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Nouvelle Economie, nouveau mythe ? [Broché]

Jean Gadrey

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Descriptions du produit

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Prometteuse, la nouvelle économie, avec son potentiel de croissance, de gains de productivité et de création d'emplois ? Prudence, nous répond l'économiste Jean Gadrey, qui tempère l'enthousiasme excessif des journalistes, hommes politiques ou économistes qui surestiment largement les effets de la diffusion des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Mais l'auteur va plus loin dans sa mise en garde. "La nouvelle économie est une mythologie néo-techno-libérale qui met en avant, de façon très sélective, certaines caractéristiques du mode de fonctionnement de l'économie américaine" : flexibilité et dualisme du marché du travail, dérégulation des marchés, nouveau mode de gouvernance des entreprises fondé sur la valorisation financière. Comment pourrions-nous accepter un tel modèle social ? Les discours vantant les mérites de la nouvelle économie légitiment en réalité un libéralisme débridé qu'il faut combattre. L'auteur plaide ainsi pour l'invention d'un projet de société alternatif qui réhabiliterait le rôle de l'État et des acteurs sociaux face à la toute puissance des marchés.

Un autre regard, critique et parfois pessimiste, sur les mutations économiques actuelles. --Gery Dumoulin

La Vie Financière

Nombre d'auteurs qui avaient encensé la nouvelle économie ont aujourd'hui tourné casaque et certains écrivent même le contraire de ce qu'ils s'efforçaient de démontrer il y a peu de temps encore. Ce n'est pas le cas de Jean Gadrey. La première édition de son ouvrage a été publiée à la fin de l'été 2000 et il mettait déjà en garde les défenseurs inconditionnels d'une révolution technologique et financière qui ne serait qu'une « bulle ». L'optimisme délirant qui régnait alors, avec des indices boursiers qui grimpaient à vue d'oeil, ne lui fit pas rencontrer grand écho. Aujourd'hui, changement de décor. La mise à jour de son ouvrage s'imposait. Et l'auteur sort du bois, reconnaissant lui-même qu'on l'invite plus volontiers à en parler : « Je deviens plus fréquentable », écrit--il. Il n'est pas enchanté pour autant d'avoir eu partiellement raison : « D'autres échecs, concernant d'autres grands symboles du mythe de la nouvelle économie vont vraisemblablement survenir en 2OO1, ce qui ne me réjouit nullement : une chose est la satisfaction de voir globalement confirmé un diagnostic, une autre est d'applaudir à des échecs personnels, à des licenciements et à des souffrances que l'on aurait pu en partie éviter. » Quant aux marchés financiers liés à la nouvelle économie, l'auteur se fait le chantre d'un « principe de prudence » et préconise une taxation régulée par des institutions internationales. --Gérard Négréanu-- --Ce texte fait référence à l'édition Poche .

L'Entreprise

Critique de la nouvelle pensée unique
Professeur d'économie à l'université de Lille-I, Jean Gadrey démonte un à un les ressorts de ce nouveau mythe qu'est la nouvelle économie. Car, là où d'autres crient à la révolution industrielle et culturelle, l'auteur voit surtout à l'oeuvre un " néolibéralisme high-tech " qui, à partir de quelques exemples frappants, prétend extrapoler un modèle économique.
Autrement dit, un discours d'hommes politiques et de journalistes, servant de " légitimation publique " à Bill Gates et consorts, et qui ne passe pas l'épreuve des faits. Car ce que Jean Gadrey retient surtout des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC), c'est qu'elles créent finalement moins d'emplois que les secteurs traditionnels comme la restauration. Leur impact sur la productivité est aussi modeste. En outre, elles ne réduisent ni les écarts sociaux ni le fossé Nord-Sud : " Le courrier électronique ne remplace pas les vaccins ", écrit l'auteur, après avoir souligné les problèmes d'analphabétisme et d'infrastructure des pays en voie de développement.
Pis, la nouvelle économie emprunte ses modes de gestion aux grandes entreprises privées avec l'instauration officielle de la flexibilité et le règne de marchés financiers débarrassés des contraintes publiques. En clair, Jean Gadrey lance un appel afin de développer des indicateurs pour mesurer l'apport réel des NTIC et, surtout, pour promouvoir d'urgence les contre-modèles d'une société de services solidaire et humaniste. --Sylvain Seyrig--

Idées clés, par Business Digest

Signataire de l’"appel des économistes contre la pensée unique", l’auteur analyse et soumet à la critique les principales caractéristiques du "nouveau modèle". Il avance des "principes de prudence" permettant de prévenir les écueils dont il est porteur. L’action publique aurait d’autres missions que de susciter la confiance des investisseurs en se livrant à une surenchère d’avantages fiscaux et de mesures de réduction du coût de travail, laissant les réseaux de la technologie et de la finance décider de notre sort. Elle tiendrait les facteurs économiques et technologiques non pas pour des lois de la nature incontournables mais pour des ressources mises au service du développement social et humain.

Quatrième de couverture

Nouvelle économie, nouvelle croissance, nouvelles technologies, nouveaux marchés, nouveaux emplois... Aurions-nous enfin conquis l'Eldorado ? L'examen des chiffres et des modèles de la nouvelle économie devrait pourtant nous inciter à plus de prudence. Ainsi, personne ne relève les statistiques tronquées concernant la croissance de l'emploi, ni ne s'avise de ce que la « nouvelle » économie n'est qu'un avatar du libéralisme, construite selon les mêmes règles et soumise aux mêmes aléas. L'enthousiasme militant et la désinformation masquent les véritables enjeux des mutations que Vivent nos sociétés : voulons-nous soumettre l'organisation du travail et la mondialisation de l'économie aux réseaux de la technologie et de la finance, et les laisser décider de notre sort ? Pour Jean Gadrey, c'est à l'action publique qu'il revient d'élaborer les mesures qui préviendront les risques sociaux de la dérégulation des marchés et de la nouvelle gouvernance des entreprises. --Ce texte fait référence à l'édition Poche .

L'auteur vu par l'éditeur

Jean Gadrey est professeur d'économie à l'université de Lille-I. Auteur d'une quinzaine d'ouvrages consacrés aux services et à L emploi, il préside la formation « commerce-services » du Conseil national de l'information statistique. Il est signataire de « L'appel des économistes contre la pensée unique ». --Ce texte fait référence à l'édition Poche .
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