Le livre est empli d'évidences qu'il est bon de rappeler et de marteler même, sur le plan éducatif. Il nous donne aussi quelques éléments fort intéressants, clés de lecture. L'auteur se prévaut de maîtres éminents: Olivier Clément, tout récemment disparu; Alfred Sauvy; Fernand Braudel. Et l'on perçoit sa recherche à coller à la réalité, au bon sens, avec une certaine honnêteté intellectuelle. Il remet en place quelques idées fausses tellement répandues et rappelle des vérités cachées à un grand nombre (ex: c'est le christianisme qui a donné à la femme toute sa dignité).
Mais l'auteur reste dans le politiquement correct sur divers sujets. Egalement lorsqu'il parle de totalitarisme: c'est à chaque fois le nazisme qui est évoqué. Bien commode car il n'existe plus. Certaines mentions plus actuelles auraient été les bien venues: le communisme fait encore des ravages.
Sur d'autres sujet, l'auteur manifeste assez clairement ses contradictions, sujets encore tabous aujourd'hui: le divorce, l'avortement, l'homosexualité et l'homoparentalité.
Son honnêteté intellectuelle est torturée sur ces questions, et JC Barreau fait le grand écart entre ce qu'il pressent comme juste: la stabilité du couple monogame (page 129 par exemple: les enfants ne sont pas indifférents à la séparation de leur parents), le respect de la vie et de la dignité de l'enfant (p 128 par exemple: les enfants ne sont pas des objets), la nécessité pour l'enfant de grandir entre un père et une mère (p 131, c'est vital pour un jeune)... et ce à quoi le politiquement correct l'oblige, parce qu'il refuse de s'en détacher. Il décline lui-même le discernement des esprits qu'il recommande pourtant, page 51, avec justesse.
Donc, un livre intéressant, à lire avec discernement tout de même. Agréable typographie.
Je posterai des éléments complémentaires plus longs lorsque ce commentaire sera en ligne, dans la rubrique "remarque sur ce commentaire".