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Commentaires client les plus utiles
23 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
très sombres errances.,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Obscurite du dehors (l') (Poche)
Le paradoxe du titre traduit bien l'ambiance générale de ce court, mais très intense et fort, roman. Tout est très sombre ici:il y a les deux personnages principaux frustes, à peu près illettrés, vivant dans la misère la plus noire, l'isolement, et la crasse qui, l'un suivant l'autre vont partir vers des quêtes qui ne seront que des errances inutiles et même nuisibles. Les personnages secondaires, rencontrés par chacun d'eux lors de leurs recherches montrent cette même misère absolue. Et, toujours présente, il y a la mort, personnifiée par ces trois personnages récurrents, à la violence gratuite, à la limite de l'humain, et qui ne laissent sur leur chemin qu'horreur et destruction. Le paysage aussi est totalement partie prenante de cette noirceur mortifère: toujours hostile, noir, inquiétant. Dans ce roman la nature ne protège pas l'homme, bien au contraire, elle contribue à sa perte. Tout est noir, tout est mort, pas d'horizon, pas d'espoir, pas d'avenir.
Roman d'une très grande force, dont la noirceur vous pèse encore bien après l'avoir refermé. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
La même route ?,
Par Laure (Sarthe, France) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TOP 50 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'obscurité du dehors (Broché)
C'est l'histoire terrible et sombre d'un inceste et d'une quête éperdue à travers un paysage quasi apocalyptique (déjà, en 1968, on avait la même atmosphère de désolation et d'obscurité que dans La route). Rinthy Holme est sur le point d'accoucher, seule dans leur cabane au fond des bois loin de tout voisinage, et elle demande à son frère Culla d'aller chercher la sage-femme. Celui-ci refuse, car cela ferait jaser. On comprend vite la situation d'inceste et l'on assiste horrifié à l'accouchement difficile et solitaire de la jeune femme (quelle force narrative dans le récit de McCarthy !) Epuisée elle s'endort et son frère part abandonner le bébé dans les bois, à son réveil il lui annoncera qu'il était mort. Mais ne retrouvant pas son corps, elle est persuadée qu'il l'a donné à ce colporteur qui passait parfois et qui est passé ce jour-là.
Rinthy n'aura de cesse de retrouver son bébé alors que Culla fuit de son côté. Quelle horreur et quel talent se dégagent à la fois de ce roman profondément noir de McCarthy ! Dans ces bois opaques et denses, au milieu de nulle part, des êtres miséreux et parfois difformes errent en n'ayant pour communication que la violence et la barbarie. Alternant la narration de la quête de Rinthy et du parcours de Culla, on assiste à des scènes presque surréalistes d'une noirceur éprouvante, se demandant quelle sera la chute et si la lumière sera à l'orée du bois. McCarthy traduit à merveille dans son écriture la pauvreté matérielle et intellectuelle de ces hommes, et multiplie les références bibliques, le Bien et le Mal, le péché originel, le mensonge, l'expiation. Un roman sans espoir mais dont la force montre à quel point Cormac McCarthy est - vraiment - un grand écrivain. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Noir, c'est clair.,
Par Chtikili (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Obscurite du dehors (l') (Poche)
A mon avis le plus sombre des livres de McCarthy, bien plus encore que La Route, et, toujours à mon humble avis, mieux écrit que ce dernier. Plus sombre car dans tous ses autres romans (sauf peut-être Méridien de Sang) l'énergie de la vie est toujours présente, sous différentes formes : ramper jusqu'à l'eau, regarder un loup dans les yeux ou même violer une pastèque, mais dans L'Obscurité du dehors, non. Rien. Les cavaliers de l'apocalypse passent et rien ne pousse sous les sabots de leurs chevaux.
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