Ca commence comme ça, on entend cette guitare et batterie qui travaillent ensemble un rythme, comme un tribal du futur. Après, vient l'onde de choc, tout rentre ensemble, et on se dit, pouah ça y est c'est parti. Une suite de morceaux qui mêlent mélodies, harmonies, et brutalité s'ensuit. Des fois on penserait presque au son du clavier d'un hacker quand le généreux (de ventre) Dino balance ses riffs syncopés. Le son est tout simplement énorme, ça fait partie de leur univers (un son propre, identifiable, comme Type O Negative par ex). Alors on a droit à aller plus avant dans leur univers inquiétant, fait d'un futur qui exacerbe la folie de notre monde actuel, nourris qu'ils sont de la bonne SF d'avant garde. Sur le second morceau, on entend une contrebasse, et le contraste organique/synthétique s'y exprime à merveille. Arrive, un peu plus loin, le somptueux "Descent", mélodie superbe, voix imparable de pureté. On s'enfonce de titre en titre, avec à chaque fois des surprises sonores, pour ce groupe qui va chercher dans d'autres genres de musique comme la techno pour faire des amenées en puissance. DU genre je te filtre un filtre, je le monte pendant quelques tournes, et quand je lâche la sauce, vous ne pourrez pas résister à sauter partout. Tout s'enchaîne sans le moindre mal, j'aime plus certains morceaux que d'autres. L'album ne souffre pas une seconde de la comparaison de son grand frère, non, c'est un fier cadet. Le morceau final est l'apothéose, on comprend toute la dimension du chant, sur une musique orchestrale. Choix étonnant pour ce groupe qui voulait montrer l'étendu de son imagination. A ceux qui ont vu le film "Avalon", n'avez vous jamais imaginé entendre "Timelessness" dans une séquence de cet halluciné d'Oshii? Bref, un album qui ne sera jamais obsolète.