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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : On The Border (CD)
CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST NOVEMBRE 1979 N°136 Page 61/623° Album 1974 33T Réf : Asylum WEA 43005 "On The Border" (à la frontière) est on ne peut mieux nommé. Il s'agit en effet d'un album-charnière, où les Eagles, comme des funambules se balançant sur le fil de leurs tentations musicales, hésitent entre différents territoires musicaux, y poussent tout à tour de petites incursions, mais ne se décident jamais. Première hésitation, historique celle-là : ils commencent à enregistrer avec Glyn Johns, fidèles à leurs habitudes, mettent en boîte "You Never Cry Like A Lover" et "The Best Of My Love", qui seront d'ailleurs deux succès phénoménaux, puis se décident que les habitudes endorment la créativité, et rompent avec Glyn Johns pour retrouver les USA et se confier (pour toujours) au meilleur des producteurs américains actuels, le sorcier de Miami Bill Szymczyk. La seconde hésitation, musicale, est plus conséquente : l'album est en effet tiraillé entre trois tendances, et les Eagles sinuent au milieu de ces appétits divergents, ne sachant trop à quel rock se vouer. Sur "Desperado", ils avaient réalisé un rock tonitruant, "Ouf Of Control", qui leur avait donné des fourmis dans les jambes. Sous l'impulsion de Frey et Henley, "On The Border" plonge donc, par trois fois, dans les fournaises rock'n'rolliennes, avec "Already Gone", "James Dean" et "Good Day in Hell", trois brûlots éblouissants qui démontrent que les Eagles savent être de furieux rockers. Sur ces morceaux, Don Felder fait une entrée remarquée avec sa guitare goudronneuse. Mais Leadon et Meisner entendent persévérer dans la voie du country majeur de "Desperado", avec le traditionnel et banjoïsant "Midnight Flyer", avec "Myman" ou "O1'55". Dans les boots du vacher, les Eagles ne sont pas mal non plus, c'est l'évidence. Et une troisième tendance se fait jour, plus californienne celle-là, avec un rock adouci entraînant de jolies chansons aux refrains destinés à enchanter les radios (ce qu'ils font), telles "You Never Cry Like A Lover", "Is It True" et surtout l'énorme tube "The Best Of My Love". Eagles inaugurait là une ère assez triste de la musique californienne, qui passa des fièvres psychédéliques aux romances sucrées pour FM, mais avec un brio au-dessus de tout reproche. Enfin, il y avait ce "On The Border", carrément noir, qui vampirisait le rhythm'n'blues et donnait à entendre que les Eagles pourraient bien devenir les princes des discothèques. Bref, "On The Border" filait dans tous les sens à la fois, sans faille aucune, le groupe se montrant suprêmement à l'aise dans chacun des registres. A l'heure actuelle, il est certain que ce sont les Eagles rockers qui plaisent le plus dans ce disque versatile d'un groupe né du country rock qui sentait la fin de cette musique et se cherchait à tout prix un renouvellement, un avenir. Evidemment, à faire mouche sur toutes ces cibles à la fois, les Aigles de "On The Border" connurent un succès colossal en cette année 1975 : premier disque de platine du groupe (les deux premiers, seulement dorés, en profitèrent pour se faire aux aussi recouvrir de platine) ; "The Best Of My Love" reçoit récompense sur récompense : American Music Award, le prestigieux "Songwriters'Award" de Nashville, équivalent des Oscars du cinéma. Ce disque qui couvrait en fait toute la palette de la musique américaine de l'époque sacra les Eagles comme groupe n° 1 aux USA, car synthèse admirable de tout. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Agréable mais peut mieux faire...,
Par JEAN-CLAUDE "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : On The Border (CD)
On The Border est l'album qui vient après Desperado qui a fait un carton. Eagles est devenu très populaire mais il lui faut une aeuvre supplémentaire pour avoir la reconnaissance internationale. On The Border va lui en donner l'opportunité en 1974. Quelques tensions se font jour et c'est Glyn Johns, leur producteur depuis le début qui va en faire les frais, viré par le groupe pour avoir voulu cantonner Eagles dans le seul registre country qui lui collait alors à la peau, alors que Frey et Henley pensaient plutôt que la musique du groupe avait besoin d'un bon coup de pied au cul. Ils voulaient prendre une orientation plus rock, en fait. Le guitariste Don Felder s'est alors invité dans le team pour en devenir le cinquième aigle (sur la pochette il figure comme Late Arrival mais ne pose pas sur le poster glissé avec le vinyle de l'époque). De coloration country-rock, On The Border est devenu plus pop, plus musclé, ne contient pas de mauvais titres, mais pour la reconnaissance internationale, il lui faudra encore attendre un peu. Toutefois, il renferme des morceaux de qualité comme Midnight Flyer et de supers moments (On The Border, les ballades The Best Of My Love et You Never Cry Like A Lover co-signées Frey/Henley, Already Gone, Ol' 55 repris de Tom Waits, qui est dans la même maison de disque). La guitare magistrale du nouvel entrant Don Felder fait des siennes sur Already Gone et Good Day In Hell. Il peut désormais revendiquer le statut de cinquième Eagles. The Best Of My Love atteindra le top des charts et l'album deviendra disque de platine, mais je reste toutefois sur ma faim. Dans l'ensemble, On The Border est plutôt agréable, réussi dans la nouvelle orientation musicale prise, mais les Eagles nous habitueront encore à beaucoup mieux.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
BACK TO L.A.,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : On The Border (CD)
Comment faire mieux que "Desperado" ?En l'absence de réponse, le groupe va tenter d'établir un compromis entre la simplicité du premier album et l'ambition du second. Les Eagles repartent à Londres pour commencer donc les séances de leur troisième album "On The Border". Mais les choses tournent mal. Le producteur Glyn Johns pense que les Eagles sont incapables de faire du rock et veut les confiner uniquement dans un registre de ballades Country Rock. Le groupe reprend ses guitares et rentre à L.A. avec uniquement deux chansons de terminées, "The Best Of My Love" et "You Never Cry Like A Lover", deux superbes ballades co-signées par Henley et Frey avec l'aide de JD Souther. C'est avec Bill Szymczyk que les Eagles terminent l'album. Un disque parfait où la tendance bluegrass de Bernie Leadon fait bon ménage avec le rock plus musclé de Glenn Frey. C'est d'ailleurs sur ce disque qu'apparait pour la première fois le guitariste Don FELDER . En effet, les Eagles, en quête d'un son plus heavy, voulaient un vrai guitariste soliste et contrairement aux apparences, c'est Bernie Leadon qui a eu l'idée d'enrôler Felder. Après deux parties de guitare magistrale sur "Already Gone" et "Good Day In Hell", Don Felder devient le cinquième Aigle. Avec l'immense succès du single "Best Of My Love" qui atteint le top des charts, l'album deviendra vite disque de platine et imposera le groupe de part et d'autre de l'Atlantique. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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