24 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
paysages grandioses des steppes d'Asie centrale!, 6 avril 2008
Au XVIIIe siècle, le Kazakhstan est un pays de nomades de différentes tribus qui ne réussissent pas à s'unir face aux envahisseurs barbares qui les déciment. Mais une prophétie annonce la naissance d'un enfant kazakh, lointain descendant de Gengis Khan, qui, par sa bravoure exceptionnelle sauvera le pays ... Ce film est parrainé par le Président de la République du Kazakhstan qui a souhaité revaloriser l'histoire de son pays à travers une fresque qui mette en valeur l'esprit de liberté de son peuple et la magnificence des paysages. Certes beaucoup de films historiques ou légendaires de ce genre ont été récemment tournés et celui-ci n'évite pas les clichés inhérents au genre. Mais si l'on aime voir du grand spectacle dépaysant, on admirera cette grandiose épopée guerrière à la mise en scène impressionnante, qui offre de fortes scènes d'action, avec des images superbes des immenses steppes d'Asie Centrale . Visuellement c'est très réussi! Une édition Wild Side d excellente qualité . Pour compléter le film , en bonus, un documentaire instructif et attrayant sur le conquérant Gengis Khan .
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Un pseudo-documentaire épique, une légende nationaliste kazakhe en Eurasie, 22 août 2009
L'histoire sort de la plume de Rustam Ibragimbekov, réalisé par Ivan Passer, Sergei Bodrov and Talgat Temenov sous la direction de Milos Forman. Financement 40000000$ par le gouvernement Kazakhe.
J'ai retrouvé dans ce film des fascinations du réalisateur de Gengis khan pour la vie en Eurasie : grandes steppes, et paysages démesurés splendides, fiers cavaliers sur leurs montures agiles, nomadisme traditionnel qui devait donner à justement le nom du film.
Alors où est ce que je veux en venir ? Quelle petite bête a attiré mon attention ?je n'ai pas pu digérer le sens explicitement nationaliste donné au film, et cautionné ainsi par le président du Kazakhstan : pas pour des raisons idéologiques ou politiques mais parce que les arguments de la profession de foi ne tiennent pas debout ;
La base de l'histoire relate le soulèvement au début du 18e siècle d'une ethnie divisée, les kazakhes contre leurs oppresseurs envahisseurs les jungars, peuple mongol bouddiste : cette révolte salvatrice est menée par un courageux guerrier, père fondateur de la future nation kazakhe ; Il va unir sa nation contre l'oppresseur. D'autres petits peuples ont trouvé des arguments similaires pour fonder leur nation ; qui va les contredire ?, il n'y a pas de texte écrit pour cautionner ces faits.
Ce qui m'a chiffonné c'est que l'auteur n'arrive pas à intégrer les constantes culturelles de l'Eurasie pour asseoir ce nationalisme échevelé, 3 types d'incohérences :
1) Incohérence religieuse : un sage kazakhe annonce comme le messie l'arrivée du guerrier salvateur de la Nation, par tradition asiatique de regarder les astres, de mêler l'astrologie et astronomie, et d'ailleurs les ennemis font de même ; Mais le héros une fois présent, Dieu est appelé toutes les 5 minutes, et ce Dieu est avec nous, se traduit dans la version française par un « amen ». Or aucun syncrétisme n'est annoncé, les parents et amis du héros sont simplement musulmans et viennent de la frontière moyenne orientale de l'Empire ottoman. Ce sont des troupes de sultan qui vont libérer le pays de l'oppresseur.
2) Incohérence ethnique : L'acteur qui incarne le héros fait très occidental(californien Jay Hernandez), son meilleur ami moyen oriental( en fait acteur mexicain Eduardo Kuno Becker Paz); tous les autres acteurs principaux Dilnaz Akhmadieva, Mark Dacascos, Jason Scott Lee, sont également américains, les autres intervenants quelque soit le camp très asiatiques. au mieux pris dans l'ethnie turque Uyghur. Les filles sont présentées comme libres, tant dans leurs mouvements que dans une certaine mesure dans leurs choix (propre au nomadisme asiatique). Les troupes kazakhes sont vêtues de casques et armures perses face aux chapkas asiatiques et tuniques fourrées de leurs adversaires
3) Incohérence de référence : le salut de la Nation vient clairement de l'Ouest, alors que les kazakhes tiennent à patronner leurs efforts par leur filiation avec le grand Gengis Khan. Leurs ennemis épargnent le héros captif pour cette raison ; Mais parler de délimitation de territoire en faisant référence à un homme, ennemi de l'Islam, qui a conquis l'Eurasie, n'est pas paradoxal ?
En conclusion, le film est assez beau, mais pas transcendant, car il plombe son lyrisme narratif par trop d'incohérences socioculturelles
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Bon divertissement, 17 juillet 2010
Contrairement à Mongol que le meme auteur sortira 2 ans plus tard et qui a des pretentions historiques, Nomad vise uniquement le divertissement. Le scenario raconte une prophetie d'un sauveur unificateur des kazaques en lutte contre les Dzungars. Des lors qu'il est admis que ce film est du pur divertissement il ne sert à rien de rechercher des incoherences, il faut juste profiter du spectacle. Et le spectacle est sympathique, pas passionnant mais pas ennuyeux. L'image HD est plutot bonne; les decors sont plus travaillés que dans Mongol et certainement plus couteux. Les payasages sont magnifiques; les acteurs assurent leurs roles correctement. Les scenes d'action sont bien filmées, avec un peu de boucherie mais pas trop. Les bonus sont interessants et l'image est bonne, ce qui est plutot rare dans les bonus en général. Je mets 4 etoiles. A choisir entre Mongol et Nomad, je conseille d'acheter Mongol dont l'histoire tient mieux la route; Nomad s'adresse à un public plus jeune.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non