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Commentaires client les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Quand je suis mort,
Par Alexis Bidault "Ex-Cowboy" (Tours, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Now We Can See (CD)
Les Thermals sont un groupe de Portland, Oregon, qu'on pourrait sans doute qualifier de punk rock, surtout si l'on s'en réfère à leur album précédent, l'enragé The Body The Blood The Machine.Sur ce nouvel opus Hutch Harris (guitare, chant) et Kathy Foster (basse, batterie), qui incarnent les Thermals en studio, calment un peu le jeu, ravalent leur colère, lèvent le pied et livrent une dizaine de chansons à propos de l'amour, de la mort, de la maladie et de la mer. Les paroles sont suffisamment mystérieuses, mais pas trop quand même, pour attirer notre attention durablement sans nous rebuter. Quant à la musique, si elle s'aventure encore de temps en temps sur les rives d'un rock électrique énervé ('When i died', 'when i was afraid', 'we were sick'), elle se risque souvent à ralentir le tempo et baisser le volume pour lorgner vers un certain classicisme rock non dénué pourtant d'originalité. Ceci en partie grâce à la voix singulière du chanteur Hutch Harris, mais aussi à l'excellente qualité générale des compositions, qui ne se révèle qu'après plusieurs écoutes. Ainsi, même en partie dénudées, ces chansons conservent une intensité et une force de conviction rares qui les démarque nettement des milliers de chansons du même genre composées chaque seconde par des groupes dans leur garage. Now We can See, le premier single, ainsi qu'I Let It Go ou I Call Out Your Name, instantanés accrocheurs mais durables, pourraient devenir des hits indé scandés en choeur lors des concerts ou être recyclés prochainement dans une série ou émission télé à la mode. At The Bottom Of The Sea, fausse ballade qui doit renoncer à quiétude initiale, ravagé par une tempête dévastatrice, montre, exemple parmi d'autres, que le groupe est parfaitement maitre de la dynamique de ses morceaux et sait leur insuffler passion et force à partir de trois fois rien, ces ingrédients rebattus du rock, une batterie, une voix, des guitares, une ligne de basse qui serpente. Si deux chansons me paraissent nettement en dessous du lot (Liquid In Liquid Out et You Dissolve), l'album est dans l'ensemble d'une très haute tenue et ses titres s'incrustent durablement dans notre mémoire. Jamais le risque n'a recours à l'esbroufe. Il reste toujours fidèle à une seule ligne de conduite, à savoir : les chansons avant tout. D'ailleurs, les sessions acoustiques dont les liens sont accessibles sur leur site officiel démontrent que réduites à leur plus simple expression, les chansons demeurent relativement remarquables. S'il n'intéressera guère les auditeurs à la recherche de (fris)sons inédits et encore moins les adeptes du vernis brillant, Now We Can See est une nouvelle preuve que tout n'a pas été dit dans le cadre restrictif de ce bon vieux rock qu'on a proclamé mort plus souvent qu'à son tour mais qui se révèle encore en 2009 bien vivant. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Une vraie raison de se réjouir...,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Now We Can See (CD)
Je connais une vraie raison de se réjouir, à une époque où on se demande à nouveau où peut aller le rock'n'roll après une nouvelle décennie brillante : The Thermals. Car The Thermals jouent du punk rock US des plus classiques, c'est-à-dire engendré par l'explosion londonienne de 1977 (riffs cinglants, mélodies accrocheuses, intensité du chant), puis revisité depuis 30 ans par la psyché américaine (Pixies, Nirvana, Weezer, un peu de tout ça)... mais le résultat dépasse toutes nos attentes : il y a dans ce "now we can see" assez renversant un mélange de conviction et de profondeur qui hisse clairement The Thermals au dessus du lot. Sur des airs irrésistibles (faciles à mémoriser et à reprendre en ch½ur), Hutch Harris chante des paroles régulièrement poignantes sur des sujets suffisamment universels (la vie la mort, ce genre de choses, mais aussi la gueule de bois...) pour qu'ils ne soient pas prétentieux, tel un jeune Dylan du début du XXIe siècle. Ce n'est pas rien !
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