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Commentaires client les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Folie nostalgique,
Par mil_marche "mil_marche" (Lausanne (Suisse)) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Odilon Verjus, Tome 7 : Folies Zeppelin (Broché)
Les auteurs nous avaient deja gâté de 6 tomes burlesques des aventures hautes en couleur d'Odilon Verjus, curé dejanté, poivrot et au verbe fruité flanqué de son disciple, ancien aviateur ayant pris la soutane. Cette fois-ci, c'est sur un zeppelin, accompagnée de la sublime Baker, que notre fine équipe croise le fer avec la folie nazie.
Mal en pris les auteurs tant une BD qui se veut décalée, pétaradante et légère ne prête pas aux réglements de compte d'après guerre. L'Allemagne nazie en prend plein son sifflet ce qui, passé l'essentiel du livret, laisse un goût amer, comme si l'histoire avait besoin qu'on la relise, encore et encore en y réglant des comptes dèjà soldés. Dommage. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Meurtres dans les nuages,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Odilon Verjus, Tome 7 : Folies Zeppelin (Broché)
L'intrigue est originale. Un an ou deux avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, plusieurs nazis se font assassiner l'un après l'autre à bord d'un Zeppelin qui vole vers le Brésil. Qui est l'assassin ? Odilon Verjus et Laurent de Boismenu, porteurs d'un message que le Saint-Siège destine au gouvernement brésilien, se lancent à la recherche du tueur, à travers les salons du dirigeable, dans les coursives, et même à la surface de la toile gonflée à l'hydrogène. Mais l'écrivain Agatha Christie fait aussi partie du voyage. Les moments où nous la voyons développer ses déductions devant son cercle d'admirateurs composent, étape par étape, un pastiche désopilant de ses romans.
Pourtant les dialogues n'ont pas toujours la légèreté du Zeppelin. Dans la planche 19, Odilon Verjus dit d'une passagère qui vient d'être assassinée : « Elle n'a pas dû quitter sa cabine depuis longtemps, son Mein Kampf est encore tiède ! » Réplique savoureuse, un peu cynique et très pince-sans-rire. Le Yann des années 1980 s'en serait tenu là. Malheureusement, depuis quelques années, pour empêcher que se rééditent les erreurs d'interprétation auxquelles ont donné lieu certaines de ses oeuvres antérieures, Yann se sent obligé d'expliciter ses intentions et de baliser son ironie. Nous lisons donc, dans les deux bulles qui succèdent à celle que je viens de citer, ce petit dialogue entre une femme de chambre et notre solide Odilon : « C'est atroce ! - Infect, en effet ! Beurk ! » Or les sentiments réels d'Odilon Verjus à l'égard d'Hitler et de ses partisans, nous les connaissons bien. La manière dont il prend la défense de Joséphine Baker révèle sans la moindre ambiguïté son antinazisme foncier et spontané. La précision qu'apporte la bulle ajoutée n'est pas plus utile qu'elle n'est amusante. Autre point faible de cet album : l'anachronisme consistant à donner à Agatha Christie sa tête de vieille dame, alors qu'au moment où l'intrigue est située l'écrivain britannique avait juste cinquante ans. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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