| |||||||||||||||
Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés associés par les clients à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Cliquez sur un mot-clé pour trouver les produits, discussions et clients qui y sont associés.
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
L'art de la fugue,
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nuage rouge (Broché)
Christian Gailly est un virtuose du pince-sans-rire. Le héros de Nuage rouge aurait plutôt de quoi s'apitoyer sur son état, et apitoyer le lecteur par la même occasion. Eh bien, comme pour chaque récit de Gailly, nous voilà embarqué dans une fugue - au sens musical du terme - tragique et drôle tant Gailly sait faire surgir l'humour des situations les plus embarrassantes, les plus ordinaires, et relancer la phrase et le récit en véritable compositeur.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Fumons le calumet,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nuage rouge (Broché)
Pour Christian Gailly tout est prétexte à musique. Manquait-il des castrats à son répertoire? Qu'à cela ne tienne. Voici l'histoire d'un violeur qui se fait sectionner, par sa victime, ce qu'on a ôté aux castrats. Et même plus. Le narrateur de Nuage rouge en profite pour évoquer ce qui différencie les hautes-contre des contre-ténors. Ce narrateur a lui-même une façon d'émettre des sons très particulière: il est bègue. Enfin, il ne l'est plus depuis le choc que lui a causé le spectacle du bas-ventre ensanglanté de son ami. Cet ami paie donc très cher l'ignominie commise sur la jeune femme qui, tombée en panne d'essence, avait accepté d'être véhiculée par lui.La mutilatrice disparaît. Jusqu'au jour où un témoin la reconnaît à la télévision: elle travaille dans un musée de Copenhague. Le violeur, qui se sent aussi coupable que coupé, prie l'ex-bègue d'aller lui dire ses regrets. Et son amour. Et pour cela, l'ex-bègue se rend dans le pays de la petite sirène qui, pour avoir voulu perdre sa queue, avait aussi perdu... sa voix, en s'étant laissé trancher la langue. «Quand je l'ai connue, confesse le narrateur, je me suis mis à rouler pour moi.» Or, nul ne saurait remplacer dans le c½ur de cette Danoise son défunt mari, officier de marine français. L'ex-bègue tente quand même sa chance... Quand, de retour auprès de l'infirme, il lui dit la vérité, celui-ci s'estime trahi. Et il demande à son ami de l'aider à se suicider. Mais, à traître, traître et demi... Tout cela finira mal. Condensé de la sorte, le roman de Christian Gailly semble difficile à suivre. Il ne l'est nullement. Dans cette histoire, qui mentionne Vertigo de Hitchcock, on retrouve avec délice la prestesse de l'auteur, sa manière d'interpeller le lecteur ou l'éditeur, ou de faire, au sujet d'un rouge-gorge, un clin d'½il à l'oiseau qui ouvre à coups d'ailes un de ses autres romans. Et l'on se régale de considérations profondes. Ainsi: «C'est dur de vivre avec un bègue. On ne peut pas se disputer. J'insultais encore mais très difficilement. Autant se taire. Faire de soi une espèce de muet. J'ai fait de moi un auditeur libre.» Le titre, Nuage rouge, est le nom d'un Peau-Rouge auquel pense le narrateur quand on lui parle du «visage rouge» de la castratrice, barbouillée du sang de son violeur. L'on peut soi-même penser à un texte d'Yves Bonnefoy où il est question d'un vol d'oiseau, d'un sacrifice, et d'une «masse pourpre qui a jeté sa semence» à propos d'un tableau de Mondrian intitulé... «Le nuage rouge». Vertige des coïncidences... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4.0 étoiles sur 5
Un polar mystique,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nuage rouge (Broché)
Un homme roule sur un chemin, tard en soirée. Tout à coup, il croise la voiture d'un de ses amis. Au volant, une femme, inconnue. Aucune trace de son ami, ni à l'avant, ni à l'arrière. Un détail choque : la femme qui conduit a l'air hagard et le visage plein de traces rouges. Son ami sera retrouvé par lui mais, pour cet ami, rien ne pourra plus jamais être comme avant. Il le charge alors de retrouver cette femme que, malgré les circonstances que vous découvrirez, il aime follement. A cette quête substitutive s'adjoindra bientôt un amour par transfert pour une femme mystérieuse et qui joue au chat et à la souris avec ces deux hommes, tout le monde dissimulant sur ce qu'il sait, croit savoir ou fait semblant de savoir.Avec une écriture très incisive, résolument moderne, insérée dans de courts chapitres qui donnent un rythme de polar mystique à ce roman assez novateur, Christian Gailly nous interpelle sur la fidélité en amitié et en amour. Jusqu'où accepter d'aller par souci de l'autre et a-t-on le droit de sacrifier une relation à une autre, par lassitude, dévotion ou par souci du bien-être d'un tiers ? Dans cette quête assez alambiquée de l'autre se joue une petite poésie faite de répétitions volontaires et qui rendent le temps qui s'écoule plus dense, plus structuré. Il s'en dégage aussi un humour un peu décalant et qui prête à sourire. De nombreuses surprises nous attendent au détour des chapitres tenant le lecteur en haleine jusqu'au bout. Une assez belle réussite sans toutefois en faire un texte fondateur. Il y a de la marge' Publié aux Editions de Minuit ' 191 pages retrouvez mes notes de lecture sur [...] Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
|
|