L'histoire est celle d'Arezou, une femme iranienne dont la vie est loin d'être simple : responsable d'une agence immobilière, Arezou doit subvenir aux besoins de sa famille et gérer les sautes d'humeur d'une mère acariâtre et d'une fille insupportable. Rien n'est au goût de la mère qui joue les grandes dames, tandis que la fille négocie tout à coup d' « achète-moi ci » et d' « achète-moi ça ». Entourée de quelques épaules fidèles, Arezou est dynamique et plutôt attachante, malgré une façon assez pessimiste d'aborder la vie, entre kilos en trop et manque de reconnaissance. Jusqu'au jour où elle rencontre Zardjou, un client agaçant qui devient en peu de temps un chevalier servant plutôt cocasse. Reste le poids des traditions. Sans parler de la réaction des proches d'Arezou qui, entre jalousie ou réprobation, risquent de ne pas lui faciliter les choses.
"On s'y fera" est à mes yeux un livre plaisant mais un peu léger. Beaucoup de personnages secondaires restent assez inconsistants comme Shirine, la meilleure amie, ou Nosrat, qui a toujours travaillé dans la famille d'Arezou. Les scènes se répètent, entre restaurants, goûters, trajets en voiture, visites de logements et papotage à l'agence. Pleine d'abnégation, Arezou est un personnage intéressant mais qui, malheureusement, tourne un peu en rond jusqu'à une fin laissant bien des questions en suspens.
Au final, ce roman est une fenêtre ouverte sur l'Iran et offre à ses lecteurs un agréable voyage, assez rapide et malheureusement quelque peu superficiel. Une lecture facile et dépaysante, donc!