Impardonnable ! La version française n'existe toujours pas !
Et ma version vhs est exangue !
Cette version de Dracula est une des plus belle que je connaisse :
reprenant la trame du roman de Bram Stoker, cette adaptation cinématographique est plus poétique et angoissante que les nombreuses versions de Thérence Fisher et moins racoleuse que celle de Coppola ... Ici, c'est la mélancolie qui suinte des pavés humides, la mélancolie infinie d'une vie qui ne peut pas mourir. Dracula est avant tout un personnage mélancolique, il sent l'humidité, le bois moisi, il a froid, toujours froid, il fait si froid chez les morts vivants.
La scène où le navire sans équipage aborde lentement à un quai d'Amsterdam (mais est-ce Amsterdam... peu importe) est un sommet de l'angoisse cinématographique, un moment que David Lynch doit connaître par c½ur. Ce qui étonne en fin de compte, c'est la retenu, la tension que la mise en scène de Herzog : la folie de Klaus Kinsky est jugulée, interiorisée, son jeu d'acteur est "presque sobre". Rien à voir avec les explosions délirantes auxquelles les 2 protagonistes se livreront dans Aguire ou Fiztcarraldo. Dracula est un être qui souffre, pas un hystérique suppot de Satan. Bruno GANZ, autre comédien fétiche d'Herzog, est pafait en héros positif mais manipulé par des forces qui le dépassent.
Quant à la sublime Isabelle Adjani, son tein naturellement pâle, sa mélancolie diaphane en font une parfaite victime annoncée du maître de la Nuit.Bon,la version française n'existe pas mais est-ce si grave, ce film se passe de dialogue et repose avant tout sur le jeux des acteurs et les images superbes d'Herzog.