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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Inclassable,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : On The Corner (CD)
En plein c½ur de sa période électrique, après les déjà révolutionnaires In a silent way et Bitches brew, Miles Davis trouve le moyen de surprendre une fois de plus avec cet album inclassable, sorti en 1972, qui n'est pas du jazz classique, ni du jazz-rock comme l'était Bitches brew ou plus encore A tribute to Jack Johnson. On cite toujours à son propos les influences de Sly Stone, le roi de la soul et du funk à cette époque, et Stockhausen, compositeur expérimental défrichant les terres encore largement incultes de la musique électronique.Bien que la pochette originale ne contienne volontairement aucune indication sur le personnel (lacune comblée sur la réédition en CD), comme sur les albums précédents, on entend qu'il y a ici pléthore de musiciens : trois batteurs, deux guitaristes, trois claviers, deux bassistes, qui jouent ensemble, auquel on ajoute quelques instruments orientaux : sitar, tabla - ensemble qui donne bien sûr à la structure sonore une épaisseur qui ne laisse guère la place au vide. De fidèles compagnons de route : John Mac Laughlin, Chick Corea, Herbie Hancock surtout, membre du second quintet dans les années 60. La rythmique évolue lentement, paraît même répétitive, au point qu'on pourrait croire entendre des boucles lancinantes et hypnotiques. On assiste aux premières apparitions de la pédale wah-wah branchée sur la trompette qui peut ainsi rivaliser de stridences avec les guitares électriques. Jamais on n'a sans doute pu se rendre compte avec autant d'évidence à quel point la musique de Miles Davis était tournée, non pas tant vers la recherche de mélodies originales, que vers la construction d'un espace sonore, habité de manière prépondérante par les percussions et les basses, et lieu d'expérimentations en tout genre. Près de quarante ans après, on n'en revient toujours pas... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Jazz fusion ou fusion du Jazz ?,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : On The Corner (CD)
Cet album - comme son nom l'indique - se savoure et s'apprécie aussi instantanément qu'une bouteille qu'on ouvrirait pour une bonne occasion. 'Pop' tel le bouchon de champagne, 'Pop' comme les bulles de gaité qui remontent à la surface et nous inondent de plaisir et de légèreté. Ce n'est certes pas l'un des plus grands albums que Miles aie produit, mais il est intéressant tant par sa variété que par sa spontanéité et le peps qu'il dégage.En résumé: un album varié et énergique à avoir dans sa discographie. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Magistral,
Par Barthel Damien "Rock Fanatic" (Menucourt, Fr) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : On The Corner (CD)
en 1972, On The Corner est un des sommets de Miles Davis, alors dans sa période jazz-fusion (jazz-rock). Enregistré avec la crème des musiciens jazz/fusion de l'époque (Bernie Maupin, Chick Corea, Herbie Hancock, John McLaughlin, Jack DeJohnette, Al Foster, Michael Henderson...), l'album offre 54 minutes de pur bonheur, une sorte de prolongement de Bitches Brew. Sous une pochette colorée. Et, bien entendu, le fidèle Teo Macero à la production. C'est clair, ce disque, s'il n'est pas aussi quintessentiel que Bitches Brew (le sommet absolu de Miles de cette période, et même de Miles en général pour moi), n'en demeure pas moins un de ses trois ou quatre essentiels de cette période (avec aussi In A Silent Way et Live-Evil). Allez, et je rajoute A Tribute To Jack Johnson pour faire un Top 5 !Faut être honnête, Miles nous régale avec ce On The Corner mythique (dont une édition collector 5 ou 6 CD est sortie il y à quelques années, objet collector de malade). Deux très longs morceaux (le premier, qui dure quasiment 20 minutes, et le dernier, qui, lui, dépasse les 23 minutes - à eux deux, ils auraient suffi à faire un disque de durée traditionnelle), deux autres de durée plus banale (moins de 8 minutes), pour, au final, 54 minutes, chose alors assez rare en vinyle (en moyenne, 40 minutes). Autant être franc, aucun rejet à faire, les musiciens assurent, l'ambiance est chaloupée, jazzy, vaudoue par moments, totalement tribale et trippante. Aucun ennui, à moins d'être totalement hermétique au jazz (les pauvres) ! Bref, On The Corner n'est pas un disque à mettre au coin, sauf peut-être en ce qui concerne sa pochette, bien dans la norme de son époque, mais quand même moins belle que les pochettes que Mati Klarwein avait faites pour Bitches Brew et Live-Evil. Mais elle reste assez fendarde, cette pochette, à l'image de l'album : débridé, déchaîné, libre. Grand disque de jazz ! Mention spéciale au court et fantastique Black Satin. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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