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Sa composition est kaléidoscopique. Les genres y sont mêlés : notes de voyages, fragments de journal intime, rondes et ballades, dictionnaire poétique, dialogues fictionnels. Toutes les formes d'écriture sont convoquées pour dire l'ardeur avec laquelle Gide tente d'exister. Il invite le lecteur à éduquer sa sensibilité : tendre vers une acuité de l'instant, du mouvement, du dénuement. Vers l'amour, libéré de ses contraintes morales ou religieuses.
Gide rend hommage à la Création toute entière et prône une vie nomade, sans attaches. Son style est à l'images de ses intuitions : libre, sauvage et intensément poétique.
"Nathanaël, je t'enseignerai la ferveur". C'est en effet cela que transmet Gide, cet éveil, cet élan à demi-mystique qui rend grâce au simple fait de respirer. --Claire Mazurel
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Commentaires client les plus utiles
29 internautes sur 29 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
L'hymne à la vie,
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Nourritures terrestres (Poche)
Avec ses "Nourritures terrestres", André Gide développe une philosophie de l'instant et de la ferveur. Savoir contempler un paysage, goûter un fruit, se rappeler que la "beauté est dans le regard et non dans la chose regardée". L'auteur nous invite à découvrir avec lui les merveilles d'en bas puis à jeter son livre pour partir à leur rencontre. Ce livre est tout simplement beau.
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10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Instruire la sensibilite humaine ...,
Par haddad ahmed (Tunisie) - Voir tous mes commentaires
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Andre Gide nous livre sa conception naturelle de l`homme libre et affranchi ,consommant avec ardeur les fruits de la vie .La philosophie complexe et oh combien sensuelle de l`auteur nous invite a se laisser noyer dans la quietude de l`instant:'presence infinie'... coulisse du temps qui fuit ... source feconde d`un plaisir auto-entretenu ('une soif jamais etanchee') Derriere les multiples attentes que dresse Gide ,c`est tout un concert d`emotions dans lequel chaque etre prend part a sa maniere, par sa propre expression de 'la joie'. Une oeuvre profonde aux senteurs mediterraneennes ... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Pour en finir avec la mélancolie,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Nourritures terrestres (Poche)
Voilà un roman de Gide rafraîchissant, poétique, qui nous invite à revenir sur notre être en goûtant aux sucres de la Nature par une dénudation totale. Très dépaysant, le style lyrique n'est pas étouffant et ce livre permet d'étudier le sentiment amoureux, la philosophie de vie même, sur l'élan grec et la tristesse. On comprend pourquoi ce livre enthousiasma un Jean Genet.
Tristesse approchée dans les "Nouvelles nourritures" avec un sérieux presque "conceptuel", mais plus élaboré que dans le premier livre. Ici, Gide n'hésite pas à utiliser des rencontres, des souvenirs, et remplace Nathanaël par "camarade", mais il y a en-deçà une critique du communisme et surtout une critique de la mélancolie. Avec ce passage mémorable entre tous : "Notre littérature, et singulièrement la romantique, a louangé, cultivé, propagé la tristesse ; et non point cette tristesse active et résolue qui précipite l'homme aux actions les plus glorieuses ; mais une sorte d'état flasque de l'âme, qu'on appelait mélancolie, qui pâlissait avantageusement le front du poète et chargeait de nostalgie son regard. Il entrait là-dedans de la mode et de la complaisance. La joie paraissait vulgaire, signe d'une trop bonne et bête santé ; et le rire faisait grimacer le visage. La tristesse se réservait le privilège de la spiritualité, et, partant, de la profondeur. Pour moi, qui toujours préférai Bach et Mozart à Beethoven, je tiens pour impie le vers de Musset tant prôné : « Les plus désespérés sont les chants les plus beaux » et n'admets pas que l'homme sous les coups de l'adversité se laisse abattre. Oui, je sais qu'il entre là-dedans plus de résolution que d'abandon au naturel. Je sais que Prométhée souffre, enchaîné sur le Caucase, et que le Christ meurt crucifié, l'un et l'autre pour avoir aimé les hommes. Je sais que, seul parmi les demi-dieux, Hercule garde sur son front le souci d'avoir triomphé des monstres, des hydres, de toutes ces forces affreuses qui maintenaient l'humanité courbée. Je sais qu'il est bien des dragons à vaincre, encore et peut-être toujours. Mais il y a, dans le renoncement à la joie, de la faillite et comme une sorte d'abdication, de lâcheté. Que l'homme, jusqu'à aujourd'hui n'ait pu s'élever au bien-être, celui même qui permet le bonheur, qu'aux dépens des autres, qu'en installant sur eux, voilà ce que nous ne devons plus admettre. Je n'admets pas davantage que le grand nombre doive renoncer sur cette terre à ce bonheur qui naît naturellement de l'harmonie." Il y a la tristesse active, grecque, c'est par exemple celle que l'on retrouve dans la musique afro-américaine - et il y a la tristesse auto-contemplative, presque morbide, sorte de suicide de l'âme qui font brûler les coeurs brisés des fanatiques de Mylène Farmer ou de Saez sans oublier Musset. La corde qu'on retire contre la corde qu'on se met. Pour en finir avec les "snif snif" ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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