Tony JAA est de retour après l'époustouflant Ong Bak et ses cascades démentes (et sans doublure). Mais, malgré le titre, Ong Bak 2 n'est pas une suite directe et transporte son action au XVème siècle.
Tony JAA, déjà acteur et chorégraphe, prend également en charge le poste de réalisateur.
Il nous offre une suite qui apparaît immédiatement plus pertinente sur un plan strictement cinématographique. Les décors sont naturels et cinégénique, la caméra plus ample et ambitieuse et l'histoire moins linéaire. L'ambiance est également travaillée avec soin pour composer un univers baroque et sombre, flirtant avec la dark fantasy.
Tony JAA apporte donc au métrage une mythologie et une vraie noirceur, rendant son propos beaucoup plus abouti que dans le premier volet.
En revanche, le film semble avoir été quelque peu « défiguré » (la responsabilité en revient-elle au remontage par EuropaCorp) en raison de quelques raccourcis narratifs déséquilibrant la dynamique du film.
Et côté « action », l'effet de surprise étant passé, cette « fausse » suite se regarde avec moins d'exaltation. Les combats sont moins percutant, mais ils restent, malgré tout, parmi les plus spectaculaires réalisés à ce jour. D'autant plus que Tony JAA ne reste pas centré sur le muay thaï, préférant se renouveler, en proposant une démonstration de différentes disciplines martiales, issues de tous les horizons (à mains nues ou avec armes).
En résumé : malgré quelques faiblesses sur le plan narratif, Ong Bak 2 reste un film impressionnant et indispensable pour tout amateur d'action et d'arts martiaux qui se respecte.
En attendant la sortie de Ong Bak 3 en France...