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4.0 étoiles sur 5
LA RENCONTRE DE BLACK SABBATH ET YES !,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Orexis Of Death & Live (CD)
Découvert en 1972 par Tony Iommi, le guitariste de Black Sabbath, qui devient leur manager, Necromandus est un groupe anglais originaire du Cumberland, au nord-ouest de l'Angleterre à la frontière de l'Ecosse. Protégés de Black Sabbath, ils font leur première partie en 1973, obtiennent un contrat avec le label Vertigo mais l'album ne paraîtra jamais. Après une parution cd en 1999 et en 2005,l'album est réédité aujourd'hui par Lee Dorrian, du groupe Cathedral et patron du label Rise Above records, consacré au Doom métal. Le disque studio est augmenté d'un disque live enregistré au Casino de Blackpool en 1973 qu'il faut prendre comme un document car le son est très moyen (mais la prestation très bonne). La filiation Black Sabbath, musicalement pas si évidente, est à chercher peut-être du côté du chanteur Bill Branch qui évoque parfois Ozzy Osbourne («Mogidisimo») car ce qui est plus probant ici, c'est la couleur «rock-progressif» très marquée (complexité des breaks et des riffs , changements de tempos ) si bien que la presse anglaise de l'époque évoqua «la rencontre de Black Sabbath et de Yes». Cette rencontre improbable, on la remarque sur leur meilleur titre «Orexis Of Death» (sur lequel joue Tony Iommi) et sur d'autres morceaux («Nightjar», «A Black Solitude», «Still Born Beauty») sur lesquels les musiciens, jeunes mais talentueux, s'annonçaient très prometteurs (sur le live, l'excellente partie de guitare de «Gypsy Dancer» ). Loin d'être un clone de Black Sabbath, car ils ne possèdent pas le riff sépulcral et la lourdeur hantée de leurs aînés, la musique du groupe est plus proche de May Blitz ou de Wishbone Ash en plus rugueux et en moins cristallin, à cause de leur couleur progressive. C'est pour cette raison que je ne conseillerai pas ce disque aux fans purs et durs de Black Sabbath mais plutôt aux amateurs de raretés et de curiosités 70's et aux fans de «heavy rock progressif». Epilogue: Trop absorbé par Black Sabbath qui, en 1973, est une attraction majeure et tourne énormément en Amérique, Tony Iommi, délaisse ses protégés. Le départ de leur guitariste Barry Dunnery achève de détruire moralement les membres du groupe qui se séparent frustrés et déçus de n'avoir pas vu leur projet d'album aboutir.
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