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Il y a Oumn Hamida, la marieuse, et sa fille Hamida, séductrice et provocante ; il y a aussi Al Helou, le petit coiffeur qui rêve d'une vie ailleurs, le cafetier Karcha, homosexuel et fumeur de hachisch dont les frasques rythment le quotidien des habitants, les jeunes, les vieux, le boulanger et le philosophe, le faiseur d'infirmes et le maquereau. Bref, tous les habitants de l'impasse avec leurs vices et leur grandeur, comme autant de tableaux juxtaposés qui ne cessent de se croiser, de se rencontrer, de se quitter et de se retrouver. On a beaucoup parlé de naturalisme pour définir l'uvre de Naguib Mahfouz, prix Nobel de littérature en 1988. Celui que l'on surnomme "le Zola du Nil", transcrit avec un talent inégalable la mutation sociale de l'Egypte à travers l'expérience vécue et réelle de ses personnages. Une mutation qui couvre un demi-siècle : de l'élimination du roi Farouk à l'évacuation des derniers Anglais.
Dans Passage des miracles, Mahfouz brosse avec brio le portrait d'une société cadenassée, frustrée et bouillonnante de désirs impossibles à travers une galerie de personnages attachants et inoubliables. Il décrit avec verve et fluidité, grâce à l'admirable traduction d'Antoine Cottin, une jeune génération qui rêve de frasques, de paillettes et de plaisirs. Et restitue enfin dans toute sa splendeur une société et son époque. --Flore de Lesquen-- --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Présentation de l'éditeur
C'est à l'heure de la Seconde Guerre mondiale, sur fond d'occupation anglaise, la vie du petit peuple du Caire : la marieuse, le cafetier, le faiseur d'infirmes, le dentiste voleur d'or, le souteneur et sa proie, la belle Hamida.
Les Fils De La Médina
Roman traduit de l'arabe (Égypte) par Jean-Patrick Guillaume, préface de Jacques Berque.
Toujours interdit par la censure égyptienne, le grand roman de Naguib Mahfouz lui a valu l'hostilité des milieux extrémistes. Une parabole de l'Histoire sainte des trois religions abrahamiques où les prophètes et les grands personnages sont "réincarnés" dans le peuple du Caire.
Le Voleur Et Les Chiens
Roman traduit de l'arabe (Égypte) par Khaled Osman
"L'opportunisme et l'hypocrisie, l'absence de respect humain que comporte l'ambition tant politique que sociale et, surtout, la trahison, qu'elle soit idéologique ou sentimentale, tels sont les comportements que décrit et dénonce ce roman. Sobriété et dépouillement y sont les marques de la révolte." Nada Tomiche (« le Monde diplomatique »)
Le Mendiant
Roman traduit de l'arabe (Égypte) par Mohamed Chairet
Omar al-Hamzâwi, célèbre avocat cairote de quarante-cinq ans, marié et père de deux filles, est soudainement atteint d'asthénie. Il vit désormais prostré, insensible au monde qui l'entoure, et il finit par se réfugier dans une petite cabane, s'abandonnant à ses hallucinations mystiques, jusqu'au jour où...
Les milles et une nuits
Roman traduit de l'arabe (Égypte) par Mana Baaklini-Laurens
Ravi par les histoires que Schéhérazade lui a racontées pendant mille et une nuits, le sultan Schahriar décide de la garder comme épouse... Il fallait toute la verve de Naguib Mahfouz pour prolonger ainsi les Mille et Une Nuits en une succession vertigineuse de faits divers où s'abolissent les frontières entre le rêve et la réalité, la folie et la sagesse, le bien et le mal.