Sur cet album, The Mars Volta calme nettement le jeu, surtout comparé au précédent (The Bedlam in Goliath). Les compositions sont moins alambiquées qu'auparavant et le tempo global est lent, mélodique et aérien (exception faite de "Cotopaxi" qui a au contraire un rythme effréné). Cedric a abandonné la déformation de sa voix et nous livre une prestation plus proche des débuts du groupe.
Les titres sont plus directs, on ne trouve pas de longs passages instrumentaux et/ou psychédéliques, leur construction est plus "classique". Après la violence du Bedlam in Goliath, c'est finalement à un album très reposant que l'on est confronté. C'est efficace et réussi, mais certains y garderont un goût de pas assez. En effet, individuellement, les morceaux d'Octahedron n'ont pas la portée d'un "Televators" (De-Loused in the Comatorium) ou encore de "Miranda That Ghost Just isn't Holy Anymore" et "The Widow" (Frances the Mute). Néanmoins, ils sont du même acabit et sont plus facilement "abordables".
Pour les habitués du groupe, attendez-vous à des morceaux dans la veine de ceux cités ci-dessus rassemblés sur un seul album. Pour ceux qui ne connaissent pas, ces 50 minutes de calme représentent une belle entrée en matière grâce à leur agencement plus accessible que ce que le groupe a pu faire par le passé.