Ce livre n'est ni un roman, ni un récit, c'est une succession de phrases, de paragraphes qui parlent de la perception de soi, et des autres, des métamorphoses de la pensée. Nous suivons l'histoire de Monsieur T. et de sa famille ; nous suivons également l'histoire de cette femme de 39 ans, sans enfants, qui est sans doute Olivia Rosenthal, en filigrane, presque sans y toucher ; nous suivons l'histoire, enfin, de ce pauvre professeur Alzheimer, dont un collègue jaloux a volé le nom pour le donner à cette maladie, synonyme de sénilité avancée et de dégénérescence. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre, malgré, ou peut-être à cause, du sujet. Je vous le conseille, même si sa lecture nous demande, à nous aussi, de perdre quelques repères, ceux du parcours narratif ordinaire, un lâcher prise !