Quelle drôle d'idée de se débaptiser/rebaptiser ainsi alors que l'on constitue le noyau principal d'une des formations de musique progressive les plus talentueuses des glorieuses 70's, j'ai nommé les mythiques HAPPY THE MAN. Il faut avouer que ce groupe culte n'a malheureusement jamais eu droit à la notoriété que leur talent aurait du leur apporter et ont disparu avant même la publication de leur 3ème album déjà composé, mais nous étions en plein tsunami punk auquel peu de merveilles 70's ont survécu. Pourtant Frank WYATT et Stan WHITTAKER nous avaient fait la surprise de réapparaitre en 2004 sous leur patronyme original avec un superbe album égal en style et en qualité avec leurs productions antérieures
The Muse Awakens. Quoi qu'il en soit, ce nouvel opus reste tout-à-fait dans ce même style inimitable que l'on reconnait sans mal très proche du Canterbury (Caravan, Hatfield & the North...) bien que les protagonistes soient américains. On retrouve ces compositions raffinées discrètement jazzy (même si la guitare de Whittaker nous ramène périodiquement vers des rivages plus rock) avec ces boucles de claviers enivrantes, ces arpèges de guitare enveloppants, ces soli virtuoses de moog, de sax ou de guitare électrique créant une musique tantôt légère et aérienne, tantôt intense et pénétrante. S'il fallait noter une évolution dans la musique de HAPPY THE MAN/OBLIVION SUN, on soulignerait la présence de guitares parfois plus mordantes que précédemment, des riffs plus agressifs.Toujours est-il que c'est un grand plaisir de retrouver nos deux acolytes virtuoses ex-HAPPY THE MAN manifestement en pleine forme et n'ayant rien perdu de leur créativité.