiguré" par une traduction exécrable, empruntée semble-t-il à l'édition canadienne. Quelqu'un peut-il dire à l'éditeur que les Québécois et les Français ne partagent pas tout à fait le même français ce qui donne l'impression de lire Klein avec quelques québecquismes malvenus (l'inverse serait tout aussi vrai si nos cousins de la Belle Province lisaient un livre bourré de gallicismes). Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Le Tiers-monde a toujours existé pour le confort du Premier,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : No Logo (Poche)
Dans ce livre, Naomi Klein met le doigt sur un changement crucial dans l'histoire industrielle du monde occidental. Ce changement explique clairement pourquoi le taux de chômage y reste si élevé et pourquoi il n'y a pas d'amélioration à l'horizon: les sociétés transnationales privées ne sont plus intéressées par la production, mais uniquement par des images de marque. Les produits réels sont fabriqués dans des usines, les marques dans la tête. Des marques créent des grosses marges, la fabrication des maigres revenus.
Désindustrialisation dans le Premier monde Cette nouvelle stratégie a provoqué des licenciements à grande échelle dans le Premier monde et créé des zones franches dans le Tiers Monde. De plus, les sociétés se sont transformés en `moteurs de croissance pour la richesse de leurs actionnaires', au lieu d'être des `moteurs de croissance de l'emploi'. Dernièrement, les chefs des 30 entreprises qui ont le plus licencié, ont vu leurs rémunérations globales augmenter de 67%. Les emplois indispensables sont sous-traités ou devenus des emplois précaires et / ou temporaires. La concurrence féroce entre les pays du Tiers-monde fait baisser les prix de production, mais crée des marges colossales dans les pays du Premier monde. Les salaires dans les zones franches d'exportation sont si faibles que les travailleurs ne peuvent même pas acheter des biens de consommation qu'ils produisent. Des fusions constantes ont augmenté la taille des sociétés de marque, ce qui leur permet de décider quels articles doivent être exposés dans les magasins; en d'autres termes, ils créent un nouveau type de censure. Bien que l'analyse de Naomi Klein est cruciale et très révélatrice, les remèdes qu'elle propose sont plutôt innocents, épidermiques ou trop générales (p.ex. des manifestations de masse ou des boycotts). Notre monde a besoin d'une vision plus ciblée, que nous pouvons trouver dans les aeuvres de Joseph Stiglitz ou (pour une vue venant du Sud) de Walden Bello. Lecture obligatoire pour tous ceux qui veulent comprendre le monde dans lequel nous vivons. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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