En 3 histoires courtes et avec style, Soljénitsyne nous dépeint la société soviétique en se concentrant sur ses jeunes, victimes d'une déculturation massive et planifiée.
Cette perte d'identité morale se matérialise par exemple par un égalitarisme maladif qui fait perdre toute valeur aux diplômes et finit par un renversement complet des rôles, le prof valant dès lors moins que son élève, ou par un enterrement sans autre forme de procès de tous les chefs d'oeuvre de la littérature russe afin d'être remplacés par de la médiocre propagande.
On le comprend ici, le socialisme est une entreprise d'accaparement des esprits de long terme, et qui met également longtemps à s'effondrer sous le poids de sa fausseté.