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One Foot In The Grave
 
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One Foot In The Grave

Beck CD
4.3 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (3 commentaires client)
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Page Artiste Beck

Discographie

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Biographie

Bek David Campbell, dit Beck Hansen, dit Beck, voit le jour le 8 juillet 1970, à Los Angeles (Californie).

Son père, David Campbell, d'origine canadienne, est chef d'orchestre, et arrangeur pour cordes. Quant à sa mère, Bibbe Hansen, Norvégienne, elle est aux très riches heures de la Factory d'Andy Warhol (au milieu des années soixante), danseuse de la troupe, alors qu'elle est simplement âgée de… Plus de détails sur la Page Artiste Beck

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Détails sur le produit

  • CD (9 juin 2009)
  • Nombre de disques: 1
  • Label: Beggars Banquet
  • ASIN : B0027CSIVM
  • Autres éditions : CD  |  Cassette  |  Album vinyle  |  Téléchargement MP3
  • Moyenne des commentaires client : 4.3 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (3 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 50.756 en Musique (Voir les 100 premiers en Musique)
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 perle brute pour toutes les humeurs., 13 juin 2009
Par 
JanFeig "l'art met du salut" (France, 93) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : One foot in the Grave (CD)
Le disque le plus homogène de Beck, à l'heure blême où il n'avait pas grand-chose à perdre à jouer ces petites perles blues et punk. Son contrat chez Geffen ne le liait pas exclusivement à cette boîte, fait rare qu'il mettait à profit pour éditer ailleurs.
Dans « one foot in the grave », on est soufflé par la maturité de ses compositins et de sa maîtrise d'un rock n'roll / blues minimaliste enregistré avec du matériel de kitchenette. Le premier morceau, blues classique juste à la guitare, donne le ton. La suite lorgne sérieusement vers le punk, les balades ironiques, le teenage rock et le surf garage... mais sans effets, sans arrangements. Mélodies marquantes, énergie nonchalante, efficacité des compositions, ironie et hurlements.

Comme les actuels Jack White ou Cat Power (mais à l'époque où Jon Spencer proposait de redonner un second souffle au blues) ce gamin avait parfaitement intégré la musique de ses aînés et en recrachait sa version. En 1994 donc, il crachait cette quinzaine de chanson râpeuses qui sentent encore la lose et le désanchantement, la potacherie, l'alcool. L'autre Amérique. Celle de Skip James, de Neil Young, de John Lee Hooker.
Sinon, c'est aussi un des disques que j'écoute le plus régulièrement, portant toutes mes humeurs...
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4.0 étoiles sur 5 Reedition heureuse !, 9 janvier 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : One Foot In The Grave (CD)
Beck s'est pointé en 1994 et a cassé la baraque sur MTV avec le single loser et sa dégaîne de slacker folk à une époque où le grunge était encore à son apogée. Trop conscient du risque de voir ce succès devenir éphémère et retomber dans l'anonymat le plus total, Beck s'empresse de sortir de manière compulsive des albums jusqu'à sortir trois disques en 6 mois : le célèbre "Mellow Gold" en mars dans lequel on retrouve le tube Loser, le recueil de démos foutraque enregistrées entre '88 et '94 "Stereopathetic Soulmanure" en avril et l'un de ses albums les plus mésestimés "One Foot In the Grave" en août. Et si vous avez été comme moi un inconditionnel de cet album devenu aujourd'hui un des disques mythiques de l'indie-rock américain, vous vous réjouirez d'apprendre qu'une réédition copieuse de cette aeuvre de blues décharnée est aujourd'hui disponible avec pas moins de 16 titres inédits ou versions alternatives, dénichées dans le stock du blondinet après 2 ans de recherche. Enregistré en 1993 pour le label K Records en compagnie du patron de la maison Calvin Johnson et de la fine fleur du Dub Narcotic Studio, "One Foot In The Grave" est un disque sans âge d'un type de 23 ans qui chante d'une voix de vieux bluesman décrépi et joue avec une guitare désaccordée. Cette réédition nous permet de prolonger le plaisir par des morceaux tout aussi attachants que les titres présents dans la version initiale tout en ne dénaturant pas l'esprit de l'album. C'est un peu comme l'agréable impression de découvrir la face B d'un disque qu'on avait jusque là totalement occultée. Une réédition digne d'intérêt qui nous fait regretter amèrement le temps où Beck était plus "loser" que "fashion victim" et où il fréquentait plus souvent les sexshops que les séminaires scientologues.
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Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un pied dans la tombe, 14 octobre 2009
Par 
Alexis Bidault "Ex-Cowboy" (Tours, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : One Foot in the Grave (CD)
Avant de devenir une star interplanétaire dont la fadeur des disques récents n'a d'équivalent que celle des coquillettes sans sel, Beck était un jeune américain passionné de musique et de bricolage, dont l'ambition à court terme se limitait à enregistrer quelques disques avec ses copains. A une époque où ce n'était pas encore devenu le comble de la branchitude, il chantait la plupart de ses compositions accompagné seulement d'une guitare sèche cabossée et rouillée que rejoignaient parfois une batterie brinquebalante et une basse à une corde.

Ayant été enregistré sur le label K Records de Calvin Johnson, pas mal de chansons laissent une place de choix à la voix basse et caverneuse dudit Johnson que l'on avait découverte sur les disques de Beat Happening.

A cette époque, Beck enregistre tout ce qui lui passe par la tête, comme le mettent en lumière les 16 (!) chansons supplémentaires que l'on trouve sur l'édition Deluxe sortie récemment. Ce qui représente donc au total 32 morceaux.

A chacun de faire le tri, et de piocher à son gré parmi quelques blues éraillés qui donnent l'impression que leur chanteur a 1000 ans, et effectivement, déjà un pied dans la tombe, quelques saignées hardcore rigolardes et un peu niaises (les moments les plus faibles du disque), quelques majestueuses ballades humbles et inspirées, la liste est longue et ne saurait être décrite avec précision sans l'aide de très nombreux adjectifs et comparaisons hasardeuses.

La plupart des morceaux ne dépasse pas les deux minutes, comme des brouillons que leur auteur n'aurait pas voulu perfectionner plus, par paresse pure ou bien par peur d'enrayer leur fragile magie, de dépoussiérer jusqu'à rendre artificiel leur charme antique et d'écorner leur désarmante et touchante sincérité. Ce sont des chansons folk, populaires dans le bon sens du terme. Qu'on les apprécie à la première écoute, qu'on les oublie ou qu'on se surprenne encore à les fredonner dans sa cuisine 15 ans après leur découverte, on ressent la force vitale qui palpite dans ces haillons de morceaux sans domicile fixe, légers ou pesants, aux guitares et aux voix pas toujours très bien accordées, mais toujours visités par une grande sincérité et un vrai talent.

En dépit d'une nonchalance apparente, Beck écrit avec détachement et sans se prendre trop au sérieux, comme le faisait si bien Pavement dans ses grands jours, parmi les plus belles pages de la musique contemporaine américaine, en remettant au gout du jour et au centre de l'échiquier rock des genres alors devenus ringards : le folk, la country, le blues.

One Foot In The Grave ne vaut pas que pour ses intentions, ses partis pris de production, son aspect d'oeuvre bricolé entre copains, entre ironie et vantardise. Non, il recèle de vraies grandes chansons : la fulgurance mélodique de Cyanide Breath Mint, le poids des regrets de Outcome, la brillance déprimée de It's All In Your Mind, chef d'oeuvre enfin disponible en CD, I Get Lonesome, Hollow Log ou He's A Mighty Good Leader (de Skip James), vraies fausses antiquités qui ne sonnent jamais comme des pastiches.

One Foot In The Grave semble avoir été enregistré au grand air, au coin d'un feu de bois, au moment où les langues se délient et que les sentiments divers, frustration et espoirs, remontent à la surface, sans filtre. Témoignage d'un temps où Beck ne se prenait pas trop au sérieux, plaidoyer pour les musiques antiques contre le rock alternatif qui faisait rage à l'époque il fait partie avec les excellents Mellow Gold et Odelay (Edition limitée) de ses meilleurs albums.
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