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Commentaires client les plus utiles
13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Bricoleur de génie,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Odelay (CD)
C'est le meilleur qualificatif pour ce gringalet, ce blanc-beck, ce ptit blond qu'un berçage trop près du mur a surement rendu maniaque du son. Si Mellow Gold, son précédent opus, était plutot sombre, vulgaire et (volontairement) brouillon dans son mixage, Odelay joue la carte du son parfait, des samples à ne plus savoir qu'en faire, et enfin d'un eclectisme jamais atteint depuis la consecration des Beastie Boys et de leur Licensed To Ill. La voix grave de Beck sait faire beaucoup de chose, que ce soit du rap énervé (Novocane), du chant pop 70's (Devil's Haircut, The New Pollution) ou du blues à la Dylan (Hotwax). Les bases de la musique contemporaine se retrouvent toutes dans cette album, qui m'apparait comme le meilleur de Beck (après Midnite Vultures, coup de coeur perso).A acheter les yeux bandés, ça oui. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Extraordinaire fusion de genres : un régal rafraîchissant de chansons bricolées.,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Odelay (CD)
Odelay marque incontestablement la période la plus féconde en matière de création du prodige blondinet californien. Beck y explore une multitude de directions avec une agaçante facilité : ici, quasiment tous les styles admis de la musique depuis sa création y sont mélangés, absorbés et digérés, avec un dynamisme saisissant. Grâce à Odelay, Beck révolutionne carrément le rock : celui-ci devra désormais prendre en compte blues, rap, folk, pop, jazz, techno, musique industrielle, funk, metal, new-wave, country, bossa, krautrock, et même R&B (probablement en raison de la participation des Dust Brothers à la production - on se rappellera d'ailleurs de leur travail pour les Beastie Boys, qui dix ans plus tôt avaient effectué un exercice similaire très réussi, Licensed to Ill, curieux mélange de rap, hip-hop et rock).Le plus déconcertant dans Odelay, c'est avant tout cette insolente facilité qu'a Beck de fusionner différents genres (et jamais les mêmes!) à l'intérieur de chaque piste : blues et hip-hop pour « Hotwax », rock furieux et easy-listening pour « Devil's Haircut » (tiré d'un morceau de Them de 1966), jazz et techno pour « The New Pollution »... Le tout entre agréables sons vintage et modernisme déroutant. Cette importante prise de risques artistique est avec Odelay totalement concluante : le mélange des genres fait mouche presqu'à chaque fois (il y a bien sûr quelques plantages par ci-par là, largement excusés grâce aux nombreuses perles du disque...) et il se dégage d'Odelay une sautillante insouciance qui donne du baume au coeur. Finalement, Odelay est tellement déconcertant, absorbe et digère tellement de choses, qu'en écoutant la suite de l'oeuvre de Beck, on a cette terrible sensation que tout est déjà en friche ici. Beck est-il allé trop vite et trop loin avec l'OVNI qu'est Odelay ? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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