Psychonet.fr
Si l'étymologie du mot «euthanasie» est simple: «une mort douce et sans souffrance», son application l'est moins. Marie de Hennezel souhaite justement distinguer la mort humaine accompagnée dans l'amour et le respect, avec l'aide d'une médicamentation si besoin est, d'une fin de vie précipitée et médicalisée.
Jamais manichéenne, l'auteur montre bien les impasses dans lesquelles nous entraîne l'euthanasie à tout va ou l'accompagnement irresponsable d'une personne qui souffre : l'anonymat (entrer sans frapper dans la chambre d'un mourant, sans l'appeler par son prénom), le silence (ne plus s'adresser à l'agonisant) et aussi le choix, par les vivants, du moment de la mort. Surtout, elle nous rappelle que la spécificité de l'homme, c'est jusqu'à la fin sa capacité à parler, à échanger ou à se comprendre rien qu'en se touchant, qui fait toute la différence. Pour celui qui s'en va, comme pour celui qui reste, ce qui demeurera toujours, ce sont les derniers mots chuchotés. --Psychonet.fr
Un mot de l'éditeur
Alors que le Comité consultatif d'éthique vient de se prononcer, Marie de Hennezel donne une autre dimension au débat sur l'euthanasie.