Keren Ann se familiarise avec la musique folk américaine pour cet album sorti en septembre 2003.
Not Going Anywhere est signé chez Capitol-EMI (Blue Note aux Etats-Unis) et contient onze morceaux dans sa version simple. S’y trouvent notamment les reprises anglaises de quatre chansons de l’album précédent
La Disparition (2002).
Cet album marque les débuts de l’artiste dans la langue shakespearienne et d’un son résolument folk. Egalement le début du travail avec Bardi Johannsson (Bang Gang) dont on retrouve la collaboration sur plusieurs morceaux, Keren Ann composant seule les autres titres, tandis que Benjamin Biolay reste présent dans la phase de production - notammet pour les reprises anglaises. Cette coupure nette avec l’esprit chanson française de ses précédents albums lui ouvre les portes d’un succès international, l’album se vendant à 35.000 exemplaires et lui valant une nomination aux Victoires de la musique la même année.
Il démarre par le morceau-titre
« Not Going Anywhere », ballade poétique où le timbre de Keren Ann se surperpose sur un fond de guitare acoustique nimbé de cordes classiques. Un titre emblématique de la discographie. Dans la ballade enfantine
« Polly », Keren Ann narre l’histoire de cette petite fille âgée de 28 ans, que l’on peut juger autobiographique.
Plusieurs titres sont des reprises de son propre répertoire en français : le mi-folk, mi-électrique
« Road Bin » tiré de la chanson
« Les Sables mouvants » ,
« Right Here & Right Now » qui n’est autre que
« La Disparition » dans un style plus romantique piano-guitare et chœurs d’enfants,
« Seventeen » pour
« Surannée », et
« Spanish Songbird » d’après
« Mes Pas dans la neige ».
Parmi ses chansons les plus emblématiques, il faut noter le single
« Sailor & Widow », drame marin au débit rapide, a les honneurs du
Top Of The Pops anglais, et
« By The Cathedral » où l’intensité eset à mettre en parallèle avec l’histoire de cette rencontre spirituelle.
Enfin,
« Ending Song », composé avec Bardi Johannsson, est cette chanson où les deux protagonistes répètent à volonté « follow me… ». Qui n’aimerait les suivre ?...
Une version coffret comprend un deuxième CD avec trois chansons inédites :
« Beautiful Day », la reprise de Nick Drake
« I Was Made To Love Magic », une autre de Stevie Wonder (
« Fingertips »), ainsi que versioins débranchées de
« By The Cathedral » et
« Spanish Songbird ».
Arnaud Pouchin - Copyright 2013 Music Story