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| 1. Lifes greatest fool |
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| 2. Silver raven |
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| 3. No other |
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| 4. Strength of strings |
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| 5. From a silver phial |
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| 6. Some misunderstanding |
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| 7. True one |
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| 8. Lady of the north |
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| 9. Train leaves here this morning - Clark Gene |
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| 10. Lifes greatest fool |
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| 11. Silver raven alt |
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| 12. No other alt |
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| 13. From a silver phial alternate version |
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| 14. Some misunderstanding alt |
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| 15. Lady of the north alt |
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Commentaires client les plus utiles
54 internautes sur 55 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le chef-d'oeuvre inconnu,
Ce commentaire fait référence à cette édition : No Other (CD)
Ne pas se fier, surtout, à la première impression éprouvée à l'orée de ce disque : un style countrysant, optimiste, tranquille, un brin "laid-back" ("Life's greatest fool") : il n'en est rien (on réalisera rétrospectivement que ce premier titre est tout aussi pervers), ce que vient aussitôt confirmer le second morceau, tout de noirceur inquiétante ("Silver raven"). Qu'est-ce que ce corbeau argenté et mystérieux qui plane au-dessus des rivières sans retour ? Ici la rythmique se fait entêtante, les basses percutantes, les guitares obsessionnelles : voilà le grand album baroque auquel, depuis maintenant trente ans, un culte (très) secret est dévolu.Son auteur, Gene Clark, est pourtant loin d'être un inconnu : membre fondateur, avec David Crosby, des légendaires Byrds, il a quitté précocement le groupe (1966), à l'issue de conflits internes et autres jalousies latentes. Après huit années de carrière solo quelque peu erratiques - à l'image du personnage - il signe là assurément, après le très remarquable et très peu remarqué "White light", son chef-d'oeuvre absolu. Ce disque produit une impression fascinante : nous voilà plongés dans les grands espaces désertiques d'une Amérique rêvée, tels que le Cinéma, des grands westerns de John Ford à "Paris-Texas" (Wenders) en passant par l'onirique "Zabrisky Point" d'Antonioni nous les a donnés à voir, et à vivre. On a le sentiment d'une prise directe avec cette nature hostile et grandiose, cette terre brûlée par un soleil rougeoyant, où les corbeaux altiers déploient leurs ailes argentées, comme en une augure secrète, une prophétie inavouable. La voix traînante, amère, désolée, fragile, à chaque fois rompue, et pourtant digne et chaleureuse de Gene Clark, règle la marche d'un opus foisonnant, aux arrangements ambitieux et déroutants, aux choeurs surpuissants (on croirait parfois entendre les I-three !), qui donne à certains moments un sentiment de vertige et de perdition, comme sur le magnifique "Strength of strings". Mais ce n'est rien encore comparé à ce monument absolu de lyrisme fiévreux et maladif que représente l'invraisemblable "Some misunderstanding", au mitan de l'album, chef-d'oeuvre au sein du chef-d'oeuvre, incroyable morceau de plus de huit minutes, bouleversante confession de Gene à la femme aimée, porté par une orchestration démesurée, excessive et désarmante (piano, synthés, cordes, saxos, etc.), à la beauté sauvage et primitive : inoubliable car éternel. Cet album de désert, de distance, de lointain et d'inconnu oraculaire, comme imprégné de mysticisme indien, cet album qui, tel l'être heideggerien, ne se découvre qu'en se voilant, se referme alors sur une page musicale d'un grand raffinement et d'une belle complexité, "Lady from the north, lequel suit le très entraînant et jubilatoire "The true one". "No other" s'affirme, en toute simplicité, comme l'un des plus grands disques de tous les temps, mais aussi comme l'un des plus méconnus, à ranger aux côtés du "Odessey and oracle" des merveilleux Zombies. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
18 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
La merveille oubliée,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : No Other (CD)
De tous ceux qui sont passés dans les Byrds, on évoque toujours le mégalo McGuinn, le hippy réac Crosby, le crucifié Gram Parsons et son compère Hillman. Et on oublie systématiquement Gene Clark.Membre fondateur du groupe, viré parce qu''il faisait de l''ombre aux autres (c'est lui qui signait toutes les meilleures compos originales du groupe), Gene Clark a vu sa carrière solo, certes erratique, ignorée de tous. Et dans le jeu très à la mode qui consiste à dresser les listes des meilleurs albums, quand on en vient au country-rock, on n'y trouve pratiquement jamais aucun de ses disques. Même pas ce « No other ». Et pourtant '... Alors, oubliez un moment les Flying Buritto Brothers, Gram Parsons, Poco, Eagles et consorts. Et écoutez ce « No other » qui par sa classe laisse loin derrière toutes les rondelles des précités. Depuis sa sortie en 1974, ce Cd a « bénéficié » de chiffres de vente pitoyables, la mort même de Gene Clark en 1991 étant passée totalement inaperçue. Il avait pourtant signé avec « No other » un authentique chef-d''œuvre, comme il n''en sort qu''un tous les lustres. Pas un morceau, pas une mesure, pas une note ne sonnent superflus. Ou datés, tant ce Cd est une merveille intemporelle. Indispensable dans toute discothèque digne de ce nom. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Fascinant!,
Par JEAN-CLAUDE "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : No Other (CD)
En perdant Gene Clark, les Byrds ont perdu celui qui a composé l'essentiel des meilleurs titres du groupe. Par contre, en se libérant de l'ambiance délétère des Oyseaux... pour voler de ses propres ailes, Gene Clark peut laisser libre cours à son immense talent. White Light, en 1971, confirme tout le bien qu'on pense de lui. Mais l'oysillon a du mal à décoller, la faute au public qui n'y comprend rien...Pourtant, il est doué le gars et le prouve. No Other (1974) est l'autre fruit de cette fertilité et de cette faculté à faire de la très bonne chanson. Gene Clark est un song-writer de première qualité, un très bon chanteur doublé d'un mélodiste hors pair. Chris Hillman (ex-Byrds) n'est pas rancunier et file le coup de main à son pote, comme, entre autres, Joe Lala (ex-Manassas) et Butch Trucks de l'Allman Brothers, de vrais cadors de studios. Gram Persons (ex-Byrds) avait pour rêve de produire une « musique américaine cosmique » (un brassage de rock, de country, de soul et de psychédélisme) mais une mort venue trop rapidement l'en a empêché. Gene Clark a repris le flambeau pour ré-inventer enfin cette fameuse « musique américaine cosmique ». No Other réussit l'exploit de mélanger avec raffinement le genre sophistiqué des seventies avec ces ballades d'une sensibilité à fleur de peau et d'une grande nostalgie. Le country rock n'a jamais été fouillé dans de telles profondeurs. Gene Clark donne le sentiment d'y traîner sa croix ; ce mec là, c'est une énigme. No Other, c'était son destin. Il avait tout le profil pour marquer la légende du rock et passe complètement inaperçu. C'est la faute à pas-de-bol ! Chienne de vie ! C'est pourquoi No Other est fascinant, les enfants ! Remis en selle par David Geffen, Gene Clark va claquer un budget conséquent pour faire ce disque, ce qui ne va pas sans froisser le boss qui va faire une croix sur le personnage, vite fait, bien fait. Putain de poisse, quand tu nous tiens ! Et l'album dans tout ça ? Fragile, introspectif, triste, glauque, poignant, désespérant, chargé d'émotion. Quelle agréable sensation se dégage de ce disque ! J'ai rarement été touché de cette manière par un gus qui traîne une telle réputation de loser, voire de has-been... 8 titres pour 43 minutes très intenses. Il démarre avec des gros nuages noirs au dessus de la tête, qui annonce une ambiance lourde avec un titre country-western (Life's Greatest Fool aux notes gospel). Et l'ambiance se fait effectivement très pesante, affligeante avec les merveilleux morceaux suivants que sont Silver Raven (une merveille de douceur), le lugubre No Other, le titre sans espoir Strength Of Strings, ou encore From A Silver Phial et Some Misunderstanding aux relents de coke. Le coup d'assommoir, c'est Lady Of The North qui va le porter avec ses 6 minutes qui terminent No Other. On a du mal à se remettre. Gene Clark lui, ne se remettra jamais d'un travail aussi fantastique et qui ne sera pas payé en retour. Y'a des matins, faudrait même pas se lever...Rendez hommage à ce mec, intéressez-vous de très près à No Other et son country-rock psychédélique inouï, jamais entendu nulle part, ses paroles déglinguées et terrifiantes par moments. C'était son aeuvre, fantastique, et, à la manière d'un Buckley, il n'en a pas touché les bénéfices. Putain de poisse !
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