Présentation de l'éditeur
Il est ici question des rapports entre l'esprit et le monde physique et entre le mental et le cérébral : comment le monde des objets physiques est-il traduit dans le monde subjectif des entités mentales ? Avec "l'Ordre sensoriel", Hayek complète par ailleurs sa théorie sociale, fournissant en particulier une assise épistémologique solide à sa théorie des phénomènes complexes et à sa conception des limitations de la rationalité humaine.
Quatrième de couverture
Dès avant la guerre, Friedrich A. von Hayek, contre l'avis et l'engouement de la plupart des économistes de son temps, n'a cessé de s'opposer à toute forme de planification économique, convaincu qu'il était que nul ne peut disposer des connaissances nécessaires pour appréhender l'entière complexité d'un système économique et social. Avec L'Ordre sensoriel, paru en 1952, sa pensée socio-économique et sa pensée psychologique se rejoignent et se complètent l'esprit, tout comme le marché ou la société, sont des phénomènes d'une complexité telle qu'on ne peut espérer ni expliquer, ni planifier, ni prédire leur fonctionnement détaillé. Mais comment l'esprit émerge-t-il de la matière ? Quels sont les rapports entre l'esprit et le cerveau ? Comment, sur la base de l'ordre du monde physique, se construit un autre ordre, l'ordre sensoriel ? En répondant à ces questions, Hayek édifie une théorie de l'esprit qui, en s'inspirant des grands représentants de la psychophysiologie d'avant 1914 (en particulier Ernst Mach) et des psychologues de la gestalt, anticipe de plusieurs décennies quelques-uns des développements les plus importants des sciences cognitives contemporaines : les différentes théories de l'identité esprit-cerveau, le fonctionnalisme, et surtout le modèle d'explication des phénomènes mentaux aujourd'hui le plus novateur dans les neurosciences, le connexionisme.
