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Beck Album vinyle
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Page Artiste Beck

Discographie

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Biographie

Bek David Campbell, dit Beck Hansen, dit Beck, voit le jour le 8 juillet 1970, à Los Angeles (Californie).

Son père, David Campbell, d'origine canadienne, est chef d'orchestre, et arrangeur pour cordes. Quant à sa mère, Bibbe Hansen, Norvégienne, elle est aux très riches heures de la Factory d'Andy Warhol (au milieu des années soixante), danseuse de la troupe, alors qu'elle est simplement âgée de… Plus de détails sur la Page Artiste Beck

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Détails sur le produit

  • Album vinyle (13 juillet 2000)
  • Nombre de disques: 1
  • Label: Simply Vinyl
  • ASIN : B00004WOIF
  • Autres versions : CD  |  Téléchargement MP3
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Descriptions du produit

Un Essentiel Amazon.fr

Le touche-à-tout de génie délaisse le bricolage et passe la vitesse supérieure. Beck ne veut pas se laisser enfermer dans l'image de fainéant-traîne-les-pieds que le succès de "Loser" lui avait collée sur le dos. D'entrée, avec "Devil's Haircut" et son intro samplée sur les Them de Van Morrison, il annonce la couleur : ça va chauffer ! Son de guitare saturée façon sixties, batterie groove, cassures rythmiques surprises, sons de synthés désuets : Odelayest un disque énergique et dansant, enregistré par les producteurs des Beastie Boys ; un disque qui ne se prend pas au sérieux mais visite tout de même quelques pans magnifiques de la musique américaine puisqu'on y croise aussi bien Charlie Haden, le célèbre contrebassiste de jazz, que l'allumé Jon Spencer, un sample hip-hop de Mantronix ou Greg Leisz, grand joueur de pedal steel, instrument country par excellence. Beck a le sens du collage et du mélange des genres mais il n'y glisse pas d'ironie facile. Toutes les musiques se valent quand elles font danser et procurent du bonheur. --Hubert Deshouse

Critique

Les critiques ont salué d’un jet de fiel la sortie de Mellow Gold (1994), n’y décryptant que la faconde d’un fabriquant de hit, unique qui plus est (« Loser »). Comme tout artiste majeur, Beck s’est empressé de ne pas les écouter, produisant coup sur coup, et pour des labels indépendants, comme l’autorise son contrat d’artiste, un disque de noise (Stereopathic Soulmanure), et une production, en souvenir d’un récent séjour à Washington, franchement axée sur ses racines folk (One Foot In The Grave).

Puis, il a sifflé la fin de la récréation, optant dans Odelay pour une synthèse identique aux aventures précédentes de ses goûts et couleurs, mais dans la même chanson. Ainsi, prenant l’exact contre-pied de l’ensemble de ses confères du rock alternatif et indépendant américain (on définit un nouveau dogme, et on s’y tient, le petit doigt sur la couture du pantalon), il s’attache à débuter une chanson (« Where It’s At », par exemple), par quelques lampées de soul, indexées sur un jazz ancestral, puis de les faire suivre par un durcissement hérité du funk, et un achèvement en apothéose rap.

Ainsi, on pourra, à l’instar de certains grands magasins, trouver de tout chez Beck (de la country avec « Lord Only Knows », du folk dans « Ramshackle », ou du rock, à travers « Novacane »). La saveur du projet reste, bien évidemment, que, par sa fulgurance, et son intensité, ces chansons n’appartiennent qu’à Beck, et à lui seul.

Produit par The Dust Brothers, ces John King et Mike Simpson qui savent s’atteler aux disques historiques (Paul’s Boutique des Beastie Boys), aux productions anecdotiques (Hanson), ou aux ultimes déflagrations (les Rolling Stones de Bridges To Babylon), Odelay accueille quelques prestigieux invités, comme Charlie Haden, c'est-à-dire l’un des plus grands contrebassistes de l’histoire du jazz.

Entraînée par cinq singles héroïques, l’entreprise se verra gratifiée de deux Grammy Awards, dont celui de la meilleure chanson de l’année (pour « Where It’s At »), et celui de meilleur album de rock alternatif de l’année. Accessoirement, l’ensemble se vendra à deux millions d’exemplaires.

En 2008, Odelay connaît une nouvelle vie et reconnaissance par le biais d'une plantureuse réédition en format Deluxe, comprenant un deuxième CD de titres rares ou inédits.



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5.0 étoiles sur 5 Bricoleur de génie, 14 janvier 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Odelay (CD)
C'est le meilleur qualificatif pour ce gringalet, ce blanc-beck, ce ptit blond qu'un berçage trop près du mur a surement rendu maniaque du son. Si Mellow Gold, son précédent opus, était plutot sombre, vulgaire et (volontairement) brouillon dans son mixage, Odelay joue la carte du son parfait, des samples à ne plus savoir qu'en faire, et enfin d'un eclectisme jamais atteint depuis la consecration des Beastie Boys et de leur Licensed To Ill. La voix grave de Beck sait faire beaucoup de chose, que ce soit du rap énervé (Novocane), du chant pop 70's (Devil's Haircut, The New Pollution) ou du blues à la Dylan (Hotwax). Les bases de la musique contemporaine se retrouvent toutes dans cette album, qui m'apparait comme le meilleur de Beck (après Midnite Vultures, coup de coeur perso).
A acheter les yeux bandés, ça oui.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Extraordinaire fusion de genres : un régal rafraîchissant de chansons bricolées., 3 décembre 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Odelay (CD)
Odelay marque incontestablement la période la plus féconde en matière de création du prodige blondinet californien. Beck y explore une multitude de directions avec une agaçante facilité : ici, quasiment tous les styles admis de la musique depuis sa création y sont mélangés, absorbés et digérés, avec un dynamisme saisissant. Grâce à Odelay, Beck révolutionne carrément le rock : celui-ci devra désormais prendre en compte blues, rap, folk, pop, jazz, techno, musique industrielle, funk, metal, new-wave, country, bossa, krautrock, et même R&B (probablement en raison de la participation des Dust Brothers à la production - on se rappellera d'ailleurs de leur travail pour les Beastie Boys, qui dix ans plus tôt avaient effectué un exercice similaire très réussi, Licensed to Ill, curieux mélange de rap, hip-hop et rock).
Le plus déconcertant dans Odelay, c'est avant tout cette insolente facilité qu'a Beck de fusionner différents genres (et jamais les mêmes!) à l'intérieur de chaque piste : blues et hip-hop pour « Hotwax », rock furieux et easy-listening pour « Devil's Haircut » (tiré d'un morceau de Them de 1966), jazz et techno pour « The New Pollution »... Le tout entre agréables sons vintage et modernisme déroutant.
Cette importante prise de risques artistique est avec Odelay totalement concluante : le mélange des genres fait mouche presqu'à chaque fois (il y a bien sûr quelques plantages par ci-par là, largement excusés grâce aux nombreuses perles du disque...) et il se dégage d'Odelay une sautillante insouciance qui donne du baume au coeur.
Finalement, Odelay est tellement déconcertant, absorbe et digère tellement de choses, qu'en écoutant la suite de l'oeuvre de Beck, on a cette terrible sensation que tout est déjà en friche ici. Beck est-il allé trop vite et trop loin avec l'OVNI qu'est Odelay ?
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