21 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un chef d'oeuvre méconnu de la pop anglaise, 19 mars 2001
Ce commentaire fait référence à cette édition : Odessey & Oracle (CD)
Odessey and Oracle est un petit bijou. Les Zombies ont, étrangement, connus un succés post-mortem avec le splendide "Time of the Season" aux intonations soul (présent sur cet album). Mais le talent du goupe déborde largement de la catégorie "groupe à single" dans laquelle on les place trop souvent. Odessey and Oracle le démontre largement. Les compositions s'envolent vers les plus haut sommets de la pop music. Parfaitment calibrées, avec des descentes mélodiques et des changements d'accords qui rappellent souvent le meilleur des Beatles, les chansons de cet album sont de celles qu'on qualifie d'intemporelles. Des harmonies vocales au cordeau soutiennent la voix chaude et si particulière de Colin Bluntstone. La basse ronronne et sautille gaiement. Les meilleurs moments du disque sont "Care of Cell 44", brillante chanson pop profondemment anglaise, ou "Friends of mine", sémillante et guillerette pièce. Les morceaux plus mélancoliques n'en sont pas moin splendides : "A Rose for Emily" est d'une subtilité et d'une delicatesse rare, et "This will be our year" et sa fanfare est tout simplement splendide. Parfois appelé le "Pet Sounds" anglais, Odessey and Oracles se rapproche en effet de cet obelisque musical par la perfection et la finesse de ses compositions et de ses orchestrations. Les Zombies réalisent avec leur ultime album un concentré de naïveté, de fraicheur et de génie musical indispensable.
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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un vrai miracle, 9 septembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Odessey & Oracle (CD)
Attention, Odessey And Oracle est un disque qui ne laisse pas indemne. Véritable merveille de pop baroque et mélodique il est en tout point parfait et touche plusieurs fois au sublime... Particulièrement sur "Hang Up On A Dream", incroyable ballade désabusée où guitares délicates et choeurs s'entremelent à l'infini. Sans doute le meilleur groupe du style avec Love et Left Banke. Indispensable.
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15 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Trésor caché ?, 15 février 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Odessey & Oracle (CD)
Penchons-nous sur le cas des Zombies, et de leur mythique Odessey & Oracle, dont la cote a atteint des sommets inouïs en ces pages, la plupart des commentaires se résumant à d'excessifs panégyriques.
Tout d'abord, cet album, et le groupe plus généralement, ne sont pas réellement oubliés. Leurs premiers singles ont connu de belles carrières dans les charts anglais et US, et Time Of The Season, que j'ai entendu sur la bande-son d'un épisode de Friends, s'est propulsé n°1 des classements en 1969 (à la même époque, l'unique single des géniaux Rotary Connection se classait 96ème pendant 2 semaines… mésaventure dont Free Design, Eternity's Children, Euphoria et beaucoup d'autres… ont également été les victimes)
Et la musique dans tout ça ? Soyons honnêtes et objectifs : c'est assez inégal. Clairement, la musique des Zombies est géniale quand Colin Blunstone – un des plus délicats falsettos de la pop music, à peine troublé par un voile d'une délicieuse raucité – interprète les titres écrits par Rod Argent : Care Of Cell 44, Rose For Emily et Hung Up On A Dream sont d'authentiques chefs-d'œuvre servis par des mélodies indiscutables et des déluges d'harmonies radieuses, et si l'on devine ici ou là les grosses ficelles (couplets en "question - réponse", refrains, ponts… qui se succèdent de façon parfois systématique), on a effectivement affaire à quelques-unes des plus belles pièces de pop orchestrale de l'époque.
Mais le talent de Chris White, le deuxième songwriter du groupe, est un peu plus aléatoire : si This Will Be Our Year et Friends of Mine (avec son intro chipée au Wishyouawish des curieusement négligés Hollies) sont indéniablement les meilleures contributions de ce dernier, Maybe After He's Gone, Brief Candles sont moins convaincantes, avec leurs vocaux mal assurés et les mélodies qui se cherchent. Mais la "palme" revient sans peine au très laborieux Butcher's Tale (que la maison de disques, décidément peu inspirée, avait décidé de sortir en single !) où le pauvre Chris White chante presque faux, et manque littéralement de s'étouffer dans l'ascension du refrain !! Puis l'album se clôt avec le tube Time Of The Season, qui en dépit de ses nombreuses qualités, me laisse malgré tout un goût amer tant certains passages sonnent comme une relecture habilement déguisée de Stand By Me, le chef-d'œuvre scintillant de Ben E. King : percussions organiques, ligne de basse, mélodie, les ressemblances sont surprenantes !
Un album qui possède donc de très bons moments, quoiqu'un peu surestimé, et qui peut constituer une excellente introduction à la découverte de tous ces albums plus ou moins oubliés de cette période dorée de la musique.
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